France, 1907 : La vile multitude, comme disait M. Thiers, dont on fait des soldats qui se font tuer pour défendre des liens qu’ils ne possèdent pas et des propriétés qui appartiennent à d’autres.
Chair à canon
Sac à vin
Virmaître, 1894 : Ivrogne pour qui toutes les boissons sont bonnes. Mot à mot : il engloutit tous les liquides dans son sac (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Celui qui en boit beaucoup.
France, 1907 : Ivrogne. C’était autrefois le sobriquet des Angevins.
En avants deux ! Ô vous qu’on nomme
Chair à canon et sac à vin ;
Va-nu-pieds et bêtes de somme,
Traîne-misère et meurt-de-faim,
En avant deux et que tout danse
Pour équilibrer la balance.
(J.-B. Clément)
Viande à canon
Rigaud, 1881 : Soldat. — En temps de guerre le canon en fait une grande consommation. Sous le premier Empire, alors que la gloire coûtait à la France des monceaux de cadavres entassés sur les champs de bataille, on appelait les soldats : de la chair à canon.
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