Ansiaume, 1821 : Montre à répétition.
Il prend celles d’orient à repotel pour cinq cigues.
Bogue à repotel
Ansiaume, 1821 : Montre à répétition.
Il prend celles d’orient à repotel pour cinq cigues.
Bogue d’Orient
Ansiaume, 1821 : Montre d’or.
Le fourgat prend celles d’orient pour trois cigues.
Bras-de-Fer, 1829 : Montre d’or.
France, 1907 : Montre d’or.
En faisant nos gambades,
Un grand messière franc
Voulant faire parade
Serre un bogue d’Orient.
(Chanson de forçats)
On dit aussi bogue en jonc.
Bredoche
Ansiaume, 1821 : Liard.
J’ai perdu 12 cigues au flouan, il me reste 3 bredoches.
Delvau, 1866 : s. f. Liard, — dans l’argot des voyous. Ils disent aussi brobèche et broque.
Cigale
Vidocq, 1837 : s. f. — Pièce d’or.
Larchey, 1865 : Pièce d’or (Vidocq). — Comparaison du tintement des louis au cri de la cigale.
Delvau, 1866 : s. f. Chanteuse des rues, qui se trouve souvent dépourvue lorsque « la bise est venue ».
Delvau, 1866 : s. f. Cigare, — dans l’argot du peuple, qui frise l’étymologie de plus près que les bourgeois, puisque cigare vient de espagnol cigarro, qui vient lui-même, à tort ou à raison, de cigara, cigale, par une vague analogie de forme.
Delvau, 1866 : s. f. Pièce d’or, — dans l’argot des voleurs, qui aiment à l’entendre sonner dans leur poche. Ils disent aussi cigue, par apocope, et Ciguë, par corruption.
Rigaud, 1881 : Chanteuse ambulante.
France, 1907 : Pièce de vingt francs.
Depuis La Cigale et la Fourmi, de La Fontaine, le mot s’applique aux chanteuses des rues.
France, 1907 : Société artistique et littéraire, fondée à Paris en 1875 par un groupe de poètes, d’écrivains, d’artistes méridionaux. Un dîner, intitulé Dîner de la Cigale, les réunit à certaines époques. La politique est exclue de ces réunions. Paul Arène explique plaisamment le but de cette fondation :
C’est pour ne pas perdre l’ « assent »
Que nous fondâmes la Cigale ;
On parle cent, à la fois, cent !…
C’eat pour ne pas perdre l’ « assent ».
Mais cette Cigale, on le sent,
De rosée à l’ail se régale :
C’est pour ne pas perdre l’ « assent »
Que nous fondâmes la Cigale.
Cigue
Ansiaume, 1821 : Louis d’or.
Si j’avois dix cigues, j’affranchirois mon garde pour cromper.
Vidocq, 1837 : s. f. — Pièce d’or.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
Clémens, 1840 : Pièce d’or.
France, 1907 : Pièce de vingt francs Abréviation de cigale.
Couenne
d’Hautel, 1808 : Peau de Pourceau. On dit grossièrement d’un homme peu industrieux ; d’un nigaud, d’un maladroit, d’un sot, qu’il est couenne ; qu’il est bête comme une couenne.
Se ratisser la couenne. Pour, se raser le visage, se faire la barbe.
Delvau, 1864 : Le membre viril, — une cochonnerie.
Larchey, 1865 : « On dit d’un nigaud, d’un maladroit, d’un sot qu’il est couenne. » — d’Hautel, 1808. — V. Coenne.
Delvau, 1866 : s. et adj. Imbécile, niais, homme sans énergie, — dans l’argot des faubouriens, qui pensent comme Émile Augier (dans la Ciguë), que « les sots sont toujours gras ».
Delvau, 1866 : s. f. Chair, — dans l’argot du peuple. Gratter la couenne à quelqu’un. Le flatter, lui faire des compliments exagérés.
Rigaud, 1881 : Niais.
Est-il couenne, ce petit N… de D… là…, ça lui fait de la peine quand on bat les autres.
(Eug. Sue. Misères des enfants trouvés.)
Rigaud, 1881 : Peau. — Se racler la couenne, se raser.
France, 1907 : Chair. Gratter, racler ou ratisser la couenne, raser. Se dit aussi pour flatter, dans le même sens que passer la main dans le dos.
France, 1907 : Sot, lourdaud, à l’intelligence épaisse comme la peau du porc.
Oui, y a pas d’doute, à ton accent
On voit qu’t’es faubourien pur sang ;
T’es éveillé, t’as pas l’air couenne,
T’es p’t’êtr’ du quartier Saint-Antoine.
(A. Bruant et J. Jouy)
Cygne
d’Hautel, 1808 : Blanc comme un cygne. Expression exagérée, pour dire qu’une personne a la peau très blanche.
Faire d’un oison un cygne. Louer d’une manière excessive un homme de peu de mérite.
Rigaud, 1881 : Pièce de vingt francs. C’est une forme nouvelle de l’ancien ciguë, cigale.
Foufière
Ansiaume, 1821 : Tabatière.
Tu sais, la foufière d’orient ? le fourga m’a donné trois cigues.
Bras-de-Fer, 1829 : Tabatière.
Montante
Ansiaume, 1821 : Culotte.
J’ai grinchi 2 cigue dans la soude de la montante.
anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Culotte.
Vidocq, 1837 : s. f. — Échelle.
M.D., 1844 : Une chaise.
Halbert, 1849 : Culotte.
Delvau, 1866 : s. f. Échelle, — dans le même argot [des voleurs].
Rigaud, 1881 : Échelle, — dans le jargon des voleurs.
Virmaître, 1894 : Échelle. L’image est frappante. Quand, autrefois, l’échafaud était élevé de treize marches que le condamné devait gravir, on nommait les marches la montante du calvaire (Argot des voleurs). N.
Hayard, 1907 / France, 1907 : Échelle.
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