France, 1907 : Viande dure et filandreuse ; le contraire de conasse.
Cognasse
Conasse
Rigaud, 1881 : Femme stupide. — Les filles de maison appliquent cette épithète aux femmes honnêtes aussi bien qu’aux filles insoumises qui, d’après ces cloîtrées de la prostitution, ne comprennent pas mieux leurs intérêts les unes que les autres. Pour elles, hors de la maison, pas de salut, pas d’esprit de conduite.
Devant les étrangers et surtout devant des jeunes gens ou des hommes à conversation libre et plaisante, elles (les filles publiques) vantent leur savoir-faire, elles reprochent à leurs camarades leur impéritie, et leur donnent ains ; le nom de conasse, expression par laquelle elles désignent ordinairement une femme honnête.
(Parent-Duchatelet, De la Prostitution)
Virmaître, 1894 : Fille peu au courant du métier, qui raccroche à n’importe quel prix (Argot des souteneurs).
Rossignol, 1901 : Prostituée ainsi nommée par les autres filles, parce qu’elle n’est pas inscrite à la police sur les registres de la prostitution.
Conasse ou connasse
France, 1907 : Parties sexuelles de la femme lorsqu’elles sont flétries par les années ou les abus. Nom donné aux filles publiques. « Fille peu au courant du métier, qui raccroche pour les plus bas prix. » (Ch. Virmaître)
Flasquer
Rossignol, 1901 : Le contraire du verbe manger.
France, 1907 : Même sens que flaquer, se décharger les entrailles. S’emploie figurativement : Ça me fait flasquer.
Vrai, j’en ai les trip’ à l’envers !
Ça m’fait flasquer d’voir eun’ pétasse
Qui pass’ tous les soirs à travers !
Bon Dieu ! Faut-i’ qu’tu soy’s conasse !
(Aristide Bruant)
Pétasse
Rigaud, 1881 : Fille publique, pour putasse.
Virmaître, 1894 : Vieille femme avachie qui perd ses vestiges en marchant. Putain et soularde (Argot des souteneurs).
Hayard, 1907 : Sale femme.
France, 1907 : Chapeau ridicule, hors de mode, comme on en porte encore dans les campagnes éloignées des centres.
France, 1907 : Prostituée.
T’es pas dessalée que j’te dis,
T’as trimardé tout’ la soirée
Et te v’là ’cor sans un radis,
C’est toujours el’ dix ed’ purée,
Vrai, j’en ai les trip’ à l’envers !
Ça m’fait flasquer d’voir eun’ pétasse
Qui pass’ tous les soirs à travers !
Bon Dieu ! faut-i’ qu’tu soy’s conasse !
(Aristide Bruant, Dans la Rue)
France, 1907 : Vieille femme.
— C’est dégoûtant, ça aussi, d’être insulté par une pétasse qui vous traite de vieille ordure et qui dit comme ça que je suis saoul.
(Georges Courteline)
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