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Manger le morceau

Ansiaume, 1821 : Révéler un crime.

S’il mange le morceau, je serai butté.

Bras-de-Fer, 1829 : Dénoncer.

Vidocq, 1837 : v. a. — Révéler un crime ou un délit.

Delvau, 1866 : v. a. Faire des révélations, nommer ses complices, — dans l’argot des voleurs. On dit aussi Casser le morceau.

Delvau, 1866 : v. a. Trahir un secret ; ébruiter trop tôt une affaire, — dans l’argot du peuple.

Virmaître, 1894 : Dénoncer ses complices, ou avouer ses méfaits (Argot des voleurs). V. Mouton.

Rossignol, 1901 : Aveux faits par un voleur qui fait connaître ses complices. Il a mangé le morceau.

Hayard, 1907 : Dénoncer ses complices.

France, 1907 : Dénoncer, faire des révélations ; argot des voleurs.

Le morceau tu ne mangeras
De crainte de tomber au plan.

(Commandements des voleurs)

— Comment ! s’écria la femme, voudras-tu manger le morceau ? Ah ! Joseph, quelle réputation tu vas laisser à nos enfants !

(Marc Mario et Louis Launay, Vidocq)

À la sollicitude dont le Parquet l’entoure, il est bien évident qu’on essaie de la récompenser du service qu’elle lui a rendu en mangeant le morceau.

(Henri Rochefort)

On dit aussi manger du lard.

Morceau (manger, casser, avaler le)

France, 1907 : Dénoncer.

Il n’y a pas à s’illusionner, la rousse trouve toujours moyen de se faufiler dans les conciliabules les plus secrets, ou, à son défaut, il se trouve un sale cochon pour casser le morceau.

(La Sociale)

De morceau tu ne mangeras
De crainte de tomber au plan.

(Vidocq)


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