Ansiaume, 1821 : Bœuf.
Nous sommes quatre, il faut dix plombes de cornant.
anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Bœuf.
Rigaud, 1881 : Bœuf. — Cornante, vache. — Cornichon, veau.
La Rue, 1894 : Bœuf.
Cornant
Ansiaume, 1821 : Bœuf.
Nous sommes quatre, il faut dix plombes de cornant.
anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Bœuf.
Rigaud, 1881 : Bœuf. — Cornante, vache. — Cornichon, veau.
La Rue, 1894 : Bœuf.
Cornant, cornante
France, 1907 : Bœuf, vache.
Cornante
anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Vache.
Vidocq, 1837 : s. f. — Vache.
Larchey, 1865 : Bête à cornes (Vidocq)
Cornante (une)
M.D., 1844 : Une vâche.
Corneau, corneaude
France, 1907 : Autre forme de cornant, cornante, bœuf, vache.
Cornichon
d’Hautel, 1808 : Petit concombre propre à confire. On dit ironiquement, bassement et figurément d’un homme niais, inepte, inhabile à faire quelque chose : C’est un cornichon, il a l’air d’un cornichon, il est bête comme un cornichon.
Vidocq, 1837 : s. m. — Veau.
Delvau, 1864 : Le membre viril, avec lequel les femmes aiment à accommoder leur viande.
Larchey, 1865 : Veau (id.). — Mot à mot : fils de cornante. — Cornichon : Niais (d’Hautel, 1808).
Jour de Dieu ! Constantin, fallait-il être cornichonne.
(Gavarni)
Cornichon : Élève de l’École militaire.
Une fois en élémentaires, il se bifurque de nouveau en élève de Saint-Cyr ou cornichon, et en bachot ou bachelier ès-sciences.
(Institutions de Paris, 1858)
Delvau, 1866 : s. et adj. Nigaud, homme simple, qui respecte les femmes, — dans l’argot de Breda-Street ; parfois imbécile, — dans l’argot du peuple, qui juge un peu comme les filles, ses filles.
Delvau, 1866 : s. m. Veau. Argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Aspirant à l’École militaire de Saint-Cyr.
France, 1907 : Niais, nigaud ; argot populaire.
Vous me disiez qu’il y a je ne sais combien de siècles, un vieux c…ornichon, qui faisait de la menuiserie, et qui s’appelait Joseph, avait épousé une petite brune… et que la petite brune avait fait la connaissance d’un pigeon, qui était le Saint-Esprit… et qu’à la suite de cette affaire votre idiot de menuisier était devenu pa ju d’un petit Jésus, sans avoir eu à en prendre la peine… et que la petite brune était restée demoiselle comme avant.
(Léo Taxil, Le Sacrement du Curé)
France, 1907 : Sobriquet donné par les potaches aux candidats à l’École de Saint-Cyr.
Le monôme des candidats à Saint-Cyr, autrefois dit le monôme des cornichons, a eu lien comme d’habitude. Plus de neuf cents jeunes gens y ont pris part. Les cornichons s’étaient réunis place du Panthéon. Ils se sont mis en marche à quatre heures et demie, précédés et flanqués de nombreux gardiens de la paix. En tête, un candidat portait un magnifique drapeau en soie frangé d’or, sur lequel on lisait : « Les candidats de Saint-Cyr — 1893. »
(Gaulois)
Douille
un détenu, 1846 : Cheveux.
Larchey, 1865 : Argent.
Il y a de la douille à grinchir.
(Paillet)
Du vieux mot double : monnaie. V. Roquefort. — Douiller : Donner de l’argent. — Douillard : Homme qui a de la douille.
Oh ! oh ! fit-il, un public ficelé ! rien que des hommes et des douillards.
(De Pène)
Larchey, 1865 : Cheveux. — Du vieux mot doille : mou, délicat. V. Roquefort. — Douilles savonnés : Cheveux blancs. — Douillure : Chevelure. — Douillette : Crin (Vidocq).
Delvau, 1866 : s. f. Argent, monnaie, — dans l’argot des voleurs et des faubouriens.
Rigaud, 1881 : Argent. — Douille fraîche, argent qu’on vient de recevoir.
Merlin, 1888 : (Voyez Galette).
La Rue, 1894 : Argent. Cheveux. Douiller du carme, payer. Douilles savonnées, cheveux blancs.
France, 1907 : Argent.
Du croquant fais une lessive,
Chope-lui cornant, douille et sive ;
Puis, si tu rebouinais l’arnac,
Défouraille, t’irais dans l’sac…
(Hogier-Grison)
Écornage
Clémens, 1840 : Casser un carreau de boutique.
M.D., 1844 : Couper un carreau.
Halbert, 1849 : Bris de vitre pour voler.
La Rue, 1894 : Le vol à l’écornage se pratique à l’aide d’un fil de fer que l’on passe par le trou du boulon d’une devanture, ou en perçant (en écornant) l’angle d’une vitre.
Lègre
Vidocq, 1837 : s. f. — Foire.
Larchey, 1865 : Foire (Vidocq). V. Servir.
Delvau, 1866 : s. f. Foire, marché, — dans l’argot des voleurs.
La Rue, 1894 : Foire. Marché.
Virmaître, 1894 : Foire, marché (Argot des voleurs). V. Légreur.
Hayard, 1907 : Foire, marché.
France, 1907 : Foire, marché ; argot des voleurs.
Camaro de la petit’ pègre,
Tiens les bons trucs sur la lègre…
Du croquant fais une lessive,
Chope-lui cornant, douille et sive.
(Hogier-Grison)
Mal au ventre
France, 1907 : Loterie des baraques foraines, dans l’argot des forains.
— Tu ne t’aperçois donc pas, répondit l’Avocat, que si Panpan ne touche pas à la table, il s’y appuie ? Avec sa hanche, il pousse une tringle glissée dans l’épaisseur du bois ; il pèse sur le pivot, l’arrête à volonté.
— C’est même pour cela, conclut Panpan, que la loterie s’appelle, entre nous, le mal au ventre.
(Hugues Le Roux, Les Larrons)
Camaro de la petit’ pègre,
Tiens les bons trucs sur la lègre :
La Parfaite et le quarante-huit,
Le Mal au ventre et le Biscuit.
Du croquant fais une lessive,
Chope-lui cornant, douille et sive ;
Puis, si tu rebouinais l’arnac,
Défouraille, t’irais dans l’lac.
(Hogier-Grison)
Paturons de cornant
anon., 1827 : Pieds de bœuf.
Sapin
d’Hautel, 1808 : Cela sent le sapin. Se dit par plaisanterie d’une personne foible et cacochyme, que le rhume fait beaucoup tousser ; pour faire entendre qu’elle menace ruine, qu’elle approche de sa fin.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Garde-chasse, garde-forestier.
Bras-de-Fer, 1829 : Gendarme.
Vidocq, 1837 : s. m. — Soldat. Terme des voleurs provençaux.
Larchey, 1865 : Fiacre. — Sa caisse est en bois. — Le mot n’est pas nouveau. Nous le trouvons dans un pamphlet légitimiste de la révolution de 89 (l’Apocalypse).
M. Desmoulins, l’abbé Noël, MM. de Beaumont et Keralio avaient loué pour toute la soirée un sapin national pour se faire voir dans la promenade.
Sapin, sap : Cercueil de sapin.
Avant d’être mis dans le sap,
Vous voulez, orné de lunettes,
Me décalquer de pied en cap.
(Festeau)
Sentir le sapin : Faire pressentir une mort prochaine. On dit : Voilà une toux qui sent le sapin. — Usité dès 1808. — V. Claquer.
Delvau, 1866 : s. m. Cercueil de pauvre. Sentir le sapin. Être atteint d’une maladie mortelle.
Delvau, 1866 : s. m. Fiacre, — dans l’argot du peuple, qui sait que ces voitures-là ne sont pas construites en chêne.
Delvau, 1866 : s. m. Plancher ; grenier, — dans l’argot des voleurs. Sapin de muron. Grenier à sel. Sapin des cornants. La terre, — plancher des vaches.
La Rue, 1894 : Fiacre. Cercueil. Plancher. Grenier.
Virmaître, 1894 : Sentir le sapin. Être sur le point de mourir. Sapin : cercueil. Sapin : plancher (Argot du peuple et argot des voleurs).
Rossignol, 1901 : Fiacre.
France, 1907 : Fiacre.
Amanda n’a qu’un défaut,
C’est d’aimer trop la friture,
Mabille, Valentino,
Et les courses en voiture.
À Passy, seuls en sapin,
Si nous nous faisons conduire,
Sa joie éclate en chemin…
(Émile Carré)
France, 1907 : Plancher. Sapin des cornauts, plancher des vaches, c’est-à-dire terre. Redingote de sapin, cercueil.
Sapin des cornants
Rigaud, 1881 : Pré, champ, — dans l’ancien argot ; c’est le mouchoir à bœufs de nos jours.
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