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Oiseaux (aux)

Larchey, 1865 : Très-bien.

Il est meublé aux oiseaux.

(Balzac)

Pour exprimer qu’un homme est très-bien fait, qu’une femme est très-belle, on dit qu’ils sont aux oiseaux.

(1808, d’Hautel)

Oiseau : Triste personnage. V. d’Hautel.

Minute ! quel est c’t oiseau-là ?

(Léonard, parodie, 1863)

Oiseau fatal : Corbeau (Vidocq). — On sait que le corbeau est pour le peuple un mauvais présage.

Rigaud, 1881 : Parfait, très soigné. Est-ce une allusion, au célèbre couvent des Oiseaux où les demoiselles du meilleur monde, c’est-à-dire du monde le plus riche, reçoivent une éducation soignée ?

France, 1907 : Très bien, excellent.

— Laissez-vous faire, Mam’zelle, je vous arrangerais cela aux oiseaux.

(Les Joyeusetés du régiment)

Sophie

France, 1907 : Menstrues ; à cette époque, la femme est obligée de faire sa Sophie. On dit voir Sophie.

— Viens-tu ? — Non, pas ce soir, je vois Sophie.

(Dialogues de la rue)

France, 1907 : Prude. Faire sa Sophie, prendre des airs de prude ; s’effaroucher pour des vétilles.

— Que ces demoiselles du couvent des Oiseaux fassent donc un peu moins leur Sophie avant le mariage et qu’elles soient un peu moins rosses après. C’est la grâce que je leur souhaite.

(Jean Deslilas)

D’abord ej’comprends pas qu’on s’gène
Ej’suis ami d’la liberté,
J’fais pas ma Sophie, mon Ugène,
Quand ej’pète, ej’dis : j’ai pété.

(A. Bruant)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique