Connaître dans les coins (la)
Merlin, 1888 : Être au courant des ficelles du métier. On dit également : être à la coule.
Fustier, 1889 : C’est la variante de l’expression citée par Delvau : Connaître le numéro.
France, 1907 : Être habile, pas se laisser duper et savoir attraper les autres.
Est-ce naturel qu’un vieux garçon qui la connait dans les coins, comme on disait au régiment, qui en a vu de toutes les couleurs, qui considère la femme comme un joujou un peu plus perfectionné que les poupées, s’énerve, compte les heures et les minutes, se surmène en des courses vertigineuses …
(Champaubert, Le Journal)
Connaître le numéro
Delvau, 1866 : v. a. Avoir de l’habileté, de l’expérience, — dans l’argot du peuple, qui ne se doute pas que l’expression a appartenu à l’argot des chevaliers d’industrie. « Les escrocs disent d’une personne qu’ils n’ont pu duper : Celui-là sait le numéro, il n’y a rien à faire. » (Les Numéros parisiens, 1788.) Connaître le numéro de quelqu’un. Savoir ce qu’il cache ; connaître ses habitudes, son caractère, etc.
Connaître le numéro de quelqu’un
Larchey, 1865 : Être fixé sur sa valeur morale.
Je sais d’où tu viens, je sais par où tu as passé, je connais tous tes numéros.
(Ces Dames, 1860)
France, 1907 : Connaître les côtés faibles d’une personne, ses habitudes, ses secrets.
Numéro (connaître le numéro de quelqu’un)
Merlin, 1888 : L’apprécier à sa juste valeur.
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