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Cabriolet, cachemire d’osier

Larchey, 1865 : Hotte de chiffonnier (Vidocq). — Comparaison ironique. Comme le cachemire, la hotte se met sur le dos. Même ironie pour le premier mot. Le chiffonnier roule avec son cabriolet comme le fantassin part à cheval sur Azor.

Cachemire

Delvau, 1866 : s. m. Torchon, — dans l’argot ironique des faubouriens. Donner un coup de cachemire sur une table. L’essuyer.

Cachemire (coup de)

Rigaud, 1881 : Coup de serviette, — dans le jargon des habitués de café. On réclame ordinairement un coup de cachemire pour approprier le marbre de la table, avant de se livrer aux émotions du domino.

Cachemire d’osier

anon., 1827 : Hotte de chiffonnier.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Hotte de chiffonier.

Bras-de-Fer, 1829 / Halbert, 1849 : Hotte de chiffonnier.

Delvau, 1866 : s. m. Hotte, — dans l’argot des chiffonniers. Ils disent aussi Cabriolet, et Carquois d’osier.

Rigaud, 1881 : Hotte de, madame la chiffonnière, — dans le jargon du peuple.

Rossignol, 1901 : Hotte de chiffonnier.

France, 1907 : Hotte de chiffonière.

Cachemire d’osier, cabriolet

La Rue, 1894 : La boîte des chiffonnières.

Demi-cachemire

Delvau, 1866 : s. m. Fille ou femme qui est encore dans les limbes de la richesse et de la galanterie, et qui attend quelque protection secourable pour briller au premier rang des drôlesses. Au XVIIIe siècle, en appelait ça Demi-castor. Les mots changent, mais les vices restent.

France, 1907 : Se disait, au temps où les châles des Indes étaient à la mode, des filles qui commençaient à se lancer dans la galanterie.

Détourneur

Rigaud, 1881 : Voleur à la détourne.

Il y a des voleurs à la détourne de trois classes : les aristos, les bourgeois et les voyous. Les premiers ne travaillent qu’en équipage et ne font que la pièce de soie, de velours, ou le cachemire des Indes ; ils ont des laquais avec des galons d’argent et des jambes torses comme les colonnes d’un lit Louis XIII.

(L. Paillet, Voleurs et Volés)

La Rue, 1894 : Voleur à la détourne dans intérieur des magasins.

Virmaître, 1894 : Voleur. Détourner un objet de sa destination (Argot des voleurs).

Goureur

Larchey, 1865 : « Les goureurs sont de faux marchands qui vendent de mauvaises marchandises sous prétexte de bon marché. — Le faux marin qui vend dix francs des rasoirs anglais de quinze sous… goureur. — Le chasseur d’Afrique qui rapporte d’Alger des cachemires… goureur. — L’ouvrier qui a trouvé une montre d’or et qui veut la vendre aux passants… goureur. »

(H. Monnier)

Rigaud, 1881 : Escroc qui exploite la crédulité ou la bêtise de quelqu’un pour lui vendre fort cher un objet de peu de valeur. — Goureur de la haute, celui qui fait des dupes en émettant des actions d’une entreprise imaginaire, comme, par exemple, les actions de mines de pains à cacheter.

France, 1907 : « Les goureur sont de faux marchands qui vendent de mauvaises marchandises sous prétexte de bon marché. Le faux marin qui vend dix francs des rasoirs anglais de quinze sous… goureur. L’ouvrier qui a trouvé une montre d’or et qui vient la vendre aux passants… goureur. »

(Lorédan Larchey)

Ternaux

Larchey, 1865 : Châle de la fabrique Ternaux.

Elle prit un schal de coton ; — le ternaux était au… Mont de Piété.

(Ricard)

Delvau, 1866 : s. m. Cachemire français, — dans l’argot des lorettes, qui ne savaient pas que ce nom de choses est un nom d’homme, celui d’un industriel qui le premier en France entreprit de fabriquer des châles avec la laine d’un troupeau de chèvres du Thibet amenées en 1818 à ses frais.

Rigaud, 1881 : Cachemire qui n’a rien à voir avec son frère des Indes. Châle français ; le rêve des portières, la cauchemar des élégantes.


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