Midship-ça !
France, 1907 : Exclamation des élèves de l’École navale à la clôture d’un cours.
Quelle que soit l’application déployée par les élèves dans leurs différents cours, on comprend facilement qu’ils en voient arriver la fin avec plaisir.
Pour les uns, c’est l’année de fistot qui se termine ; pour les autres, c’est le galon d’aspirant qui s’approche. Ainsi, toutes les fois qu’un cours est clôturé, les fistots, pour témoigner leur joie, dès que le professeur a quitté l’amphithéâtre, crient-ils par trois fois : Ancien-ça ! expression elliptique signifiant : Désormais nous n’assisterons plus à un cours de même nature qu’en qualité d’ancien.
De leur côté, les anciens, à la fin de chaque cours, crient par trois fois : Midship-ça ! midship étant le nom anglais des aspirants de marine.
(Un ancien officier, Histoire de l’École navale)
Mois de pioche
France, 1907 : « L’emploi du temps à l’École navale est réglé par un tableau de service, arrêté avant la rentrée des élèves, et qui ne reçoit de modifications qu’après la clôture des cours, pendant le mois réservé à la préparation des examens de sortie ou de fin d’année et dit : mois de pioche. »
(Histoire de l’École navale)
Plein vent
France, 1907 : Arbre isolé planté loin des habitations, des clôtures et qu’on laisse croitre en liberté.
Pour amitié garder, parois entreposer
France, 1907 : La trop grande fréquentation, la vie en commun engendrent les heurts, les froissements, d’où les disputes et les haines ; c’est pourquoi le mariage est si souvent le tombeau de l’amour. D’où il s’ensuit que pour s’aimer il ne faut pas se voir trop souvent. « Un peu d’absence fait grand bien », dit un autre vieux dicton. On trouve cet aphorisme chez tous les peuples. « Rare visite, aimable convive », disent les Russes. Les Anglais : « Amis s’accordent mieux de loin » ; les Allemands : « Une haie conserve verte l’amitié ; aimez votre voisin, mais ne renversez pas la clôture. » « Je préfère que mon ami me trouve oublieux que fâcheux », disent les Écossais. Les Espagnols ; « Gardez vous d’aller tous les jours chez votre frère » ; « Un convive et un poisson sentent le troisième jour. »
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