Apôtre de l’anus
Delvau, 1864 : Pédéraste, ou seulement sodomite, — homme qui se plaît à envoyer (ἀποστέλλω) son sperme dans le vagin breneux d’un autre homme, de préférence au vagin naturel de la femme.
Ah ! Dans toute la chrétienté,
Il faut que la société
Envoie des missionnaires,
De saints apôtres de l’anus,
Qui, tirant les vits des ornières,
Prêchent l’Évangile des culs.
(Collé)
Cher comme chresme
France, 1907 : Expression qui n’est plus en usage que chez les vieilles dévotes qui disent aussi : précieux comme un saint chresme. Voici comment Leduchat explique ce dicton : « C’est encore l’opinion du petit peuple dans le Périgord, qu’anciennement la substance du chresme se prénoit dans l’oreille d’un dragon, qu’un chevalier de la maison de Bourdeille alloit chercher au delà de Jérusalem, où il apportoit ensuite cette substance, laquelle, sanctifiée par les prélats du lieu, étoit distribué dans les églises de la chrétienté. »
Chrétienté
d’Hautel, 1808 : Marcher sur la chrétienté. Avoir ses souliers et ses bas percés ; être dans une extrême indigence.
Chrétienté (marcher sur la)
France, 1907 : Marcher nu-pieds.
Marcher sur la chrétienté
Delvau, 1866 : v. n. N’avoir pas de souliers ou avoir des souliers usés, — dans le même argot [du peuple].
Rigaud, 1881 : Marcher pieds nus, marcher avec des souliers qui menacent à chaque instant de quitter les pieds.
France, 1907 : Marcher pieds nus.
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