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Coup du milieu

France, 1907 : Les Bordelais et les Normands appellent ainsi le petit verre d’eau-de-vie qu’ils ont coutume de prendre au milieu du repas.

Coup du milieu (le)

Delvau, 1864 : Celui qui se tire vers le milieu de la nuit, après un léger repos, nécessité par la fatigue des coups précédents, et avant le repos définitif qui précédera le coup du matin.

Et l’on ne voit pas une belle
Refuser le coup du milieu.

(Armand Gouffé)

Poulette

Delvau, 1866 : s. f. Grisette, femme légère qui se laisse prendre au cocorico des séducteurs bien accrêtés. Lever une poulette. « Jeter le mouchoir » à une femme, dans un bal ou ailleurs.

France, 1907 : Jeune fille, jeune femme.

Vous savez comme on mange aux fêtes de village, et chez l’ami Castagne je vous réponds que personne ne meurt de faim. Nous eûmes un repas qui se faisait dire vous : coquilles d’écrevisses, truites de la Sorgues, rien que des viandes fines et du vin cacheté ; le coup du milieu ; des liqueurs de toutes sortes, et, pour nous servir à table, une poulette de vingt ans qui… je ne vous en dis pas davantage.

(Frédéric Mistral)

Époux d’une aimable poulette,
Beaux discours ne servent à rien,
Croyez-moi, suivez ma recette, ;
Elle est simple et fait toujours bien :
Le jardinier cultive, arrose
Soir et matin la tendre fleur ;
C’est par ce moyen que la rose
Conserve longtemps sa fraîcheur.

(Pigault-Lebrun, L’Esprit follet)

Trou du normand

France, 1907 : Verre d’eau-de-vie que l’on prend au milieu du repas dans les copieuses agapes normandes ; on l’appelle aussi coup du milieu.


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