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Corde

d’Hautel, 1808 : Il fait des cordes. Se dit en plaisantant de quelqu’un qui est très-long dans ses opérations naturelles.
On dit d’un homme qui réussit dans toutes ses entreprises, qu’Il a de la corde de pendu.
Gens de sac et de corde.
Misérables ; mauvais garnemens qui méritent d’être pendus.
Il ne faut point parler de corde devant un pendu. Signifie qu’il faut se garder de parler d’une chose qui puisse blesser secrètement quelqu’un.
Filer sa corde. Mener une vie infâme et ignominieuse, qui, tôt ou tard, doit être préjudiciable.
Friser la corde. Courir un grand danger ; être sur le point d’y succomber.
Toucher la grosse corde. En venir au point le plus épineux, le plus chanceux d’une affaire.
Mettre la corde au coude quelqu’un. Le ruiner ; le perdre d’une manière quelconque.
Montrer la corde. Faire voir sa pauvreté, sa misère.
On dit aussi d’un habit usé jusqu’à la trame, qu’Il montre la corde.
Il a plusieurs cordes à son arc. Se dit d’un homme industrieux, intrigant, qui, quelqu’événement qu’il arrive, sait se tirer d’embarras.

Corde de pendu (avoir de la)

Rigaud, 1881 : Réussir dans tout ce que l’on entreprend. — Le peuple dit, en parlant de quelqu’un qui a beaucoup de chance, qu’il a de la corde de pendu. Une très vieille superstition populaire attache à la corde de pendu la propriété de porter bonheur à ceux qui en possèdent un fragment. Pour que son efficacité soit réelle, il faut qu’elle provienne d’un pendu par autorité de justice. L’autre, celle des pendus par conviction, ne vaut rien. Faute de mieux, pourtant bien des vieilles femmes s’en contentent, et lorsqu’il y a un pendu dans une maison, c’est à qui s’arrachera un bout de la corde. Tout le monde ne peut as être en relation avec le bourreau de Londres.

Cravate de chanvre

Delvau, 1866 : s. f. Corde, — dans l’argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Corde de pendu.

France, 1907 : Corde de potence.

Pendre

d’Hautel, 1808 : Cela lui pend au nez comme une citrouille. Pour, cela ne peut lui échapper ; c’est inévitable.
Par compagnie, on se fait pendre. Se dit quand on fait quelque chose d’illicite pour complaire à sa compagnie.
Il se feroit pendre pour cela. Se dit pour exprimer la passion de quelqu’un pour un objet quel conque.
Il est toujours pendu à sa ceinture. Se dit ironiquement de quelqu’un qui accompagne continuellement une personne, qui la suit partout.
Il y a de quoi se pendre. Se dit par exagération d’un évènement désespérant ; de quelque chose qui excite le dépit, et pour marquer le regret qu’on a d’avoir manqué une occasion favorable.
Je veux être pendu, etc. Espèce de serment que l’on fait pour affirmer quelque chose.
Dire pis que pendre de quelqu’un. Ternir sa réputation par des médisances, de noires calomnies.
Autant vous en pend à l’œil. Pour, vous êtes menacé du même accident.
Il est sec comme un pendu. Se dit d’un homme d’une extrême maigreur.
Il a sur lui de la corde de pendu. Se dit d’un homme qui a du bonheur au jeu ; qui y gagne beaucoup, et généralement de ceux qui réussissent dans toutes leurs entreprises.

Pendu (avoir de la corde de)

France, 1907 : Réussir dans ses affaires, gagner au jeu, avoir du bonheur ; synonyme de chance de cocu. Dès la plus haute antiquité, on attribuait certaines propriétés merveilleuses à la corde qui avait servi à pendre quelqu’un ; cette superstition traversa le moyen âge pour arriver jusqu’à nous. Au moyen âge, vu les nombreuses pendaisons, cette corde était commune ; elle est plus rare aujourd’hui, car il n’y a guère que celle des suicidés, ce qui la rend d’autant plus précieuse. Dans les pays où l’on pend encore, tels que l’Angleterre, le bourreau se fait un appoint considérable avec la corde de pendu.

Salade de Gascon

Delvau, 1866 : s. f. Corde, ficelle, dans l’argot du peuple. A signifié autrefois, plus spécialement, Corde de pendu.

Rigaud, 1881 : Corde, — dans l’ancien argot.

France, 1907 : Corde, cordons. Vieille expression tombée en désuétude.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique