France, 1907 : Terme de tripot signifiant : faire changer les cartes lorsqu’on s’aperçoit que les rois sont légèrement ployés en long de façon à être reconnus par le grec qui donne.
Casser les reins au roi
Mancheur
Rigaud, 1881 : « L’espèce de truqueur dit mancheur s’introduit, sous divers prétextes, chez les gens riches ou qu’il sait généreux, et tâche de les intéresser à ses malheurs réels ou imaginaires. » (Paris-Vivant, Le Truqueur, 1858)
Rigaud, 1881 : « On appelle mancheurs ceux (les saltimbanques) qui n’ont ni baraque, ni tente en toile, mais simplement la permission, de par le préfet ou le maire, de se tordre les membres, de se casser les reins comme ils l’entendent, dans les carrefours, sur les places, au coin des rues ! Pour bureau de recette, ils ont une soucoupe cassée, un vieux plat d’étain. » (J. Vallès)
France, 1907 : Acrobate de rue, ainsi nommé parce qu’il fait la quête ou manche.
Monter à l’arbre
Delvau, 1866 : v. n. Être le jouet innocent de quelques farceurs qui font pour vous, homme, ce que d’autres farceurs font pour Martin, ours, au Jardin des Plantes, — sans réfléchir que, furieux d’être ainsi joué, vous pouvez leur casser les reins d’un coup de griffe. On dit aussi Monter à l’échelle.
France, 1907 : Attendre ce qui ne viendra jamais.
Les gens qui montent à l’arbre, c’est-à-dire les naïfs, les crédules à qui on fait croire que la colonne Vendôme a été élevée par les Romains et que l’obélisque compte retourner bientôt en Égypte.
(Aurélien Scholl)
Musique
d’Hautel, 1808 : Musique enragée ; musique des chiens et des chats. Musique discordante et pitoyable.
Il est réglé comme un papier de musique. Se dit de quelqu’un qui mène une vie uniforme et régulière.
Delvau, 1866 : s. f. Ce qui reste au fond de l’auge, — dans l’argot des maçons. Par extension, Résidu d’un verre, d’un vase quelconque.
Delvau, 1866 : s. f. Lots d’objets achetés à l’Hôtel des Ventes, — dans l’argot des Rémonencqs.
Delvau, 1866 : s. f. Morceaux de drap cousus les uns après les autres. Argot des tailleurs.
Rigaud, 1881 : Culot de l’auge des maçons. — Résidu d’un verre, d’un vase quelconque. (A. Delvau)
Rigaud, 1881 : Dénonciation. — Passer à la musique, être confronté avec un dénonciateur.
Rigaud, 1881 : Grande quantité de corrections indiquées sur la marge des pages, de telle sorte que l’épreuve a quelque analogie d’aspect avec une page de musique. (Boutmy.)
Rigaud, 1881 : Lot de bric-à-brac acheté à l’Hôtel des Ventes. — Petit pain, c’est-à-dire flûte.
Rigaud, 1881 : Plaintes, doléances au jeu. — Faire de la musique, se plaindre d’avoir mauvais jeu, d’avoir perdu.
Bisset payait avec des jurements, des trépignements, des grognements, faisait une musique infernale.
(Vast-Ricouard, Le Tripot)
Petite musique, petit jeu, petite mise au jeu.
Boutmy, 1883 : s. f. Grande quantité de corrections indiquées sur la marge des pages, de telle sorte que l’épreuve a quelque analogie d’aspect avec une page de musique. En un autre sens, groupe de compositeurs qui calent fréquemment par suite de leur incapacité. On dit encore en ce sens la petite musique
Fustier, 1889 : Dénonciateur.
Il est trop musicien !
(Gil Blas, 1882)
Bon enfant au surplus, du sang et pas de musique (incapable d’une dénonciation).
(Humbert, Mon bagne)
La Rue, 1894 : Lot de bric-à-brac. Gouttures des verres que recueille le marchand de vin. Culot de l’auge des maçons. Ruse. Petit pain. Plaintes, doléances. Dénonciation.
Rossignol, 1901 : Dénonciateurs condamnés mis séparément en la prison de la Roquette pour éviter qu’ils se fassent casser les reins.
France, 1907 : Articles de bric-à-brac.
France, 1907 : Assemblage de morceaux de drap ; argot des tailleurs.
France, 1907 : Classe de dénonciateurs.
La classe que les voleurs désignent sous le nom de musique est composée des malfaiteurs qui, après leur arrestation, se mettent à table, c’est-à-dire font des révélations sur les vols qu’ils ont commis, ainsi que sur leurs complices.
Les coqueurs, pendant le cours de l’instruction, quelquefois un an ou deux, sont placés, à la Conciergerie, dans une pièce séparée, et n’ont aucune relation avec les autres prisonniers, qui sans cette précaution, leur feraient un mauvais parti pour se venger de leur trahison.
Recevant toutes les semaines, en récompense des services rendus, une ou deux pièces de cinq francs, suivant l’importance des renseignements qu’ils ont donnés à la police, ils attendent tranquillement le jugement de leur affaire, et, après leur condamnation, restent à la Conciergerie ou sont envoyés à Sainte-Pélagie, dans des salles séparées, pour y subir leur peine.
Là, ils trouvent encore moyen de rendre des services à la police, qui fait passer devant eux tout individu arrêté qu’elle suppose devoir être un repris de justice, un voleur de profession ou un forçat en rupture de ban, dont elle croit ne pas connaitre le véritable nom, et s’il appartient à l’une de ces trois catégories, il est rare qu’il ne soit pas reconnu par l’un des musiciens.
(Mémoires de Canler)
France, 1907 : Récriminations, criailleries.
France, 1907 : Résidu de l’auge ; argot des maçons.
France, 1907 : Ruse.
France, 1907 : Tricherie au jeu.
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