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Coup de fusil

Virmaître, 1894 : Vendre à n’importe quel prix (Argot des camelots).

Rossignol, 1901 : Acheter à très bon compte des marchandises escroquées. Voir Fusilleur.

Hayard, 1907 : Voler.

France, 1907 : Mauvais diner, On dit aussi fusiller.

France, 1907 : Vente à bas prix d’objets volés.

La bande noire possède dans le neuvième et dans le dixième arrondissement deux maisons spécialement affectées aux coups de fusil. Dans ces entrepôts de la flibuste on trouve tout : bas de soie, chronomètres, vases de nuit, éventail, galoches, ombrelles, pianos, raisiné, photographies obscènes, clysopompes, diamants et bonnets de coton… c’est un capharnaüm indescriptible.

(Hogier-Grison, Le Monde où l’on flibuste)

Donner ou recevoir un clystère

Delvau, 1864 : Faire l’acte vénérien, — par allusion a la forme de la seringue que l’on introduit dans le cul. Aussi trouve-t on dans les vieux auteurs, et notamment dans Rabelais, cette expression : Clystère barbarin dans le sens d’enculement. La seringue disparaît de jour en jour devant le clyso-pompe et autres irrigateurs : dans cinquante ans, nos petits-neveux ne sauront plus ce que c’est que de donner ou recevoir un clystère — barbarin ou non.

Flûter (se faire)

Delvau, 1866 : Se faire administrer un détersif dans le gros intestin.

France, 1907 : Se faire administrer un lavement ; vieil usage supprimé par le clyso-pompe.

Poire (faire une)

France, 1907 : Avoir une physionomie ridicule ; prêter à rire.

Pétard de sort ! vrai, ça m’embête
De voir Messieurs les musiciens,
En soufflant dans une sonnette,
Poser en académiciens !
Ah ! mince, en font-ils une poire,
Quand ils poussent dans leur clyso !…
Tenez, j’en soupire in petto !
Rien que d’y penser, j’ai la foire !

(Chambot et Girier, Les Chansons des cabots)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique