d’Hautel, 1808 : « Nom donné d’abord à une espèce d’air et de danse, ensuite à une forme particulière de vêtement ; puis aux soldats qui le portoient ou qui chantoient des carmagnoles, » etc. Dict. de l’Académie, supplément.
Faire danser la carmagnole à quelqu’un. Au figuré, signifioit, dans les troubles de la révolution, le guillotiner, le mettre à mort par tous les supplices de ce temps.
Carmagnol
Carmagnole
Delvau, 1866 : s. m. Soldat de la République, — dans l’argot des ci-devant émigrés à Colentz.
Madame Véto
Delvau, 1866 : Marie-Antoinette. On connaît la chanson ;
Madam’ Véto s’était promis
De faire égorger tout Paris ;
Mais son coup a manqué,
Grâce à nos canonniers !
Dansons la carmagnole,
Vive le son
Du canon !
Torgnole
Delvau, 1866 : s. f. Soufflet ou coup de poing, — dans l’argot du peuple.
La Rue, 1894 : Soufflet. Coups. Correction.
France, 1907 : Gifle, coup. Allonger une torgnole, donner un soufflet.
Dansons le Ça ira, la Carmagnole
Voici le tas des mobles qui parait.
Sanson va leur flanquer une torgnole
Avec son couperet.
(Jean Richepin)
anon., 1907 : Gifle.
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