Bois (mettre du)
Rigaud, 1881 : En style de vaudevilliste, c’est envoyer des amis çà et là, un peu à toutes les places, pour réchauffer l’enthousiasme du public engourdi par le froid de certaines pièces. Le rôle des amis consiste à s’écrier :
Admirable ! sublime ! comme c’est trouvé !… Quel talent !… C’est du Molière !
Coût à l’auteur : un souper à base de choucroûte ou de volaille froide, selon que la pièce est en un acte ou en cinq actes.
Choucroute (tête ou mangeur de)
Larchey, 1865 : Allemand.
Choucrouter
Delvau, 1866 : v. n. Manger de la sauer-kraut, — dans l’argot des faubouriens. Signifie aussi parler allemand.
France, 1907 : Parler allemand ou manger de la choucroute.
Choucrouteur
Delvau, 1866 : s. m. Allemand, mangeur de sauer-kraut. On dit aussi Choucroutemann.
Choucroutmann
Virmaître, 1894 : Allemand. Allusion au mangeur de choucroute (Argot du peuple). N.
Mangeur de choucroute
Delvau, 1866 : s. m. Allemand.
Tête carrée
Delvau, 1866 : s. f. Allemand ou Alsacien. On dit aussi Tête de choucroute.
Rigaud, 1881 : Allemand.
Virmaître, 1894 : V. Alboche.
Rossignol, 1901 : Tous individus nés où l’on parle l’allemand.
France, 1907 : Allemand.
Tête carrée, tête de choucroute
Larchey, 1865 : Allemand.
Tête de choucroute
Virmaître, 1894 : V. Alboche.
France, 1907 : Tête d’Allemand.
Donc, pour nous, tête de choucroute,
C’est l’imminente banqueroute ;
Nous voilà fichus, farfichus ;
La chose est irrémédiable,
La France agonise, et le Diable
Sur elle a mis ses pieds fourchus ?
(Raoul Ponchon)
Argot classique, le livre • Telegram
