Delvau, 1864 : Travailler du bout de la langue sur un vit, ou sur un clitoris.
… Dès lors, il a le nez sur la céleste mappemonde, et sa longue amoureuse aiguillonne le brûlant bijou.
(Aphrodites)
Aiguillonner
Delvau, 1864 : Travailler du bout de la langue sur un vit, ou sur un clitoris.
… Dès lors, il a le nez sur la céleste mappemonde, et sa longue amoureuse aiguillonne le brûlant bijou.
(Aphrodites)
Anandryne
Delvau, 1864 : Femme qui n’aime pas les hommes, ou au moins leur préfère les femmes pour se livrer au libertinage et à la fouterie. Sapho était anandryne ; elle avait un long clitoris et s’en servait comme un homme de son vit avec les femmes. Horace appelait Sapho mascula, femme mâle, femme hommesse, comme le dit Mirabeau dans son Erotika Biblion. Les Vestales à Rome, les Gymnopédistes à Sparte, instituées par Lycurgue, étaient anandrynes.
Arroser le bouton
Delvau, 1864 : Décharger son sperme dans le vagin d’une femme, sur le bouton de son clitoris.
Son directeur, dit-on,
Craignant qu’on lui ravisse
Sa Rose, sa Clarisse,
Lui arros’ le bouton.
(Joachim Duflot)
Bouton
d’Hautel, 1808 : Cela ne tient qu’à un bouton. Pour, cela ne tient qu’à un fil, ne tient à rien.
On dit aussi d’une chose de peu de valeur, et que l’on méprise, qu’On n’en donneroit pas un bouton.
Ansiaume, 1821 : Passepartout.
Mon bouton débride la lourde on ne peut mieux.
Vidocq, 1837 : s. f. — Pièce de 20 francs. Terme d’argot usité parmi les marchands de chevaux.
Delvau, 1864 : L’extrémité de chaque téton, qui est d’une sensibilité telle, qu’en le pressant un peu des lèvres ou des doigts on en fait sortir un flot de jouissance.
Ce beau sein sur ma bouche,
Qu’il est pur !
Ce bouton que je touche,
Qu’il est dur !
(Gustave Napaud)
Delvau, 1864 : L’extrémité du clitoris, qu’il suffit de toucher de la langue, du doigt ou de la pine pour ouvrir à la femme la porte des félicités divines. — Voir aussi Sonner le bouton.
Laisse mon bouton. mon tit bouton…
(Henry Monnier)
Tout s’ouvre : le bouton des roses,
Et celui des femmes aussi.
(Parnasse satyrique)
Delvau, 1866 : s. m. Louis d’or. Argot des maquignons.
Delvau, 1866 : s. m. Passe-partout. Argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Passe-partout, — dans le jargon des voleurs.
Rigaud, 1881 : Pièce d’or, — dans le jargon des maquignons.
La Rue, 1894 : Passe-partout.
France, 1907 : Passe-partout ; pièce de vingt francs. Bouton de guêtre, pièce de cinq francs en or ; bouton de pieu, punaise.
Broque, ou broquette
Delvau, 1864 : Le membre viril — avant qu’il soit viril. — Monstrelet parle d’une statue d’enfant (le modèle de Mannekenpis) qui « par sa broquette donnait eau rose. »
Allons, mon petit ami, sors ta broquette pour que je la baise.
(J. Le Vallois)
Lorsque d’Adam en paradis
Ève soulevait la breloque
Qu’importait à son clitoris
Un nœud, une pine… une broque !
(Paul Saunière)
Ici-bas, voilà notre état :
À coup de cul il faut qu’on broque.
Le plus pauvre sur son grabat
Se démène à, grands coups de broque ;
Rois, juges, soldats valeureux,
Musulmans, païens, chacun broque ;
Et le Saint-Esprit amoureux
Nous a faits chrétiens par la broque.
(Paul Saunière)
… L’avenir m’inquiète…
De Pincecul, hélas ! l’exécrable broquette
Peut n’être pas…
(Louis Protat)
Clitoris
Delvau, 1864 : Le gland de la femme, qui, dans le prurit vénérien, bande comme le membre de l’homme ; d’où, chez les Grecs, l’expression de χλιτοριαξειν, pour clitoridem attractare, genre de masturbation spéciale aux femmes.
… Mon clitoris, par tous étant fêté,
Aurait pu faire au tien beaucoup de concurrence.
(Louis Protat)
Clitoriser (se)
Delvau, 1864 : Se branler entre femmes ; se chatouiller le clitoris, seule ou à deux, réciproquement.
La nature le veut ; c’est le seul moyen d’être sage au couvent, puisqu’on ne peut l’être sans se clitoriser et se manueliser.
(Mercier De Compiègne)
Quelle vision ! grand Dieu !… Ma mère sur le dos, les cuisses repliées vers sa poitrine et les jambes en l’air, d’une main tenant un livre et de l’autre… se chatouillant le clitoris avec la plus belle vivacité.
(Mon Noviciat)
Corde sensible (la)
Delvau, 1864 : C’est, chez l’homme, son membre, chez la femme, son clitoris : on n’y toucha jamais en vain.
Il n’est de femmes froides que pour les hommesqui ne sont pas chauds et qui ne savent pas toucher leur corde sensible.
(Léon Sermet)
Gougnotte
Delvau, 1864 : « Fille ou femme qui abuse des personnes de son sexe », dit M. Francisque Michel — qui, par pudeur, manque de clarté ; la gougnotte est une fille qui ne jouit qu’avec les filles, qu’elle gamahuche ou qui la branlent ; une gougnotte préfère Sapho à Phaon, le clitoris de sa voisine à la pine de son voisin.
Delvau, 1866 : s. f. « Femme ou fille qui abuse des personnes de son sexe, — d’où le verbe gougnotter, » dit Francisque Michel. On dit aussi Gusse.
La Rue, 1894 : Lesbienne, disciple de Sapho. Femme dégradée qui recherche les individus de son sexe. Synonymes : Gusse ou gousse, magnuce, chipette, puce travailleuse ponifle, satin, etc.
Virmaître, 1894 : Femme qui déteste les hommes et qui a des mœurs à part. On dit aussi gousse (Argot des filles). V. Accouplées.
France, 1907 : Créature adonnée au vice qui rendit les Lesbiennes célébres ; on dit aussi gousse.
Les personnes qui ont vu les choses de près sont unanimes à déclarer que, dans les lupanars de la plus haute classe, l’espèce des marlous jouant le rôle d’amants des pensionnaires est totalement inconnue, et que toutes les filles, sans exception, sont des tribades ; c’est le nom qu’on donne aux femmes qui se signalent par cette passion contre nature ; on dit aussi gougnottes, mais en style familier.
(Léo Taxil, La Prostitution contemporaine)
Sur sa lèvre un sourire essayant d’être acerbe
Passe niaisement rêveur ;
Une gougnotte, en ce tambour-major imberbe,
Seule trouve quelque saveur.
(A. Glatigny, Joyeusetés galantes)
L’autre soir, deux cocottes de grande marque se sont prises au chignon dans un cabaret de nuit.
Et savez-vous la cause de cette bataille ? Vous croirez peut-être que ces dames se sont battues pour un jeune homme brun ou blond, ou bien pour un « boïard » enlevé par l’une des deux à sa camarade ?
Nullement. La cause en est beaucoup plus compliquée. Ces dames sont amoureuses, toutes deux, d’une blonde enfant pleine de charmes qui s’appelle Jeanne.
La petite Jeanne, qui n’a aucun goût pour visiter Lesbos, envoya promener ses aspirantes peu platoniques, ce qui ne les a pas empêchées de se jeter des carafes sur la tête et de se crier l’une à l’autre : « Oui, tu n’es qu’une g… ! »
(Gil Blas)
Lesbienne
Delvau, 1864 : Femme qui préfère Sapho à Phaon, le clitoris à la pine ; Parisienne qui semble née à Lesbos, « terre des nuits chaudes et langoureuses. »
Elle aime tout les rats,
Et voudrait, la lesbienne,
Qu’à sa langue de chienne
Elles livrent leurs chats.
(J. Duflot)
Delvau, 1866 : s. f. Fleur du mal, et non du mâle.
Rigaud, 1881 : Femme qui suit les errements de Sapho ; celle qui cultive le genre de dépravation attribué à Sapho la Lesbienne.
France, 1907 : Femme on fille adonnée aux plaisirs hors nature, de Lesbos, aujourd’hui Métélin, île de la mer Égée, célèbre dans l’antiquité grecque par la beauté et la corruption de ses femmes.
Manuéliser (se)
Delvau, 1864 : Se masturber.
C’est le seul moyen d’être sage au couvent, puisqu’on ne peut l’être sans se clitoriser ou se manuéliser.
(Mercier de Compiègne)
Du bon Guillot le vit se raidissait,
Et le poignait si fort concupiscence,
Que dans un voin se manuélisait.
(Piron)
Point
d’Hautel, 1808 : Un point de côté. Au propre, mal, douleur que l’on ressent à cet endroit ; au figuré, terme satirique qui se dit d’une personne très-à charge, d’une affaire embarassante et pénible.
Mal en point. En mauvais état, mal dans ses affaires.
Tout vient à point, à qui peut attendre. Pour dire qu’avec le temps et la patience, on voit combler ses espérances.
Il faut lui mettre les points sur les ii. Se dit par ironie d’un homme qui a peu d’intelligence, à qui il faut commander les choses avec une grande précision.
Point d’argent, point de Suisse. C’est-à-dire, rien pour rien.
Delvau, 1864 : Employé dans un sens obscène pour désigner : 1o l’acte vénérien.
Venons au point, au point qu’en n’ose dire.
(Cl. Marot)
Ce pitaud doit valoir pour le point souhaité
Bachelier et docteur ensemble.
(La Fontaine)
2o Le clitoris.
Le traître alors touche d’un doigt perfide
Le point précis où nait la volupté ;
Ce point secret, délicat et timide
Dont le doux nom des Grecs est emprunté.
(Parut)
Delvau, 1866 : s. m. Pièce d’un franc, — dans l’argot des marchands d’habits.
Rigaud, 1881 : Pièce d’un franc, — dans le jargon des brocanteurs.
La Rue, 1894 : Pièce d’un franc.
Rossignol, 1901 : Franc. 2 points, 2 francs.
France, 1907 : Un franc ; ancien argot des marchands du Temple.
Sucer des clitoris
Delvau, 1864 : Gamahucher.
Il te faut, à tout prix.
Sucer des clitoris,
Et si l’antiquité
Ne l’eût pas fait, tu l’aurais inventé.
(J. Duflot)
Taquiner le bouton
Delvau, 1864 : Soit de la gorge, soit du clitoris. Promener habilement l’index sur l’extrémité du sein ou du clitoris d’une femme afin de la faire bander et jouir.
La gauche, autour du cou bien doucement passée,
Taquine le bouton de la gorge agacée.
(L. Protat)
Tour de bâton
Delvau, 1866 : s. m. Profit illicite sur une affaire, ressources secrètes. Argot des bourgeois.
France, 1907 : Profit illicite.
Le bel emploi dont se vante Cliton,
Sans plus ni moins, il rapporte a cet’homme
Deux cents écus et le tour du bâton.
(Pothier de Brille)
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