Larchey, 1865 : Abrutir.
C’est ce gueux de Cabrion qui l’abrutit… Il le fera bien sûr tourner en bourrique.
(E. Sue)
Bourrique (tourner en)
Larchey, 1865 : Abrutir.
C’est ce gueux de Cabrion qui l’abrutit… Il le fera bien sûr tourner en bourrique.
(E. Sue)
Cabrion
Delvau, 1866 : s. m. Rapin, loustic, mauvais farceur, — dans l’argot des gens de lettres, qui se souviennent du roman d’Eugène Sue (Les Mystères de Paris).
France, 1907 : Rapin, loustic d’atelier, personnage des Mystères de Paris d’Eugène Sue, qui passe sa vie à faire le désespoir de Pipelet.
Pipelet
Larchey, 1865 : Portier. Du nom d’un portier ridicule des Mystères de Paris.
Si vous avez un mauvais portier, envoyez-le-moi : je suis le grand redresseur de torts, le Cabrion des pipelets.
(Privat d’Anglemont)
Chapeau Pipelet : Chapeau tromblon. — Même origine.
Delvau, 1866 : s. m. Concierge, — dans l’argot du peuple, qui emploie cette expression, qui est une injure, depuis la publication des Mystères de Paris d’Eugène Sue. Chapeau-Pipelet. Chapeau de forme très évasée par le haut, comme en porte, dans le roman d’Eugène Sue, la victime de Cabrion.
France, 1907 : Concierge. C’est le nom d’un portier des Mystères de Paris d’Eugène Sue.
À part quelques calicots rétrogrades et quelques vagues paltoquets venus des plus lointaines provinces, personne, à l’heure actuelle, ne manifeste aucune haine contre les pipelets. Ces jeux sont surannés — et ce qui, surabondamment, le prouve, c’est la modération dont font preuve, à l’endroit des humbles gardiens de nos immeubles, les bardes des calés-concerts eux-mêmes.
(Georges Auriol)
Voir quelques extraits des chants d’un des bardes auxquels il est fait allusion ci-dessus :
Écoutez, des aïeux, l’avis plein de prudence :
Que vos pieds, armés de chaussons,
Sur l’escalier criard se posent en cadence,
Et, muets comme des poissons,
Descendez dans la nuit obscure,
Si Pipelet, sombre, a guetté,
Ne lui tapez sur la figure
Qu’à la dernière extrémité !
Du rez-d’-chaussé’ jusqu’en haut,
Sur les pip’lets délétères
Nous cogn’rons et, s’il le faut,
Nous ouvrirons les portières,
On les déménagera,
Les malheureux locataires ;
On les déménagera,
Le concierge en crèvera.
(Jules Jouy)
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