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Aigle blanc

Virmaître, 1894 : Chef de bande de voleurs. Sans doute parce que l’aigle vole haut (Argot des voleurs). V. Méquard. N.

Coire

Halbert, 1849 : Ferme ou métairie.

Delvau, 1866 : s. f. Ferme, métairie, — dans l’argot des voleurs.

La Rue, 1894 : Ferme. Chef de bande.

Virmaître, 1894 : Ferme ou métairie (Argot des voleurs).

France, 1907 : Chef. Corruption de coëre.

— Je rencontrai des camarades qui avaient aussi fait leur temps ou cassé leur ficelle. Leur coire me proposa d’être des leurs ; on faisait la grande soulasse sur le trimar.

(Victor Hugo)

France, 1907 : Ferme où métairie.

Duchesse

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Chef femelle d’une bande de voleurs.

La Rue, 1894 : Femme d’un chef de bande.

France, 1907 : Femme où maitresse d’un chef de bande, ou femme dirigeant une bande. Le mot date du moyen âge, où les bohémiens donnaient à leurs chefs le titre de duc, du latin dux, conducteur.

Grand coësre

La Rue, 1894 : Chef de bande.

Grand-coesre

France, 1907 : Chef de bande ; c’était autrefois le roi des mendiants.

Marquant

anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Homme.

Vidocq, 1837 : s. m. — Homme couvert de bijoux, qui est riche ou qui paraît l’être.

Halbert, 1849 : Homme, souteneur.

Delvau, 1866 : s. m. Maître, chef, — dans le même argot [des voleurs].

Rigaud, 1881 : Maître. — Ivrogne. — Souteneur, — dans le jargon des voleurs.

La Rue, 1894 : Maître. Ivrogne. Souteneur.

France, 1907 : Maître, chef de bande, souteneur, homme d’une prostituée, d’une marque.

Mégard

France, 1907 : Chef de bande ; argot des voleurs.

Méquard

Larchey, 1865 : Commandant. — Méquer : Commander. — De mec : maître.

Delvau, 1866 : s. m. Commandant, mec, dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Maître. — Méquer, commander ; dérivés de mec.

Virmaître, 1894 : Commandant d’une bande de voleurs (Argot des voleurs).

France, 1907 : Augmentatif de mec, chef de bande.

Poteau

d’Hautel, 1808 : Des jambes grosses comme des poteaux. Pour dire massives ; d’une énorme grosseur, dénuées de graces et de légèreté.

Rigaud, 1881 : Camarade dévoué, — dans le jargon des voleurs.

Fustier, 1889 : Chef de bande, — dans l’argot des voleurs.

La Rue, 1894 : Malfaiteur, Chef de bande. Camarade dévoué, complice. Grosse jambe.

Virmaître, 1894 : Ami. La figure en juste ; un poteau soutient. Poteau veut dire aussi complice (Argot des voleurs).

Rossignol, 1901 : Camarade, complice.

Hayard, 1907 : Ami.

France, 1907 : Camarade, complice. On s’appuie sur lui ; il sert comme un poteau de soutien.

Si ton poteau te passe à l’as,
Bidonne, il chopera Mazas.

(Hogier-Grison, Pigeons et Vautours)

Toucheur

France, 1907 : Chef de bande d’assassins.

L’assommeur n’est que l’aide du pégriot. Son chef d’attaque, c’est le toucheur. On qualifie de toucheur celui qui, après avoir donné le premier coup à la victime, est aussi le premier à faire sauter le tiroir et à toucher la monnaie. D’ordinaire le toucheur est un gamin de dix-sept à dix-huit ans, aussi frêle, aussi chétif que son assommeur est d’aspect redoutable.

(Mémoires de M. Claude)

France, 1907 : Conducteur de bestiaux.

Les chemins de fer ont amélioré la condition des toucheurs en les transportant commodément eux et leurs animaux et à moins de frais que par le passé.

(Comte Jaubert)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique