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Archisuppôt de l’argot

France, 1907 : Haut dignitaire de l’ancienne truanderie.

Les archisuppôts sont ceux que les Grecs appellent philosophes, les Hébreux scribes, les Latins sages, les Égyptiens prophètes, les Indiens gymnosophistes, les Assyriens chaldéens, les Gaulois druides, les Perses mages, les Français docteurs. En un mot, ce sont les plus savants, les plus habiles marpeaux de toutine l’argot, qui sont des écoliers débauchés, et quelques ratichons, de ces coureurs qui enseignent le jargon à rouscailler bigorne, qui ôtent, retranchent et réforment l’argot ainsi qu’ils veulent, et ont aussi puissance de trucher sur le toutine sans ficher quelque floutière.

(Langage de l’argot réformé)

Arnaud

Rossignol, 1901 : Être en colère ; celui qui n’est pas content est arnaud.

France, 1907 : Débauché, coureur de filles. Dans le patois méridional, un chat est appelé arnaud.

Attabler (s’)

d’Hautel, 1808 : Se mettre à table dans le dessein d’y demeurer long-temps. Ce verbe ne s’emploie que par mépris, en parlant des godailleurs, des coureurs de cabarets.

Badouillard

Larchey, 1865 : « Pour être badouillard, il fallait passer trois ou quatre nuits au bal, déjeuner toute la journée et courir en costume de masque dans tous les cafés du quartier latin jusqu’à minuit. »

(Privat d’Anglemont)

Badouiller : Faire le badouillard.
Badouillerie : Art de badouiller.

La Badouillerie est la mort des sociétés de tempérance.

(1844, Cat. poissard)

Delvau, 1866 : s. m. Coureur de bals masqués, — dans l’argot des étudiants du temps de Louis-Philippe. Le type a disparu, mais le mot est resté.

Rigaud, 1881 : Viveur, épicurien, ami des plaisirs, de la bonne chère et des bals publics. Le Badouillard, une des nombreuses incarnations du Bousingot, s’est épanoui de 1840 à 1860. La société des Badouillards fut, dans le principe, composée d’étudiants. Pour faire partie de cette société, il fallait subir honorablement certaines épreuves. Il y avait celle du dîner, de l’ingurgitation du Champagne, du punch et des liqueurs fortes, de l’engueulement, du duel, des nuits passées, du bal. Celui qui sortait triomphant de cette série d’épreuves, dont la santé et souvent la raison étaient les enjeux, celui-là était proclamé : « Badouillard. »

Le foyer de l’Opéra était envahi par une multitude de charmants cureurs d’égouts, de délicieux badouillards.

(Musée Philipon, les bals masqués)

Grande charte des badouillards. Art. 2. — Tout badouillard qui ne sera pas ivre en entrant au bal, sera privé de ses droits civils.

(Physiologie du Carnaval, 1842)

Bastringuer

d’Hautel, 1808 : Dérivé de Bastringue. Courir les bals ; hanter les mauvais lieux ; mener une vie libertine et débauchée ; gobelotter, siroter ; faire débauche de vin.

Rigaud, 1881 : Danser, courir les bals. — Bastringueur, bastringueuse, coureur, coureuse de bals publics.

Bastringueur

d’Hautel, 1808 : Homme de mauvaise vie ; coureur de cabarets ; qui fréquente les bastringues.

Batteur

d’Hautel, 1808 : Terme de mépris ; bretteur, spadassin ; homme hargneux et querelleur ; vaurien qui cherche continuellement noise à ceux qui lui sont inférieurs en force.
Batteur de pavé. Vagabond, qui passe son temps et sa vie à rôder.

un détenu, 1846 : Un désœuvré, fainéant, tapageur, coureur des rues.

Halbert, 1849 : Menteur.

Delvau, 1866 : s. m. Menteur ; fourbe. C’est plus spécialement le tiers qui bat comtois pour lever le pante.

Boutmy, 1883 : s. m. Qui fait des mensonges, des battages.

La Rue, 1894 : Menteur. Escroc. Normand.

France, 1907 : Enjôleur.

France, 1907 : Menteur ; argot des voleurs.

— Parbleu ! tu dois faire tes chopins à la sourdine.
— Pas du tout.
— Tu n’affures rien ?
— Ma solde me suffit.
— Batteur !
— Je suis nourri, habillé, blanchi ; je ne manque de rien.
— Pourtant, il y a ici des grinches.
— N’y en a-t-il pas partout ?

(Marc Mario et Louis Launay, Vidocq)

Batteur d’antif, voleur qui amorce les pantes par son bagout ; argot des prisons. Batteur de flanche, fainéant.

Même aux yeux du peuple qui l’aime,
Il passe un peu pour une flemme,
Gouapeur moins homme que gamin,
Artisse, quoi ! batteur de flanche,
Cheveux trop bouclés, peau trop blanche,
Main trop propre, et poil dans la main.

(Jean Richepin)

Bonisseur

Delvau, 1866 : s. m. Celui qui fait l’annonce, le boniment. Argot des saltimbanques.

Rigaud, 1881 : Pitre chargé du boniment. — Candidat à la députation en tournée électorale.

La Rue, 1894 : Discoureur. Celui qui fait le boniment dans les foires.

Hayard, 1907 : Parade de forain, beau parleur.

France, 1907 : Faiseur de boniments, menteur, avocat.

Un accusé fait de grands frais d’imagination pour convaincre le tribunal de sa prétendue innocence. — Pourquoi mentir, lui demande doucement le président, n’avez-vous pas un avocat ?

(Triboulet)

Bonisseur de la batte, témoin à décharge (batte, apocope de batterie, mensonge).

Bordelier

Delvau, 1866 : s. et adj. Homme qui se plaît dans le libertinage. Le mot a plus de cinq cents ans de noblesse populaire, ainsi que cela résulte de cette citation du Roman de la Rose :

Li aultre en seront difamé,
Ribaut et bordelier clamé.

France, 1907 : Coureur de bordels. Ce mot se trouve déjà dans le Roman de la Rose, ce qui lui donne plus de cinq cents ans d’existence.

Boucaneur

Delvau, 1866 : s. et adj. Qui se débauche et hante les mauvais lieux.

Rigaud, 1881 : Pilier de lieux de débauche, celui qui se plaît au milieu du vacarme. Boucanière, au féminin.

France, 1907 : Coureur de femmes, le bouc étant l’emblème de la luxure.

Boxonneur

Delvau, 1864 : Coureur de bordels.

Chaud

d’Hautel, 1808 : Plâtre-chaud. Sobriquet injurieux que l’on donne à un maçon qui ne sait pas son métier ; à un architecte ignorant.
Jouer à la main chaude. Au propre, mettre une main derrière son dos, comme au jeu de la main chaude. Le peuple, dans les temps orageux de la révolution, disoit, en parlant des nombreuses victimes que l’on conduisoit à la guillotine, les mains liées derrière le dos, ils vont jouer à la main chaude, etc.
C’est tout chaud tout bouillant. Pour dire que quelque chose qui doit être mangé chaud est bon à prendre. On dit aussi d’un homme qui est venu d’un air empressé et triomphant annoncer quelque mauvaise nouvelle, qu’Il est venu tout chaud tout bouillant annoncer cet évènement.
Chaud comme braise.
Ardent, bouillant, fougueux et passionné.
Tomber de fièvre en chaud mal. C’est-à-dire, d’un évènement malheureux dans un plus malheureux encore.
Avoir la tête chaude. Être impétueux, et sujet à se laisser emporter à la colère.
On dit, par exagération, d’une chambre ou la chaleur est excessive, qu’Il y fait chaud comme dans un four.
Il fait bon et chaud.
Pour dire que la chaleur est très-forte. Voy. Bon.
Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. C’est-à-dire, pousser vivement une affaire quand l’occasion est favorable.
À la chaude. Dans le premier transport.
Cela ne fait ni chaud ni froid. C’est-à-dire, n’influe en rien, n’importe nullement.
La donner bien chaude. Exagérer un malheur, donner l’alarme pour une un événement de peu d’importance, faire une fausse peur.
Si vous n’avez rien de plus chaud, vous n’avez que faire de souffler. Se dit à quelqu’un qui se flatte de vaines espérances, qui se nourrit d’idées chimériques.
Il n’a rien eu de plus chaud que de venir m’apprendre cet accident. Pour, il est venu avec empressement, d’un air moqueur et joyeux m’annoncer cet accident.

Larchey, 1865 : Coureur de belles, homme ardent et résolu. — Autrefois on disait chaud lancier :

Le chaud lancier a repris Son Altesse royale.

(Courrier burlesque, 2e p., 1650)

Delvau, 1866 : adj. et s. Rusé, habile, — dans l’argot du peuple, assez cautus. Être chaud. Se défier. Il l’a chaud. C’est un malin qui entend bien ses intérêts.

Delvau, 1866 : adj. Cher, d’un prix élevé.

La Rue, 1894 : Dangereux. Passionné. Se tenir chaud, être sur ses gardes.

France, 1907 : Rusé, malin. Se dit aussi pour un homme porté à l’amour ; on ajoute alors souvent : de la pince. Henri IV était très chaud de la pince. Ce n’est jamais un mal, si c’est parfois un danger. Dans le même sens, chaud lancier.

Chauffeur

Larchey, 1865 : Courtisan.

C’est l’officier, le chauffeur de la petite.

(Id.)

Larchey, 1865 : Homme d’entrain.

C’était un bon enfant… un vrai chauffeur !

(H. Monnier)

Delvau, 1866 : s. et adj. Hâbleur, blagueur.

Delvau, 1866 : s. m. Homme de complexion amoureuse. Se dit aussi de tout homme qui amène la gaieté avec lui.

France, 1907 : Coureur de femmes. Hâbleur ou encore gai compagnon.

Courasson

France, 1907 : Coureur de filles. Cette épithète familière est généralement précédée l’adjectif vieux.

Coureur

Delvau, 1864 : Libertin, — parce qu’il court après toutes les femmes, comme un chien après toutes les chiennes.

Delvau, 1866 : s. m. Libertin, — dans l’argot des bourgeois.

Courtiser une femme

Delvau, 1864 : Chercher tous les moyens de se servir de sa courte avec elle et même s’en servir.

Mais pour que ce coureur de belles
Puisse, en dix heures seulement,
Courtiser cinquante pucelles…
Ah ! qu’il faut de tempérament.

(L. Festeau)

Croqueur de poulettes

France, 1907 : Coureur de tendrons, généralement un homme mûr.

Grand croqueur de poulettes, qui avait mis à mal déjà trois ou quatre filles et que les autres se disputaient aux sauteries de la fête paroissiale, toutes férues de ses yeux noirs comme des puits.

(Camille Lemonnier, Happe-chair)

Dénicheur

d’Hautel, 1808 : Dénicheur de merles, de fauvettes. Chevalier d’industrie fort ardent à rechercher tout ce qui peut contribuer à ses plaisirs ; coureur de bonnes fortunes.

Dénicheur de fauvettes

Delvau, 1864 : Libertin, dont l’unique occupation est de faire la chasse aux connins, de dénicher les pucelages pour son propre compte.

Delvau, 1866 : s. m. Coureur de filles, — dans l’argot du peuple.

Virmaître, 1894 : Terme ironique employé pour se moquer d’un individu qui se vante de prendre la virginité des filles (Argot du peuple). V. Dépuceleur de nourrices.

France, 1907 : Coureur de jeunes filles.

Grand dénicheur de fauvettes, il allait gaiement à travers la vie, vidant les bouteilles et emplissant les filles.

Fillaudier

France, 1907 : Coureur de filles.

Fouailleur

Delvau, 1864 : Coureur de filles, bordelier. — « Un T de plus dans ce mot, et on a son étymologie, » dit l’auteur des Excentricités du langage, M. Lorédan Larchey.

Delvau, 1866 : s. m. Homme irrésolu et même lâche.

France, 1907 : Libertin, coureur de files ; abréviation de foutailleur.
Se dit aussi pour un homme mou, irrésolu.

Galupier

Fustier, 1889 : Qui entretient des galupes. (Richepin)

France, 1907 : Coureur de galupes.

Le vieux galupier, ardent champion contre la licence des rues et membre de plusieurs sociétés pour l’extirpation du vice, entretenait une maîtresse toute jeune, petit trottin vicieux, qu’il avait acheté à sa tante lorsqu’elle comptait à peine quatorze ans.

(Les Propos du Commandeur)

Gambilleur, gambilleuse

France, 1907 : Coureur et coureuse de bals. Gambilleur de tourtouse, danseur de corde.

Glob-trotter

France, 1907 : Voyageur. Anglicisme : littéralement, coureur du globe.

Il n’est pas permis à tout le monde d’aller à Corinthe, dit la sagesse antique. Mais ce proverbe est absurde, ou, tout au moins, il a vieilli, car il n’est pas aujourd’hui beaucoup plus malaisé d’aller à Corinthe que partout ailleurs, à Levallois-Perret, par exemple. Il faut un peu plus de temps et un peu plus d’argent ; voilà toute la différence. Que votre portefeuille soit suffisamment garni de bank-notes, et votre estomac capable de supporter la nourriture monotone des hôtels et des paquebots, et vous pouvez, entre le Grand Prix et l’ouverture des Chambres, vous transformer en glob-trotter et faire la même chose que Philéas Fogg, le fameux héros de Jules Verne.

(François Coppée)

Gouape, gouapeur, gouapeuse

Larchey, 1865 : Débauché, coureur. — On trouve dans Horace vappa, avec le sens de vaurien. — Vigneul-Marville (dix-septième siècle) dit qu’il y a en Espagne de jeunes seigneurs appelés guaps qui ont rapport à nos petits-maîtres.

Pauvre Depuis, marchand de vin malheureux, que de gouapeurs trompèrent ta confiance !

(Monselet)

En 1836, J.-E. Aubry a fait une chanson intitulée : le Gouappeur, très complète comme physiologie.

Gourgandin

France, 1907 : Coureurs de filles.

Gouyassé

France, 1907 : Trousseur de jupons crottés, coureur de servantes.

Heure du commandeur

France, 1907 : Moment de la punition après une vie d’excès. Allusion au Festin de pierre, de Molière, où le fantôme d’un commandeur tué par Don Juan vient, sous forme de statue, le punir de ses forfaits.

Pas vieux, vieux, précisément ! Ni perclus, ni usé, ni décrépit. Resté plus vraiment jeune que les jeunes, au point que les femmes, ses conquêtes, ne s’apercevaient nullement qu’il eût baissé. Mais, lui, s’avouait la vérité. Un secret pressentiment, mille signes avant-coureurs, invisibles pour tout autre, l’avertissaient que l’heure du Commandeur était proche.

(Paul Alexis)

Homme de paille

Larchey, 1865 : Homme couvrant de son nom des actes, des écrits qui n’émanent pas de lui. Le journalisme et la finance emploient fréquemment l’homme de paille.

Ce Claparon fut pendant six ou sept ans l’homme de paille, le bouc émissaire de deux de nos amis.

(Balzac)

Quoi qu’il arrive, M. Bitterlin aurait été… son homme de paille, son gérant, son compère.

(About)

Larchey, 1865 : Homme étranger aux choses accomplies sous la responsabilité de son nom.

Delvau, 1866 : s. m. Bonhomme, pauvre homme et homme pauvre, — dans l’argot du peuple, qui emploie cette expression depuis quelque trois cents ans, comme le témoigne cette épigramme du Seigneur des Accords :

Jean qui estoit homme de paille,
N’ayant que mettre sous la dent,
Prit une vieille et de l’argent :
Maintenant il vit et travaille.

Delvau, 1866 : s. m. Gérant responsable, machine à signatures, — dans l’argot des bourgeois. Les Anglais, qui ont inventé les sociétés en commandite, devaient inventer le man of straw, — et l’homme de paille fut.

France, 1907 : Gérant responsable, homme qui figure seulement sur le papier, qui reste étranger à ce que l’on fait sous son nom.

Et, à ce propos, les courses de taureaux antiques nous donnent le mot d’une expression passée dans le langage moderne courant, sans que beaucoup de personnes en connaissent l’origine. Pour sauver l’homme que le taureau poursuivait avec acharnement, on jetait dans l’arène un mannequin rempli de paille et de foin, habillé comme les coureurs. La bête furieuse se précipite sur ce mannequin et le lançait en l’air en le transperçant, ce qui donnait à l’homme le temps d’échapper. De là l’expression homme de paille employée pour caractériser l’individu mis aux lieu et place d’un autre et qui reçoit les coups destinés à ce dernier.

(Paul Fresnays)

Juponnier

Rigaud, 1881 : Celui qui aime les femmes, le jupon.

France, 1907 : Coureur de filles.

C’était le plus grand juponnier que j’aie jamais connu. Sans cesse en chasses dans le champ des fauvettes, ayant l’art de plaire et celui de s’y prendre, il revenait rarement bredouille.

(Les Propos du Commandeur)

Larcottier

Larchey, 1865 : Paillard (Vidocq). — Mot à mot : larguotier : amateur de largues.

France, 1907 : Coureur de jupes ; corruption de larguottier, paillard, amateur de largues.

Larguottier

Delvau, 1866 : s. m. Libertin, ami des largues. On dit aussi Larcottier.

La Rue, 1894 : Coureur de filles.

France, 1907 : Coureur de femmes, de largues.

Leveur

Delvau, 1866 : s. m. Lovelace de bal ou de trottoir.

Delvau, 1866 : s. m. Pick-pocket.

Rigaud, 1881 : C’est le compère du voleur à l’Américaine, celui qui est chargé de lever, c’est-à-dire de dénicher la dupe et de lier conversation avec elle. Le leveur était autrefois désigné sous le nom de jardinier.

France, 1907 : Coureur de femmes.

Un vieux Monsieur rend visite à une famille qu’il n’a pas vue depuis une douzaine d’année.
La maman appelle au salon sa fille, jolie personne de seize à dix-huit ans.
— Reconnais-tu Monsieur ? lui demande-t-elle.
La fillette fait un mouvement de surprise.
— Oui ! oui, très bien !
— Quelle mémoire ! Tu avais cinq ou six ans au plus quand il est venu nous voir pour la dernière fois.
— Mais, maman, je l’ai revu hier soir, réplique l’ingénue en regardant le vieux leveur… il m’a suivie quand j’allais chez ma tante, me demandant si je voulais aller souper avec lui.

France, 1907 : Pickpocket.

Lippée

d’Hautel, 1808 : Coureur de lippées. Parasite, gourmand, homme qui feroit dix lieues pour un bon dîner.

Delvau, 1866 : s. f. Simple bouchée ; repas insuffisant. Franche lippée. Repas copieux.

Loupe

Larchey, 1865 : Fainéantise, flânerie.

Ma salle devient un vrai camp de la loupe.

(Decourcelle, 1836)

Louper : Flâner, rôder comme un loup errant. — Mot de la même famille que chat-parder.

Quand je vais en loupant, du côté du Palais de Justice.

(Le Gamin de Paris, ch., 1838)

Loupeur : Flâneur, rôdeur.

Que faisaient-elles au temps chaud, ces loupeuses ?

(Lynol)

Delvau, 1866 : s. f. Paresse, flânerie, — dans l’argot des ouvriers, qui ont emprunté ce mot à l’argot des voleurs. Ici encore M. Francisque Michel, chaussant trop vite ses lunettes de savant, s’en est allé jusqu’en Hollande, et même plus loin, chercher une étymologie que la nourrice de Romulus lui eût volontiers fournie. « Loupeur, dit-il, vient du hollandais looper (coureur), loop (course), loopen (courir). L’allemand a Läufer… le danois lœber… ; enfin le suédois possède lopare… Tous ces mots doivent avoir pour racine l’anglo-saxon lleàpan (islandais llaupa), courir. »
L’ardeur philologique de l’estimable M. Francisque Michel l’a cette fois encore égaré, à ce que je crois. Il est bon de pousser de temps en temps sa pointe dans la Scandinavie, mais il vaut mieux rester au coin de son feu les pieds sur les landiers, et, ruminant ses souvenirs de toutes sortes, parmi lesquels les souvenirs de classe, se rappeler : soit les pois lupins dont se régalent les philosophes anciens, les premiers et les plus illustres flâneurs, la sagesse ne s’acquérant vraiment que dans le far niente et le far niente ne s’acquérant que dans la pauvreté ; — soit les Lupanarii, où l’on ne fait rien de bon, du moins ; soit les lupilli, qu’employaient les comédiens en guise de monnaie, soit le houblon (humulus lupulus) qui grimpe et s’étend au soleil comme un lézard ; soit enfin et surtout, le loup classique (lupus), qui passe son temps à rôder çà et là pour avoir sa nourriture.

Rigaud, 1881 : Bamboche, paresse, flânerie. — Bambocheur, fainéant, flâneur. — Camp de la loupe, réunion de vagabonds.

C’était, — c’est peut-être encore — une guinguette du boulevard extérieur, près de la barrière des Amandiers. Cette guinguette était flanquée, d’un côté, par un pâtissier nommé Laflème, et, de l’autre, par un marchand de vin nommé Feignant.

(A. Delvau)

La Rue, 1894 : Bamboche, flânerie, paresse. Loupeur, bambocheur, flâneur.

France, 1907 : Paresse, bamboche ; du hollandais looper, coureur. Enfants de la loupe, ouvriers bambocheurs ; bande de vagabonds.

Les Enfants de la loupe et les Filendèches habitaient de préférence l’extérieur des carrières, leurs fours à briques ou à plâtre.

(Mémoires de M. Claude)

Au coin de la rue des Montagnes, un bonhomme avait loué un terrain vague ; il avait fait planter des pieux sur lesquels il avait cloué des planches à bateaux ; il avait planté du gazon dans l’intervalle des tables, afin que les buveurs pussent cuver leur vin à l’aise ; puis, à la barrière en planches qui servait de porte, il avait barbouillé ces mots : Au Camp de la Loupe, tenu par Feignant.
Il faut croire que les loupeurs étaient nombreux, car il gagna un joli pécule.

(Charles Virmaître, Paris oublié)

Marcheur

France, 1907 : Coureur de jupes, débauché, viveur. On dit plus généralement vieux marcheur.

Le petit vicomte, nouvellement marié, a présenté sa jeune femme au vieux marcheur, son oncle.
— Eh bien ! vous plait-elle ? demande-t-il.
— Si elle me plaît ? Répond le vieux marcheur, tous mes compliments ! Je t’en souhaite beaucoup comme ça…

(Le Journal)

Gobé seul’ment pour sa galette,
Un vieux marcheur, lundi dernier,
Rigolait avec un’ poulette
En cabinet particulier.

(Muffat et Desmarets)

Matot

France, 1907 : Coureur de jupes. Bon matou, individu apprécié des dames.

Minuit (enfant de messe de)

France, 1907 : Coureur de filles, libertin.

Motionnaire

France, 1907 : Individu qui, dans les clubs ou à la Chambre, propose constamment des motions.

On parle partout, dons les clubs et au coin des rues ; il y a le motionnaire, état récent que cette ardeur de parler a institué. Un motionnaire est un coureur d’assemblées populaires, ayant dans la mémoire trois ou quatre cents mots redondants, des phrases à effet, deux ou trois grands mouvements à tiroir. Avec ce bel ensemble de moyens oratoires, un tel homme trouve le secret de gouverner et d’agiter les réunions.

(Le Parlement)

Pallasseur

Delvau, 1866 : s. m. Faiseur de discours, bavard.

Boutmy, 1883 : s. m. Celui qui a l’habitude de faire des phrases, des pallas.

La Rue, 1894 : Faiseur de belles phrases, de pallas.

Virmaître, 1894 : Individu qui parle d’abondance, longuement, sur tout ce qu’il ne sait pas.
— Gare aux inondations ! le pallasseur a ouvert son robinet (Argot du peuple).

France, 1907 : Beau discoureur, débiteur de panacée universelle.

Piaffer

France, 1907 : Faire le beau.

Les ardents, les grands coureurs, les bons buveurs, ceux qui rient à se déboutonner d’un coup, ceux qui blaguent et baffrent et piaffent autour des filles, ce sont nos papas.
Leurs fils, mièvres, malsains, dégoûtés, font des mines de nonnettes scandalisées, rêvent, sourient à peine du bout du poil rare qui pousse à leurs lèvres, et se reposent avec des gestes las.
S’ils daignent parler, c’est de la tristesse de vivre.

(Le Journal)

Putassier

d’Hautel, 1808 : Qui fréquente les filles de joie, homme adonné au libertinage.

Delvau, 1864 : Coureur de bordels ; anciennement on disait putier.

Sy est pour vrai ; car je le tais,
Que ce n’est qu’un vilain putier.

(Farces et Moralités)

Delvau, 1866 : s. et adj. Libertin.

France, 1907 : Coureur de jupes.

L’avocat bêcheur était bougrement content ! Le soir, après avoir gueuletonné ferme, il sortit courir le guilledou, et fut encore plus putassier que d’habitude.

(Le Père Peinard)

Romamichel

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Maison où logent ordinairement les saltimbanques, les bohémiens, les voleurs, etc.

Vidocq, 1837 : Bohémien. Les Romamichels, originaires de la Basse-Égypte, forment, comme les juifs, une population errante sur toute la surface du globe, population qui a conservé le type qui la distingue, mais qui diminue tous les jours, et dont bientôt il ne restera plus rien.
Les Romamichels sont donc ces hommes à la physionomie orientale, que l’on nomme en France Bohémiens, en Allemagne Die Egyptens, en Angleterre Gypsès, en Espagne, et dans toutes les contrées du midi de l’Europe, Gitanos.
Après avoir erré long-temps dans les contrées du nord de l’Europe, une troupe nombreuse de ces hommes, auxquels on donna le nom de Bohémiens, sans doute à cause du long séjour qu’ils avaient fait en Bohème, arriva en France en 1427, commandés par un individu auquel ils donnaient le titre de roi, et qui avait pour lieutenans des ducs et des comtes. Comme ils s’étaient, on ne sait comment, procuré un bref du pape qui occupait alors le trône pontifical, bref qui les autorisait à parcourir toute l’Europe, et à solliciter la charité des bonnes âmes, ils furent d’abord assez bien accueillis, et on leur assigna pour résidence la chapelle Saint-Denis. Mais bientôt ils abusèrent de l’hospitalité qui leur avait été si généreusement accordée, et, en 1612, un arrêt du Parlement de Paris leur enjoignit de sortir du royaume dans un délai fixé, s’ils ne voulaient pas aller passer toute leur vie aux galères.
Les Bohémiens n’obéirent pas à cette injonction ; ils ne quittèrent pas la France, et continuèrent à prédire l’avenir aux gens crédules, et à voler lorsqu’ils en trouvaient l’occasion. Mais pour échapper aux poursuites qui alors étaient dirigées contre eux, ils furent forcés de se disperser ; c’est alors qu’ils prirent le nom de Romamichels, nom qui leur est resté, et qui est passé dans le jargon des voleurs.
Il n’y a plus en France, au moment où nous sommes arrivés, beaucoup de Bohémiens, cependant on en rencontre encore quelques-uns, principalement dans nos provinces du nord. Comme jadis, ils n’ont pas de domicile fixe, ils errent continuellement d’un village à l’autre, et les professions qu’ils exercent ostensiblement sont celles de marchands de chevaux, de brocanteurs ou de charlatans. Les Romamichels connaissent beaucoup de simples propres à rendre malades les animaux domestiques, ils savent se procurer les moyens de leur en administrer une certaine dose, ensuite ils viennent offrir leurs services au propriétaire de l’étable dont ils ont empoisonné les habitans, et ils se font payer fort cher les guérisons qu’ils opèrent.
Les Romamichels ont inventé, ou du moins ont exercé avec beaucoup d’habileté le vol à la Carre, dont il a été parlé dans le premier volume de cet ouvrage, et qu’ils nomment Cariben.
Lorsque les Romamichels ne volent pas eux-mêmes, ils servent d’éclaireurs aux voleurs. Les chauffeurs qui, de l’an IV à l’an VI de la République, infestèrent la Belgique, une partie de la Hollande, et la plupart des provinces du nord de la France, avaient des Romamichels dans leurs bandes.
Les Marquises (les Romamichels nomment ainsi leurs femmes) étaient ordinairement chargées d’examiner la position, les alentours, et les moyens de défense des Gernafles ou des Pipés qui devaient être attaqués, ce qu’elles faisaient en examinant la main d’une jeune fille à laquelle elles ne manquaient pas de prédire un sort brillant, et qui souvent devait s’endormir le soir même pour ne plus se réveiller.

Rigaud, 1881 : Bohémien. Tribu de bohémiens. — Vagabond, coureur de grands chemins, diseur de bonne aventure et voleur à l’occasion.

Roublard

Vidocq, 1837 : s. m. — Laid, défectueux.

Delvau, 1864 : Libertin qui connaît toutes les ruses féminines et qui, des deux rôles que les hommes jouent avec les filles, celui de miché et celui de maquereau, celui de jobard et celui d’écornifleur, préfèrerait encore le dernier au premier.

Ça me rappellera, à moi, vieux roublard, le temps où je l’avais encore, où j’étais si godiche avec le sexe.

(Lemercier de Neuville)

Larchey, 1865 : Richard. — Mot à mot : homme à roubles. — S’il faut en croire le Figaro du 27 novembre 1858, on appelle aussi roublart un chevalier d’industrie extorquant des directeurs de jeux une somme qui lui permette de regagner son pays, après une perte dont il exagère la valeur.

Delvau, 1866 : adj. et s. Rusé, adroit, qui a vécu, qui a de l’expérience, — dans l’argot des faubouriens. Si ce mot vient de quelque part, c’est du XVe siècle et de ribleux, qui signifiait Homme de mauvaise vie, vagabond, coureur d’aventures.

Delvau, 1866 : adj. Laid, défectueux, pauvre, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Laid, défectueux. — Blasé, malin. — Agent de police, — dans le jargon des voleurs. — Riche, c’est-à-dire homme aux roubles, — dans le jargon des demoiselles de Mabille.

La Rue, 1894 : Laid, défectueux. Rusé, malin. Riche, heureux. Agent de police.

Virmaître, 1894 : Les voleurs disent d’un homme affreusement laid qu’il est un roublard. A. D. Ce n’est pas le vrai sens aujourd’hui. Roublard veut dire malin, fin comme un renard. Un homme qui sait habilement se tirer d’un mauvais pas est un roublard. Roublard : homme qui cache soigneusement sa pensée, qui est pétri de roublardise (Argot du peuple). N.

Hayard, 1907 : Rusé, malin et sans scrupule.

France, 1907 : Heureux, richard, individu qui a de l’argent, des roubles. Argot populaire.

C’était un vieux roublard, un antique marlou,
Jadis on l’avait vu, denté blanc comme un loup,
Vivre pendant trente ans de marmite en marmite ;
Plus d’un des jeunes dos et des plus verts l’imite.

(Jean Richepin, La Chanson des gueux)

France, 1907 : Malin, rusé, fourbe.

… Nous assistons à une lutte homérique inégale : celle de l’honnête homme contre le gredin, du bonnard contre le roublard, et il est facile de prévoir que si l’on n’y met ordre, si l’on ne réagit énergiquement contre ce flot envahissant qui met la gangrène partout… l’argent des honnêtes gens passera dans les poches des filous… Ce qui déjà est aux trois quarts fait.

(Hogier-Grison, Les Hommes de proie)

Roublards comme cinq cents diables, ils se jettent partout, semant la division entre les bons bougres, cimentant au contraire l’union des jean-foutres.
Loups avec les loups, ils hurlent ou lèchent selon les milieux et les circonstances, se grimant en républicains, en socialistes, essayant de faire dévier la révolution.

(Le Père Peinard)

Le mot est aussi employé au féminin.

Ces vieilles roublardes, soldats chevronnés du bataillon qui se rend et ne meurt pas, sont les plus dangereuses des créatures. Elles connaissent l’homme dans tous les coins les plus secrets de son être et de son cœur et mettent au service du mal une expérience que n’a pas la jeunesse.

(Colombine, Gil Blas)

Rouen (garçaillers de)

France, 1907 : Sobriquet donné aux Rouennais, qui passaient à tort ou à raison pour des coureurs de mauvais lieux, des guersilleurs on garçaillers. Le proverbe est vieux ; on le trouve dans les fabliaux : « Li garsilleor de Roam. » Chapelet remarque, dans ses Proverbes et dictons, qu’on dit encore en beaucoup d’endroits en Normandie, notamment à Louviers et Pont-de-l’Arche, les garçaillers, pour coureurs de garces.

Saint Antoine (compagnon de)

France, 1907 : Cochon.

Sous les superbes harnais
Au bois ballade la diva
Peinturlurée ;
Elle rit à ce frais décor ;
Hier pourtant elle était encor
Dans la purée.
Mais il s’est enfui le guignon,
Et, grâce à certain compagnon
De saint Antoine
Qui l’idolâtre sans lapin,
Elle gagne aisément son pain
Et ton avoine.

(Semiane)

Faire comme de pourceau de saint Antoine, se fourrer partout. Dicton appliqué aux parasites et pique-assiettes et qui fait allusion aux cochons d’une grande abbaye du Dauphiné, l’abbaye de Saint-Antoine de Viennois, qui, une clochette au cou pour les faire reconnaitre, allaient vagabonder dans les villages voisins, entraient dans chaque maison pour y manger sans qu’on osât les chasser par respect du saint auquel ils étaient voués. On dit, dans le Midi, d’un individu qui va de tous côtés, par monts et par vaux : coureur comme le porc de saint Antoine. Voir Mal Saint-Antoine.

Spahia

France, 1907 : Spahis ; les spahis. On sait que c’est la cavalerie indigène d’Afrique. Spahi vient du persan sipahi, soldat, dont les Hindous ont fait sepon, fantassin, en anglais cipaye, et les Turcs spahi, cavalier. Les escadrons de spahis étaient recrutés parmi les fils de grandes tentes, riches ou notabilités arabes. Chaque cavalier en s’engageant devait amener son cheval, un mulet de bât et justifier de la possession d’un terrain cultivable.

Deux éléments divers s’unissent dans la cavalerie d’Afrique pour le succès de nos armes… le spahia et le chas’ d’Af. Ces grands soldats à la jaquette bleue n’auraient pu, malgré leur courage, exécuter seuls les hardis coups de main… l’Arabe sur la terre d’Afrique était nécessaire pour lutter avec l’Arabe… Telle fut l’origine des spahis… Ils eurent une discipline moins sévère que la discipline française et pour uniforme un burnous rouge s’enlevant au moindre signe du chef… Des sous-officiers et des officiers français furent donnés à ces cavaliers indigènes, et ainsi composée cette troupe a rendu de grande services. « Refuge des pécheurs », disait-on parfois. Bien des caractères, en effet, qui auraient eu peine à supporter la rigueur de la discipline française, allaient leur demander asile ; aussi, souvent rencontrait-on parmi les spahias des physionomies étranges, des coureurs d’aventures, dont la vie ressemble à un récit des temps passés détaché d’un vieux livre.

(Comte P. de Castellane, Souvenirs de la vie militaire en Afrique)

Tondeur

France, 1907 : Coiffeur spécialement chargé de la coupe des cheveux.

Le commerce des cheveux fait l’objet de transactions importantes et donne le branle à de nombreux intermédiaires ; industriellement, il occupe un personnel considérable, qui va du tondeur au posticheur, en passant par le douilleur, l’onduleur et l’implanteur.

(Pontarmé, Le Petit Parisien)

France, 1907 : Navire léger et rapide ; patois des marins de l’Ouest.

Avec la brise devenue maniable et régulière, le yacht, toute sa toile dehors, courait grand largue et paraissait bondir sur la mer, en s’élevant gracieusement à la lame, comme s’il eût voulu justifier son nom de Lévrier par la rapidité de sa course, et, à filer ainsi, fortement incliné sous la poussée du vent qui faisait vibrer ses agrès comme les cordes d’une harpe, ses grandes voiles blanches pareilles à des lames rigides qui rasaient parfois la surface de la mer, il réalisait bien le type de ces coureurs rapides baptisés du nom bizarre de tondeurs.

(Ivan Bouvier)

Turfiste

Delvau, 1866 : s. m. Habitué des courses, propriétaire de chevaux coureurs, parieur.

France, 1907 : Personne qui s’occupe de courses.

La langue des courses, en France, on l’a cent fois fait remarquer, est un parler purement anglais. Nous appelons lad un garçon d’écurie, steeple-chase (chasse au clocher) une course d’obstacles et crack un cheval de course, comme nous appelons hunter un cheval de chasse. Jockey, qui signifiait autrefois maquignon en Angleterre, et dont nous avons fait d’abord le synonyme de laquais, est devenu le nom de celui qui monte un cheval de course. Comme les Anglais, nous nous servons de l’expression dead head (dède hède) pour désigner une épreuve nulle où deux chevaux arrivent ensemble et tête à tête au poteau marquant le terme de la course. Comme pour les Anglais, le betting est pour nous le lieu où s’exécutent les paris, et pas n’est besoin d’être turfiste pour savoir ce qu’on doit entendre par bookmaker, starter, outsider, performance, etc.

(Pontarmé, Petit Parisien)

Va de la lance

France, 1907 : Ardent en amour, coureur de jupes ; expression populaire.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique