Ansiaume, 1821 : Tuer un homme.
Il faut abattre le gaillet, chomir le roulant et faire suer le chesne.
Chêne (faire suer un)
Ansiaume, 1821 : Tuer un homme.
Il faut abattre le gaillet, chomir le roulant et faire suer le chesne.
Chomir
Ansiaume, 1821 : Briser.
Il faut être 12 bons pègres pour chomir la grosse roulotte de Paris.
Vidocq, 1837 : v. a. — Perdre.
Lourde
d’Hautel, 1808 : Porte. Terme d’argot.
Brider la lourde. Fermer la porte.
Ansiaume, 1821 : Porte.
La tournante ne débride la lourde, il faut la chomir.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Porte.
Bras-de-Fer, 1829 : La porte.
Vidocq, 1837 : s. f. — Porte.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
Clémens, 1840 / M.D., 1844 : Porte.
un détenu, 1846 : Porte. Boucler la lourde : fermer la porte ; débrider la lourde ; l’ouvrir.
Halbert, 1849 : Porte.
Larchey, 1865 : Porte. — On ne les faisait pas légères jadis et pour cause. V. Bocson, Tremblant. — Lourdier : Portier. V. Lordant.
Delvau, 1866 : s. f. Porte, — dans l’argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Hôtel garni, — dans le jargon des voyous.
Rigaud, 1881 : Porte. — Débrider la lourde, ouvrir la porte, boucler la lourde, fermer la porte.
La Rue, 1894 : Porte. Hôtel garni. Lourdier, portier.
Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 / anon., 1907 : Porte.
Mince
d’Hautel, 1808 : Des minces. On appeloit ainsi vulgairement le papier monnoie, connu sous le nom d’assignats, quand il étoit en émission ; c’est maintenant le nom que le peuple donne aux billets de banque.
Mince comme la langue d’un chat. Se dit par mépris d’une chose peu épaisse, qui n’a de valeur qu’autant qu’il y a beaucoup de matière.
Il est assez mince. Pour dire, il n’est pas trop à son aise.
Avoir l’esprit mince. Pour avoir peu d’esprit, être borné.
Ansiaume, 1821 : Papier.
Pour chomir les bocaux, il faut appliquer du mince bien plaqué pour ne pas attirer la raille.
Vidocq, 1837 : s. m. — Papier à lettre.
Larchey, 1865 : Papier à lettres (Vidocq). — Allusion d’épaisseur.
Delvau, 1866 : s. m. De peu de valeur, morale ou physique, — dans l’argot des faubouriens, qui disent cela à propos des gens et des choses. Mince alors !
Delvau, 1866 : s. m. Papier à lettres, — dans l’argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Papier à lettres, billet de banque, papier. — Le mot mince pour désigner papier date de la création des assignats.
Boutmy, 1883 : adj. Pris adverbialement Beaucoup, sans doute par antiphrase. Il a mince la barbe, il est complètement ivre. Commun à plusieurs argots.
La Rue, 1894 : Papier. Billet de banque. Mince ! Beaucoup, très.
Virmaître, 1894 : Rien. Mais, dans le peuple, cette expression sert à manifester l’étonnement.
— Ah ! mince alors, elle en a une nichée dans la paillasse (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Ce mot sert à marquer l’étonnement, et signifie beaucoup.
Vois ce que j’ai pris de poisson ! Mince alors. — Le patron offre à dîner : mince ce que nous allons nous les caler.
France, 1907 : Beaucoup. Mince de chic ! Mince de potin ! Mince de colle ! Mince de rigolade ! Mince de pelle !
Depuis qu’nous somme on république,
On fourr’ ces mots un peu partout.
Nos gouvernants sont ironiques,
Ils la connaiss’nt pour s’fout’ de nous,
Sur les monuments, les écoles,
Les mairies, on voit ces trois mots,
Comm’ si qu’c’était vrai. Minc’ de colle !
C’qu’on te gourr’, mon vieux populo !
(Le Père Peinard)
Je r’viens d’un’ noce aux Batignolles,
Minc’ de rigolade ! Ah ! chaleur !
Les invités avaient des fioles
À fair’ pâmer un saul’ pleureurs
Y avait d’quoi rir’ comm’ un’ baleine
En voyant parents et mariés.
(Jeanne Bloch)
France, 1907 : Papier à lettres ; argot des voleurs.
Parain
Ansiaume, 1821 : Témoin.
On peut chomir la lourde de sa turne, il n’y a point de parain.
Roulant
d’Hautel, 1808 : Un roulant. Pour dire une voiture, un carosse, un équipage.
Avoir un roulant. Pour dire avoir voiture, équipage.
Ansiaume, 1821 : Carosse.
Il faut chomir le roulant et ébobir les messières.
Vidocq, 1837 : s. m. — Fiacre.
Halbert, 1849 : Pois.
Delvau, 1866 : s. m. Fiacre, — dans l’argot des voyous. Roulant vif. Chemin de fer.
Rigaud, 1881 : Marchand d’habits ambulant.
La Rue, 1894 : Fiacre. Petit-pois. Chineur vendant à domicile des étoffes volées. Roulante, voiture. Tambour.
France, 1907 : Marchand ambulant. Les roulants font un tort considérable aux marchands établis. Avec les roulants, le nombre des marchands s’est trouvé décuplé, et par conséquent ils font moins d’affaires.
France, 1907 : Pois ; argot des voleurs.
Vanterne
Ansiaume, 1821 : Fenêtre.
Pour chomir un boccaux, il faut y coller du mince.
un détenu, 1846 : Fenêtre.
Delvau, 1866 : s. f. Lanterne, — dans le même argot [des voleurs]. Vanterne sans loches. Lanterne sourde.
Rigaud, 1881 : Fenêtre. — Lanterne, — dans l’ancien argot, de l’espagnol vantana. — Vanterne sans loches, lanterne sourde.
La Rue, 1894 : Fenêtre. Lanterne.
Virmaître, 1894 : Lanterne. Vanterne sans loches. A. D. M. Lorédan Larchey, d’après H. Monnier, dit que le vanternier, au lieu d’entrer par la lourde, préfère s’introduire par la fenêtre. Vanterne n’a jamais été une lanterne, pas plus que vanterne n’est une fenêtre. V. Venterne.
Hayard, 1907 : Fenêtre.
France, 1907 : Lanterne. Vanterne sans loches, lanterne sourde. Doubles vanternes, binocle.
France, 1907 : Voir Venterne.
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