Ansiaume, 1821 : Bottes.
J’ai le dessein de grinchir les coulantes du cardeuil pour m’exbalancer du pré.
Colantes
Ansiaume, 1821 : Bottes.
J’ai le dessein de grinchir les coulantes du cardeuil pour m’exbalancer du pré.
Coulante
Ansiaume, 1821 : Huile.
Il faudroit de la coulante pour arranger la crignole,
Clémens, 1840 : Huile.
Coulante ou couliante
France, 1907 : Laitue. On appelle également la Seine la coulante.
Couler
d’Hautel, 1808 : Il est coulé. Se dit d’un marchand, d’un négociant qui a mal fait ses affaires et qui a été obligé de fermer boutique.
Cela coule de source. Pour cela s’entend, c’est naturel.
Couler une chose à fond. La conclure, la terminer.
Je lui ai coulé ce mot. Pour, je lui ai glissé adroitement ce mot sans avoir l’air d’y penser.
On empêcheroit plutôt la rivière de couler, que cet homme de parler. Se dit d’un grand babillard, d’un parleur éternel.
Il nous en a coulé. Pour, il nous a dit des gasconnades, des menteries.
Delvau, 1864 : Avoir une coulante, une gonorrhée gagnée au service de la femme, parce qu’en effet le membre viril, à l’instar du suif qui coule d’une chandelle, filtre alors une chaude-pisse dans la culotte.
Ma pine encore vierge
Coula,
Ni plus ni moins qu’un cierge.
Voilà.
(Eugène Vachette)
La Rue, 1894 : Ruiner. Faire du coulage, faire perdre de l’argent au patron en travaillant mal.
France, 1907 : Faire du coulage, faire perdre de l’argent à ses maîtres ou à ses patrons.
Panade
Vidocq, 1837 : s. — Chose mauvaise, de peu de valeur ; femme de mauvaise tournure, laide, sale.
Larchey, 1865 : Chose sans valeur (Vidocq). — De Panne.
Larchey, 1865 : Sans consistance. — Allusion à la soupe de ce nom.
Notre gouvernement est joliment panade !
(Ricard)
Delvau, 1866 : s. et adj. Chose molle, de peu de valeur ; femme laide. Argot des faubouriens.
Rigaud, 1881 : Personne mal mise, malpropre, laide. — Personne sans énergie. — Objet de rebut. En un mot tout ce qui est panne : homme, femme ou chose.
La Rue, 1894 : Personne laide ou misérable, vannée. Objet de rebut. Misère.
Virmaître, 1894 : Soupe de pain qui mijote lentement sur un feu doux. Dans le peuple, être dans la panade, c’est être dans, la misère. Allusion à ce que la panade est généralement faite avec des croûtes de pain (Argot du peuple). N.
Hayard, 1907 : Être dans la misère.
France, 1907 : Misère, embarras, détresse ; synonyme de purée.
Le chicanous, muni de bons tuyaux, convoquait les types et leur expliquait qu’ils se trouvaient dans une sale panade et allaient sûrement être fichus à Mazas. Puis, après leur avoir mis la peur au ventre, la bourrique devenait patelin et peloteur et faisait entrevoir qu’un bon graissage de pattes rendrait Madame Justice coulante… et clairvoyante !
(Le Père Peinard)
Du peuple c’est la promenade,
L’attraction :
Ceux-là qui sont dans la panade,
L’inaction,
Aussi bien qu’ceux qui, tout’ la s’maine,
Turbin’nt captifs,
L’dimanch’, tout monde se promène
Sur les fortifs !
(Victor Meusy, Chansons d’hier et d’aujourd’hui)
France, 1907 : Personne laide, dénuée ; objet de rebut.
Rouillarde de coulante
Ansiaume, 1821 : Bouteille d’huile.
Apportez-moi pour 8 jacques de coulante.
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