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Balloches

Delvau, 1864 : Les testicules. — Ce mot vient, soit du verbe ballocher — qui, en argot, veut dire tripoter — soit du fruit du Bélocier, qui portait autrefois le même nom, ou à peu près le même nom, et qui présente en effet une certaine analogie avec la forme des couilles.

Un médisant dit que l’abbé auquel elle vouloit boire, — qui, à la vérité, avait en ses jeunes ans perdu ses deux témoins instrumentaires… en descendant d’un bellocier, c’est un prunier sauvage, — s’appelait monsieur de Non Sunt.

(Contes d’Eutrapel)

Rossignol, 1901 : Il y a quarante ans, avant que les magasins des Phares de la Bastille n’existassent et que le canal Saint-Martin ne fût couvert, il y avait sur la place des saltimbanques, prestidigitateurs et marchands de chansons. Il y en avait un, entre autres, qui, à chaque loterie qu’il faisait, ne manquait jamais de dire, lorsqu’il lui restait deux numéros à placer :

J’en ai deux ; qui veut mes deux. Madame, prenez mes deux, j’aimerais être comme Abélard, ne plus en avoir.

Blanc

d’Hautel, 1808 : Un mangeur de blanc. Libertin, lâche et parresseux, qui n’a pas honte de se laisser entretenir par les femmes.
Il a mangé son pain blanc le premier. Pour dire que dans un travail quelconque, on a commencé par celui qui étoit le plus agréable, et que l’on a gardé le plus pénible pour la fin.
Se manger le blanc des yeux. Pour se quereller continuellement ; être en grande intimité avec quelqu’un.
Quereller quelqu’un de but en blanc. C’est chercher dispute à quelqu’un sans motif, sans sujet, lui faire une mauvaise querelle.
On dit à quelqu’un en lui ordonnant une chose impossible, que s’il en vient à bout, On lui donnera un merle blanc.
Rouge au soir, blanc au matin ; c’est la journée du pèlerin.
Voyez Pélerin.
S’en aller le bâton blanc à la main. Voyez Bâton.
Il faut faire cette chose à bis ou à blanc. C’est-à-dire, de gré ou de force.

M.D., 1844 : Connu.

Delvau, 1866 : s. m. Légitimiste, — dans l’argot du peuple, par allusion au drapeau fleurdelisé de nos anciens rois.

Delvau, 1866 : s. m. Vin blanc, — dans le même argot [du peuple].

Rigaud, 1881 : Partisan de la monarchie héréditaire. Allusion à la couleur du drapeau des anciens rois de France.

Dans les trois jours de baccanal !
Les blancs n’étaient pas à la noce
Tandis que moi j’étais t’au bal.

(L. Festeau, Le Tapageur)

Rigaud, 1881 : Terme de libraire : livre en feuille non encore broché.

Hayard, 1907 : Argent.

France, 1907 : Eau-de-vie de marc ; pièce d’un franc ; légitimiste, à cause du drapeau blanc des anciens rois de France. Blancs d’Espagne, légitimistes qui considèrent Don Carlos comme l’héritier de la couronne de France. Être à blanc, avoir un faux nom ; expression qui vient de l’habitude qu’on avait autrefois d’inscrire sur les registres des actes de naissances les enfants trouvés sous le nom de « blanc », d’où l’appellation d’enfants blancs.

L’invasion des « blanc » dans l’état civil motiva une circulaire, adressée, le 30 juin 1812, aux préfets par le ministre de l’intérieur, qui blâma cet usage, en invitant les officiers d’état civil à ne plus accepter ces désignations et notamment celle de blanc : « Cette sorte de désignation vague, jointe à un nom de baptême qui lui-même peut être commun à plusieurs individus de la même classe, disait le ministre, ne suffit pas pour les distinguer ; il en résulte que les mêmes noms abondent sur la liste de circonscription, etc. »
Quelle en était l’origine ? Le mot blanc s’emploie souvent à titre négatif, spécialement on dit : « Laissez le nom en blanc », c’est-à-dire n’en mettez pas. Or, l’enfant naturel, né de père et de mère inconnus, n’a pas de nom qu’on puisse inscrire sur son acte de naissance, d’ou probablement le nom blanc qu’on a mis pour en tenir lieu, et comme exprimant l’absence de tout nom patronymique.

(L’Intermédiaire des chercheurs et curieux)

Jeter du blanc, interligner ; argot des typographes.
N’être pas blanc. Se trouver en danger, être sous le coup d’une mauvaise affaire.

France, 1907 : Rondelle de métal que les filles de maisons de prostitution reçoivent de la matrone après une passe et qui représente le tarif ; d’où mangeurs de blancs, pour désigner un individu se faisant entretenir par les prostituées.

Cachalot

Virmaître, 1894 : Femme qui a des aptitudes spéciales. Elle rend par le nez ce qu’elle a avalé par la bouche (Argot des filles). N.

France, 1907 : « Femme qui a des aptitudes spéciales. Elle rend par le nez ce qu’elle a avalé par la bouche. Argot des filles. »

(Ch. Virmaître, Dictionnaire fin de siècle)

France, 1907 : Vieux marin.

Pour atteindre le bateau américain qui a bien voulu me prendre et me tirer de cet enfer, j’ai dû nager pendant près de deux heures, entre deux eaux, afin d’éviter d’être aperçu des sentinelles et des barques de l’administration ; il m’a fallu aussi plonger tout à coup pour échapper aux requins, qui venaient flairer en moi un déjeuner… Tu comprends que pour un vieux cachalot comme moi, me jeter dans ce canal, un simple ruisseau, c’était une plaisanterie.

(E. Lepelletier, Les Secrets de Paris)

Canal

d’Hautel, 1808 : Il n’est pas mal, pour mettre dans le canal. Quolibet trivial et populaire qui se dit d’un homme laid, difforme et d’une grande prétention ; d’un fat dénué des connoisąnces nécessaires à son emploi, ou qui veut prendre des airs au-dessus de sa condition.
Le canal d’Angoulême. Pour dire le gosier, la gorge.
Pour faire entendre qu’un homme s’est ruiné par intempérance et sensualité, on dit que : Toute sa fortune est passée par le canal d’Angoulême.

Delvau, 1864 : Le membre viril, qui est en effet le canal du bonheur — pour les femmes. Quel dommage qu’on soit forcé de le faire draguer si souvent par les chirurgiens !

Par le canal de son amant
Le bien qui arrive en dormant.

(Collé)

Charrieur a la mécanique

Vidocq, 1837 : Voleur qui, avec le mouchoir, attrape un passant par le col, le porte ainsi sur les épaules pendant qu’un camarade s’occupe à le dévaliser de manière à le laisser quelquefois nu et sans vie sur la route.
Lorsque le pantre est mort, ce qui arrive quelquefois, les Charrieurs à la mécanique jettent le cadavre dans le canal ; car c’est ordinairement dans ce quartier désert qu’ils exercent leur horrible industrie.

Chaude-lance

Delvau, 1864 : Le faux-nez de la chaude-pisse.

Le soldat de Lobau,
Dit-on, n’eut pas de chance,
Car une chaude-lance
Lui corda le bayou.

(Joachim Duflot)

Larchey, 1865 : Gonorrhée (Vidocq) — Allusion à la chaleur et aux élancements du canal de l’urètre.

France, 1907 : Gonorrhée, autrement dit : chaude-pisse.

Chaude-pisse

Delvau, 1864 : Écoulement vénérien au canal de l’urètre, — une des épines de cette rose qu’on appelle la femme.

… Suis-tu d’abord quel nom
Donner à l’instrument par où te mâle pisse
Et par lequel aussi lui vient la chaude-pisse ?

(Louis Protat)

Dessaleurs

Virmaître, 1894 : C’était une compagnie d’assassins qui attendaient sur les quais déserts du canal Saint-Martin les passants attardés. Ils les dépouillaient d’abord et les jetaient ensuite à l’eau. Le lendemain matin ils arrivaient comme par, hasard sur la berge, armés d’un croc et repêchaient le dessalé pour avoir la prime. L’opération était doublement fructueuse. La bande fut arrêtée et condamnée. L’expression est restée dans le peuple ; tout noyé pour lui est un dessalé (Argot du peuple). N.

France, 1907 : « C’était une compagnie d’assassins qui attendaient sur les quais déserts du canal Saint-Martin les passants attardés. Ils les dépouillaient d’abord et les jetaient ensuite à l’eau. Le lendemain matin, ils arrivaient comme par hasard sur la herse, armés d’un croc, et repêchaient le dessalé pour avoir la prime. L’opération était doublement fructueuse. La bande fut arrêtée et condamnée. »

(Ch. Virmaître)

Gamahucher le canal

Delvau, 1864 : Sucer un homme, aspirer la moelle qui coule dans son canal de l’urètre.

Si, comme la race canine,
Nous pouvions, sans gêne et sans mal,
Nous gamahucher le canal.

(Dumoulin)

Insurgé de Romilly

Delvau, 1866 : s. m. Résultat probant de toute bonne digestion. Synonyme de factionnaire, sentinelle, etc. Cette expression date de 1848 et est due à une historiette grasse rapportée par le Corsaire de cette époque.

France, 1907 : Étron. « Cette expression — dit Alfred Delvau — date de 1848. Les Insurgés de Romilly, écrit le Corsaire, traversent tous les matins un bois voisin du canal qu’ils creusent près de Conflans (Marne). Non contents d’user du bénéfice que leur accorde le propriétaire du bois, pour abréger leur chemin, ils aiment à s’égarer dans les allées sinueuses tracées pour la méditation, et ils y déposent des marques nombreuses de leur passage. Donc, le maître du bois, se promenant un jour et découvrant à chaque pas ces faits inusités, ne put s’empêcher de s’écrier : « Dieu ! que d’insurgés ! » Le mot fut entendu, recueilli il est resté et il restera, au moins à Romilly. Il remplit d’ailleurs une fonction utile dans la langue : il remplace avantageusement le mot sentinelle, qui attendait impatiemment, depuis des siècles, qu’on le relevât. »
Je ne sais si le mot est resté à Romilly, en tout cas il m’est pas passé dans la langue malgré le vœu du Corsaire, et il n’y avait nulle nécessité qu’il remplaçât celui de sentinelle.

Mal

d’Hautel, 1808 : Le mal de l’un ne guérit pas celui de l’autre. Signifie qu’ici-bas, les chagrins et les peines sont personnels, et que les plaintes ne délivrent personne du mal qu’il ressent.
C’est de l’onguent miton mitaine, qui ne fait ni bien ni mal. Se dit d’un remède sans efficacité.
Il n’est pas mal, pour mettre dans le canal. Voy. Canal.
Mal sur mal n’est pas santé. Se dit de plusieurs accidens qui arrivent coup sur coup.
Qui mal l’y veut, mal l’y torne. Signifie qu’il arrive souvent le mal que l’on souhaite aux autres.
Chacun sent son mal. Se dit lorsque quelqu’un ressent une peine secrète dont il ne veut pas faire connoître la cause.
Être mal à cheval. Pour dire, avoir des affaires dérangées, ruinées.
Aller de mal en pis. Signifie tomber journellement dans de plus grands embarras, dans de plus grands inconvéniens ; il se dit aussi d’un malade qui empire.
Mal d’autrui n’est qu’un songe. Voy. Autrui.

Mal pour le canal (pas)

Rigaud, 1881 : Se dit en parlant d’une femme laide, en observant un temps d’arrêt après le mot mal.

Mécaniser

Larchey, 1865 : Ennuyer. — Mot à mot : réduire à un rôle passif, mécanique.

Malgré qu’ça vous mécanise, Ça vous demande encore crédit.

(Chansons, Clermont, 1837)

Et… Canalis regarda fixement Dumay qui se trouva, selon l’expression soldatesque, entièrement mécanisé.

(Balzac)

Delvau, 1866 : v. a. Vexer quelqu’un, le tourmenter, se moquer de lui, et même en médire un peu, — dans l’argot des faubouriens. Francisque Michel « trouve le germe de cette locution dans un passage des Vies des dames illustres de Brantôme », et ce germe, c’est mœquaniqueté… Le malheur est que jamais « locution ne fut plus moderne ». Quant a son « germe », le premier mécanicien venu le trouverait en conduisant sa machine.

France, 1907 : Ennuyer quelqu’un, le vexer, le tourmenter.

Alors la donzelle, fatiguée de cet incessant pelotage qui ne menait à rien, se tourna soudain, furieuse, vers le bélitre :
— Avez-vous bientôt fini de me mécaniser ? dit-elle.

(Les Propos du Commandeur)

France, 1907 : Guillotiner.

Pas mal pour le canal

France, 1907 : Bonne à noyer. Se dit d’une femme laide on acariâtre.

Point d’agent, point de Suisse

France, 1907 : Sans argent on n’a rien. Cette expression remonte aux guerres du Milanais, à la fin du XVe siècle et au commencement du XVIe, où les mercenaires suisses engagés au service de la France s’y retirèrent plusieurs fois faute de solde. « Payez-vous sur l’ennemi », leur disait-on ; en d’autres termes : « Pillez » ; ce que faisaient, du reste, les autres troupes mercenaires ; mais les Suisses répondaient : « Nous ne sommes pas des brigands, mais des soldats. » Les Suisses ont longtemps servi la France. Étant pauvres et leur pays n’offrant que peu de ressources, il se faisaient soldats. Un jour, en présence du colonel du régiment des gardes suisses, Louvois dit à Louis XIV qu’avec l’or et l’argent que les Suisses avaient reçu des rois de France, on pourrait paver une chaussée de Paris à Bâle : « :Cela peut être vrai, répliqua le colonel, mais si l’on pouvait recueillir tout le sang que les soldats de ma nation ont versé pour le service de la France, on pourrait en faire un canal pour aller de Bâle à Paris. »
Devenus vieux et impropres au service, on leur donnait des places de gardiens ou de concierges, d’où l’appellation de suisse appliquée aux portiers des grands hôtels, et au bedeau, armé de la hallebarde et accoutré d’un uniforme militaire, qui orne les cérémonies de l’Église.
Les filles, jouant sur cette expression, disent : « Point d’argent, point de cuisses. »

Pomper le nœud

Delvau, 1864 : Sucer un homme four le mettre en érection et le faire jouir.

Les largues nous pompent le nœud,
Mais nous, nous le pomperions mieux,
Si comme la race canine,
Nous pouvions sans gêne et sans mal
Nous gamahucher le canal.

(Dumoulin-Darcy)

Sac

d’Hautel, 1808 : Il a pris son sac et ses quilles. Pour dire, il s’en est allé ; il n’a pas demandé son reste ; il a décampé au plus vite.
On dit aussi d’un homme que l’on a congédié, qu’on lui a donné son sac.
Il ne peut rien sortir de bon d’un sac à charbon.
Pour dire que d’un rustre, d’un butor, d’un grossier personnage, il ne faut attendre ni politesse, ni civilité.
Votre affaire est dans le sac. Pour dire, est faite, a réussi, est bâclée.
Un sac à vin. Un ivrogne de profession, un homme qui se laisse abrutir par le vin.
Voir le fond du sac. Pénétrer le secret d’une affaire.
C’est un sac percé. Pour dire, un dissipateur, un dépensier, un prodigue.
Autant pêche celui qui tient le sac que celui qui met dedans. Signifie que les receleurs méritent le même châtiment que les voleurs.

Delvau, 1864 : Le ventre. — On dit d’une femme enceinte : Elle en a plein son sac.

La jeune garce en eut plein son sac.

(Marguerite de Navarre)

Delvau, 1866 : s. m. Argent, — dans l’argot des faubouriens, qui prennent le contenant pour le contenu. Avoir le sac. Être riche, ou seulement avoir de l’argent. Homme au sac. Homme qui vient d’hériter.

Delvau, 1866 : s. m. Renvoi, congé, — dans l’argot des ouvriers. Avoir son sac. Être renvoyé d’un atelier. Donner son sac. Remercier un patron.

Rigaud, 1881 : Ventre. — Avoir le sac plein, avoir le ventre plein.

La Rue, 1894 : Argent. Congre. Éternuer dans le sac, être guillotiné. Avoir son sac, être ivre.

Virmaître, 1894 : L’affaire est dans le sac, elle est conclue. Être pris en flagrant délit de vol, c’est avoir son affaire dans le sac. Être laide ou jolie, c’est être ou n’être pas dans le sac. Il y a une vieille chanson là-dessus :

Ell’ n’est pas mal
Pour foutre dans l’canal.
Elle est encore mieux
Pour foutr’ dans les lieux. (Argot du peuple).

France, 1907 : Cent francs.

Sac (être ou n’être pas dans le)

Delvau, 1866 : Être laide ou jolie. Argot des faubouriens. Cette expression devrait se chanter, comme cette autre, de la même famille :

Ell’ n’est pas mal
Pour foutr’ dans l’canal.

Sécher

Delvau, 1866 : v. n. Être fruit sec, — dans l’argot des Polytechniciens.

Rigaud, 1881 : Ennuyer.

Voilà deux heures que vous séchez les ouvriers chez eux.

(L’art de se conduire dans la société des pauvres bougres)

On dit encore plus familièrement : Tu me sèches ta tata.

Fustier, 1889 : Boire.

Sa plus grande privation était de ne plus pouvoir sécher une douzaine de bocks chaque soir.

(Figaro, 1882)

La Rue, 1894 : Boire. Être en prison. Sécher l’école, ne pas y aller. Sécher un devoir, ne pas le faire.

France, 1907 : Boire. Sécher un verre, le vider, le rendre sec.

Il séchait des bocks à faire croire que son gosier était capable d’absorber le canal Saint-Martin.

(Mémoires de M. Claude)

France, 1907 : Manquer à. Sécher de lycée, faire l’école buissonnière. Sécher le bureau, y manquer.

— N’empêche qu’elle est dans la désolation. Elle est allée chez le commissaire ; elle est allée à la Morgue ; elle est allée dans les journaux. Y en a qui se fichent d’elle au lieu de la plaindre, et qui lui demandent si c’est Dieu possible de se tourner les sangs de cette façon, parce qu’un gaillard de vingt et un ans a séché son atelier et a oublié de rentrer coucher chez maman…

(Simon Boubée, Le Testament d’un martyr)

France, 1907 : Ne pas réussir dans ses examens : sortir fruit sec ; argot des écoles militaires.

Par extension, sécher signifie aussi priver de quelque chose. Ainsi les conscrits, durant la première semaine, sont chaque année séchés de poulet par les anciens.

(L’Argot de l’X)

Sonnettes

d’Hautel, 1808 : Pour pécune, écus, argent monnoyé.

Larchey, 1865 : Pièces d’argent. — Connu dès 1808.

Et les sonnett’s en poche, J’accours à l’Opéra.

(Désaugiers)

Sonnette : Jeune sodomite (Vidocq)

Delvau, 1866 : s. f. pl. Gringuenaudes de boue qui pendent aux poils des chiens. Argot des chasseurs.

Delvau, 1866 : s. f. pl. Pièces d’or ou d’argent, d’une musique supérieure à celle de Rossini — pour les oreilles des petites dames.

Rigaud, 1881 : Argent, argent qui sonne dans la poche.

T’as donc pincé des sonnettes ?

(J. Arago)

Sur les bords du canal, il est dangereux de courir passé minuit, quand on a des sonnettes en poches.

(Paris à vol de canard)

Boutmy, 1883 : s. f. pl. Lettres ou mots mal justifiés qui tombent d’une forme qu’on lève de dessus le marbre. Les sonnettes diffèrent des sentinelles en ce qu’elles ne restent pas debout comme ces dernières.

Virmaître, 1894 : Grignenaudes de boue qui pendent aux poils des chiens. A. D. Sonnette s’applique à toutes les grignenaudes qu’elles soient de boue ou d’autres matières. Inutile d’insister (Argot du peuple).

Virmaître, 1894 : Pièce de cent sous. Allusion au tintement que produisent en se heurtant les pièces, dans la poche du pantalon (Argot du peuple).

France, 1907 : En terme de typographie, ce sont des lettres qui tombent d’une forme qu’on lève de dessus le marbre. Les sonnettes différent des sentinelles, dit Eugène Boutmy, en ce qu’elles ne restent pas debout comme ces dernières.

France, 1907 : Gringuenaudes.

France, 1907 : Pièces d’argent.

L’autre hier, priai
De danser deux fillettes.
— Je ne say qui vous êtes
Je lui réponds : Madame,
J’ay argent !
Alors dit la mignonne
Au corps gent :
« Dansons, puisqu’avons
Des sonnettes. »

(Chanson populaire du XVIe siècle)

France, 1907 : Testicules ; on les appelle aussi grelots ; argot populaire.

Je ne voudrais pas être
La femme d’un châtré ;
Ils ont le menton tout pelé
Et n’ont point de sonnettes.

(Parnasse des Muses)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique