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Cognade

Vidocq, 1837 : s. f. — Gendarmerie.

Larchey, 1865 : Gendarmerie. V. Garçon.

Delvau, 1866 : s. f. Gendarmerie, — dans l’argot des voleurs, qui ont de fréquentes occasions de se cogner avec les représentants de la loi.

France, 1907 : Gendarmerie.

Éberluer

France, 1907 : Surprendre, étonner à tel point qu’on en a la berlue.

…Droit aux yeux ça se jette…
Vois-tu comme ça tarluit !
Chien ! ça m’éberluette !

(Vadé)

Et ceux qui de la route apercevaient cette tête de vieux négrier aux tons de bistre comme le cuir d’une bourse qui a traîné dans toutes les mains, les balafres qui entaillaient le front et les joues, ces sourcils broussailleux, ces cheveux qui débordaient en rades écheveaux de laine d’un chapeau de paille, ces doigts larges, épais, ces yeux allumés de brusques éclairs de chaleurs, ce corps trapu et solide, taillé pour les cognades et les belles saouleries, étaient éberlués de le voir tranquillement arroser ses salades et ses balzamines, fumer sa pipe avec des gestes de bourgeois paisible, bavarder en compagnie d’une douzaine de perruches vertes qui piaillaient sur leurs perchoirs.

(Mora, Gil Blas)

Garçon de cambrouse

Ansiaume, 1821 : Voleur de campagne.

C’est un garçon de cambrouse qui n’est bon à rien.

Larchey, 1865 : Voleur de campagne.

La cognade a gayet servait le trèpe pour laisser abouler une roulotte farguée d’un ratichon, de Charlot et de son larbin et d’un garçon de cambrouse que j’ai reconobré pour le petit Nantais.

(Vidocq)

Au moyen âge, garson signifiait souvent vaurien. V. Roquefort.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique