Apôtre
d’Hautel, 1808 : Faire le bon apôtre. C’est faire l’empressé, le doucereux, le patelin ; cacher son jeu sous des dehors hypocrites.
Vidocq, 1837 : s. m. — Doigt.
Larchey, 1865 : Doigt (Vidocq). — Est-ce parce que les apôtres sont souvent représentés avec l’index levé ?
Rigaud, 1881 : Doigt, — dans le jargon des voleurs. Les doigts ont la mission de dérober avec zèle.
La Rue, 1894 : Doigt.
Cacher
d’Hautel, 1808 : Cacher son jeu. Agir avec finesse ; ne divulguer ni sa conduite ni ses desseins.
d’Hautel, 1808 : Il est fin comme Gribouille qui se cache dans l’eau peur de la pluie. Se dit par raillerie d’un homme dénué de finesse et de subtilité, dont les ruses et les tours sont si maladroitement, si grossièrement conçus, qu’il est presqu’impossible de ne pas les apercevoir.
Delvau, 1866 : v. a. et n. Manger, — dans l’argot des faubouriens.
France, 1907 : Manger ; argot des faubouriens.
Jeu
d’Hautel, 1808 : C’est du vieux jeu. Pour, cela est connu ; cela ne peut pas passer ; ce sont de vieux contes.
Tirer son épingle du jeu. Se dégager adroitement d’une mauvaise affaire.
Le jeu ne vaut pas la chandelle. Se dit d’une affaire où les dépenses excèdent le bénéfice.
Jeu de mains, jeu de vilains. Signifie que lorsqu’on s’escrime, pour plaisanter, avec les mains, il en résulte toujours quelqu’accident, ou même quelque sérieuse batterie.
Donner beau jeu. Offrir une occasion favorable.
Cacher son jeu. Pour, dissimuler, feindre, vivre en sournois.
Jouer à jeu sûr. Pour, avoir des sûretés ; être certain du succès d’une affaire.
À beau jeu, beau retour. Menace que l’on fait de rendre le change à quelqu’un qui a offensé.
Ce n’est pas un jeu d’enfant. Pour, c’est une chose sérieuse, importante, qui demande de la réflexion.
Cela est plus fort que le jeu. Pour dire, passe les bornes de la plaisanterie.
Faire bonne mine et mauvais jeu. Signifie dissimuler ; cacher l’état de ses affaires ; en imposer par un grand éclat, par une grande dépense.
Poitriner
Rigaud, 1881 : Tenir son jeu près de la poitrine pour en dérober la vue à l’adversaire.
Poitrinez donc ! Vous faites voir vos cartes.
(A. Cavaillé)
France, 1907 : Tenir ses cartes contre soi de façon à cacher son jeu ; argot des joueurs.
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