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Abattis

Rigaud, 1881 : Nombreuses révocations dans un personnel administratif. — Hécatombes de fonctionnaires de l’État que la cognée ministérielle abat comme la cognée du bûcheron abat les arbres d’une forêt.

C’est pour affirmer… que le journal de M. Decazes a collaboré à l’abattis, en quelques semaines, de 54 préfets, de 38 secrétaires généraux et de 125 sous-préfets.

(Aug. Vacquerie, le Rappel du 23 octobre 1877)

La Rue, 1894 : Les pieds, les mains, les membres en général. Abattis canailles, extrémités grosses, rougeaudes, massives.

Rossignol, 1901 : Les bras et jambes sont des abattis.

France, 1907 : Les pieds et les mains ; argot du peuple.

Parigo, quoi !… Des Batigneulle’,
Toujours prêt à coller un paing,
Mais j’comprends pas qu’on s’cass’ la gueule
Pour gagner d’quoi s’y tout’ du pain
El’travail… c’est ça qui nous crève,
Mêm’ les ceux qu’est les mieux bâtis,
V’là pourquoi j’m’ai mis en grève…
Respec’ aux abattis.

(Aristide Bruant)

Avoir les abattis canailles, avoir les extrémités massives et larges. Numérote tes abattis.

anon., 1907 : Membres. Mettre ses abattis dans les torchons : se coucher.

Boire

d’Hautel, 1808 : C’est un fameux homme, il boit un verre d’eau sans le mâcher.
Phrase baroque et facétieuse, pour dire qu’un homme est médiocre, en toutes choses ; qu’il fait beaucoup de bruit ; qu’il se donne un grand mouvement pour ne rien faire d’étonnant.
Boire un coup à sec. Signifie en terme populaire, aller se promener sans se rafraîchir ; sans boire un coup.
Boire comme un sonneur. Sabler à plein verre ; faire une grande débauche de vin ; par allusion avec les gens de cette profession qui s’enivrent continuellement. On dit dans le même sens, Boire à-tire-larigot.
Ce n’est pas la mer à boire. C’est-à-dire que malgré qu’une chose offre des difficultés, elles ne sont cependant pas insurmontables, et qu’on espère en venir à bout.
À petit manger bien boire. Signifie qu’à défaut de bonne chère, il faut boire dru et long-temps.
Qui fait la faute la boive. Pour dire que chacun doit porter la peine de son étourderie, de ses erreurs.
Boire comme un trou. C’est boire à excès, de manière à s’enivrer.
Il a plus bu que je ne lui en ai versé. Se dit en voyant un homme que le vin fait trébucher ; qui a totalement perdu l’équilibre.
Donner pour boire. C’est donner une petite récompense à celui qui vous a rendu quelque service : cette locution se prend aussi en mauvaise part, et signifie battre, châtier quelqu’un.
Vin versé faut le boire. Signifie au figuré que quand une affaire est commencée, il faut la terminer.
Qui a bu boira. Vieux proverbe qui n’a pas encore trouvé de contradicteurs ; se dit aussi par extension de certain défaut dont on ne se corrige jamais.
Boire le vin de l’étrier. C’est-à-dire, boire bouteille avant de partir et de se séparer d’un ami.
Il a toute honte bue ; il a passé par devant l’huis d’un pâtissier. Se dit d’un homme audacieux et effronté qui a levé le masque.
Boire le petit coup. Caresser la bouteille ; faire une petite ribotte.
On ne sauroit si peu boire qu’on ne s’en sente. Se dit par ironie de ceux à qui il échappe quelqu’indiscrétion après avoir bu.

Hayard, 1907 : Recevoir des coups.

Boquillon

France, 1907 : Bûcheron ; du vieux mot boquet, petit bois.

Tout ce qu’on savait, c’est que le premier criait partout qu’il aimerait mieux jeter sa fille à la dévalée de l’eau que de la donner à un boquillon.

(André Theuriet)

Bouleau, bûche

Rigaud, 1881 : Batterie, — dans le jargon des voyous. Y va y avoir du bouleau, on va se battre. Dans certains bals de barrière, il n’y a pas de bonnes soirées sans bouleau, au moins à la sortie ; cela fait partie du programme.

Fustier, 1889 : (V. Delvau : Bûcherie).

Bucher

Virmaître, 1894 : Frapper fort, allusion au bûcheron. Bucher (se) : Se battre avec acharnement. Bucher le bouleau : attaquer avec énergie une pièce de bois (Argot des sculpteurs). N.

Virmaître, 1894 : Travailler.
— Je suis dans mon dur, je buche ferme. (Argot du peuple).

Bûcher

Larchey, 1865 : Travailler. — Du vieux mot buscher : fendre du bois. V. Roquefort.
Bûcher : Battre (id.).

I’ vient pour me bûcher. Moi, je l’fais trébucher.

(Chansons, Avignon, 1813)

Il y a lieu de se bûcher… J’aimerais mieux les voies de douceur.

(L. Reybaud)

Bûcherie : Combat.

Delvau, 1866 : v. a. Frapper, battre, — dans le même argot [du peuple]. Se bûcher. Échanger des coups.

Delvau, 1866 : v. n. Travailler avec énergie, avec assiduité. Argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Travailler avec ardeur. — Se bûcher, se battre.

Rossignol, 1901 : Travailler beaucoup. Un ouvrier qui a fait une bonne journée en travaillant avec ardeur a bûché ferme.

France, 1907 : Travailler ferme ; argot populaire. Se bûcher, se battre.

Bucher (se)

Ansiaume, 1821 : Se battre.

Il est au mitte brun pour s’être buché avec un argousin.

Bûcher (se)

d’Hautel, 1808 : Pour dire se battre, soit à coup de bâton, soit à coup de poing ; on dit en style populaire de deux personnes qui se querellent vivement, qu’elles finiront par se bûcher.

Bûcherie

Delvau, 1866 : s. f. Rixe populaire, souvent sanglante, quoique à coups de pied et de poing seulement.

Rigaud, 1881 : Batterie, scène de pugilat.

France, 1907 : Rixe.

Les bûcheries devinrent si fréquentes et l’on joua tant du six-coups que nous dûmes faire un cimetière, derrière notre perchoir, à cent mètres dans la prairie.

(Hector France, Chez les Indiens)

Buquer

Vidocq, 1837 : v. a. — Voler dans une boutique en demandant de la monnaie. (Voir Careurs).

Larchey, 1865 : Voler dans une boutique en demandant de la monnaie (Vidocq).

Delvau, 1866 : v. n. Voler dans les boutiques sous prétexte d’y demander de la monnaie.

Rigaud, 1881 : Frapper ; pour bûcher.

Vous avez dit dans votre interrogatoire devant M. le juge d’instruction : j’ai buqué avec mon marteau.

(Gazette des Tribunaux du 10 août 1877)

Rigaud, 1881 : Voler en changeant de l’argent.

Virmaître, 1894 : Voleurs qui dévalisent dans les boutiques sous le prétexte de demander de la monnaie (Argot des voleurs).

France, 1907 : Voler dans les boutiques, sous prétexte de demander de la monnaie.

Chopper

Rigaud, 1881 : Fauter, faire un premier faux-pas hors du sentier de l’honneur, trébucher, — en parlant d’une jeune fille.

Ma sœur ne choppera pas, je suis là.

(Huysmans, les Sœurs Vatard)

La Rue, 1894 : Faire une faute, en parlant d’une jeune fille. Se faire surprendre, arrêter.

Déboquer

France, 1907 : Enlever les fagots du bois. Terme de bûcheron ; du vieux français boquet, bois.

Ces sages lenteurs sont bonnes tout au plus l’hiver, en saison de repos, si, d’aventure, il n’y a pas fumiers à charrier ou fagots à déboquer.

(Ecarnot)

Fourbi

Vidocq, 1837 : s. m. — Toute espèce de jeu qui cache un piège.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

Clémens, 1840 : Poste, emploi ; on le dit assez aussi quand on a un mauvais jeu : Quel mauvais fourbi !

Delvau, 1866 : s. m. Piège ; malice, — dans l’argot du peuple, qui ne sait pourtant pas que le fourby (le Trompé) était un des 214 jeux de Gargantua. Connaître le fourbi. Être malin. Connaître son fourbi. Être aguerri contre les malices des hommes et des choses.

Rigaud, 1881 : Petite filouterie ; peccadille ; maraudage ; pour fourberie. — Connaître le fourbi, connaître une foule de petites ficelles, de trucs à l’usage des militaires peu scrupuleux, — en terme de troupiers.

Merlin, 1888 : Du vieux mot français fourby, espèce de jeu. Fourbi a deux acceptions : tantôt il veut dire : détournement, gain illicite ; tantôt : choses, travaux, matériel, etc.

La Rue, 1894 : Piège, malice. Métier. Jeu. Ficelle. Truc. Petit bénéfice plus ou moins licite.

Virmaître, 1894 : Piège, malice. A. D. C’est une erreur. Cette expression très usitée vient du régiment, où le caporal chargé de l’ordinaire gratte sur la nourriture des hommes. Fourbi signifie bénéfice (Argot du peuple). N.

Rossignol, 1901 : Ce que l’on possède.

J’ai mis tout mon fourbi dans une malle.

Hayard, 1907 : Voir flambeau et flanche.

France, 1907 : Affaire, travail. Connaître le fourbi, être malin, habile.

Oui, ça prouve, nom de Dieu ! que quoi qu’on dise, les idées ont marché. Le populo en a plein le cul, de turbiner pour les richards, il voudrait à son tour flânocher un brin. Seulement il s’y prend mal ; sale fourbi que celui de huit heures.
Comprends-moi bien, petit : je ne suis pas contre. Foutre non ! moins les pauvres bougres bûcheront, plus il leur restera de temps pour ruminer sur leur sort.

(Père Peinard)

Y en a qui font la mauvais’ tête,
Au régiment ;
I’s tir’ au cul, i’s font la bête
Inutil’ment ;
Quand i’s veul’nt pus fair’ l’exercice
Et tout l’fourbi,
On les envoi’ fair’ leur service
À Biribi.

(Aristide Bruant)

France, 1907 : Petit larcin, volerie, rapine : mot rapporté par les soldats d’Afrique.

— Dans les hospices ils s’entendent bien pour faire du fourbi aux dépens des malades ! dit Peau-de-Zébi sentencieusement, renversant en arrière sa chéchia comme pour accentuer son opinion.

(Edmond Lepelletier)

Les fourriers qui, en faisant la distribution de vin ou d’eau-de-vie, mettent leur pouce dans le quart distributeur, commettent un petit fourbi.
Mais il en est de gros et ils ont des conséquences graves. Je pourrai citer l’exemple des godillots à semelles de carton qu’on donna à plusieurs régiments pendant la malheureuse guerre de 1870 ; mais ces temps sont encore trop proches ; qu’il me suffise de raconter celui que rapporte le Mémorial de Sainte-Hélène pendant la campagne d’Égypte.

C’était l’apothicaire en chef de l’armée. On lui avait accordé cinq chameaux pour apporter du Caire les médicaments nécessaires pendant l’expédition de Syrie. Cet infâme eut la scélératesse de les charger de vin, de sucre, de café, de comestibles qu’il vendit dans le désert à des prix très élevés. Quand le général Bonaparte sut la fraude, il devint furieux, et le misérable fut condamné à être fusillé. C’était beaucoup trop d’honneur, il devait mourir sous la bastonnade pour assassinats prémédités, car il avait spéculé sur la vie des malades. Des centaines d’entre eux ont péri faute de médicaments. On leur donnait une boisson nauséabonde, faite avec des feuilles, pour leur faire croire qu’ils prenaient quelque remède…

(A. Longuet, Méditations de caserne)

Gourer (se)

Rigaud, 1881 : Ne pas observer la couleur locale, commettre un anachronisme, — dans le jargon des comédiens.

Les actrices de mélodrame se gourent quand elles courent à travers la montagne avec de petits souliers de satin blanc. À Chartres, j’ai vu Abraham mettre le feu au bûcher avec un briquet de M. Fumade.

(Petit Dict. des coulisses)

Rossignol, 1901 : Se méfier, se tromper. Celui qui craint d’être suivi par un agent pour le surveiller, se goure.

Tu te goures, si tu crois que c’est Jules qui m’a dit cela.

France, 1907 : Se tromper.

C’est la raison pourquoi qu’je m’goure.

(Jean Richepin)

Math

Fustier, 1889 : Mathématiques. Argot des collégiens.

Ils (les médecins) démolissent l’infranchissable barrière qui, dès le collège, sépare les forts en math des forts en thème.

(Événement, août 1885)

Je suis obligé de les bûcher très dur, ces sales math !

(Vie Parisienne, février 1888)

France, 1907 : Mathématiques ; argot des écoles.

Peloter sa bûche

Delvau, 1866 : v. a. Travailler avec soin, avec goût, avec amour du métier. Argot des tailleurs.

France, 1907 : Travailler avec goût, avec amour du métier ; du verbe argotique bûcher.

Pente (avoir une)

Larchey, 1865 : Être ivre à trébucher sur un terrain plat comme si on rencontrait une pente brusque.

Delvau, 1866 : v. a. Être gris ou commencer à se griser, — dans l’argot des faubouriens.

France, 1907 : Être ivre ; argot populaire.

Phénix est la femme oisive et sage

France, 1907 : Ce dicton, tiré d’une maxime de Pythagore, corrobore cet autre parfaitement vrai que « l’oisiveté est la mère de tous les vices », car une honnête femme n’est jamais oisive. « Femme qui ennuy file, disaient nos pères, (femme désœuvrée) porte chemise vile. » Et encore : « Fille oisive, au mal est pensive. » On appelle phénix une chose rare, extraordinaire ; un sonnet sans défaut, comme disait Boileau, et la femme en question, plus rare encore à trouver que le susdit sonnet.
Le phénix était un oiseau fabuleux adoré par les Égyptiens. Ils le figuraient de la grandeur d’un aigle, la tête surmontée d’une huppe. Il n’y en avait jamais qu’un à la fois et toujours le même, car après avoir vécu 500 ans il volait sur les bords du Nil, se préparait un nid de plantes aromatiques qu’il exposait au soleil, l’allumait lui-même en battant des ailes, se posait dessus et se consumait. Mais de ces cendres naissait un ver qui se transformait peu à peu en un phénix semblable au premier. Ovide, dans ses Métamorphoses, raconte tout cela et fort sérieusement. Hérodote est le premier écrivain qui ait parlé du phénix. Sous ces fables ridicules se cachait le symbole de l’immortalité de l’âme.
C. de Méry a donné en vers la traduction d’Ovide :

Un oiseau merveilleux, unique dans le monde,
Ressuscite et renait de sa cendre féconde ;
C’est le phénix. Nourri dans des bois odorans
Et des sucs de l’amour et des pleurs de l’encens,
Il dédaigne du grain la pâture grossière.
Après cinq cents étés, terme de sa carrière,
Au sommet d’un palmier, à l’aide de son bec,
Il se bâtit un nid, ramasse du bois sec,
Y joint l’épi du nard, la myrrhe, la cannelle.
Couché sur ce bûcher, où la flamme étincelle,
Il meurt dans les parfums : sa tombe est son berceau.
Du phénix qui n’est plus, naît un phénix nouveau,
Qui vit cinq cents étés, et qui meurt pour revivre,
Quand l’âge à son essor a permis qu’il se livre,
De son nid suspendu dégageant le rameau,
Il l’enlève, et, chargé de ce pieux fardeau,
Au temple où du soleil on admire l’image,
Des cendres de son père il apporte l’hommage.

Pyromancie

France, 1907 : Divination par les flammes d’un bûcher consumant une victime ; des deux mots grecs pyros, feu, et manteia, divination. Si les flammes s’attachaient à la victime, montant fixes et droites, sans fumée, on en tirait d’heureux présages. Si le feu ne s’allumait que difficilement, si le vent ou la pluie abattait la flamme, c’était preuve que la divinité refusait l’holocauste, et par conséquent signe de malheur.

Rebucher

France, 1907 : Envoyer.

Sapé

Virmaître, 1894 : Condamné. Allusion au bûcheron qui, de sa cognée, sape un arbre (Argot des voleurs).

Rossignol, 1901 : Condamne.

Hayard, 1907 : Condamné.

Temps de bûche

Delvau, 1866 : s. m. Époque qui précède les examens, — dans l’argot des étudiants.

France, 1907 : Les semaines qui précèdent l’époque des examens, où les candidats aux diplômes se mettent sérieusement à bûcher.

Tintouin

Delvau, 1866 : s. m. Souci, tracas d’esprit ; embarras d’argent ou d’affaire, — dans l’argot du peuple, qui a eu l’honneur de prêter ce mot à Rabelais.

France, 1907 : Peine, souci, embarras. Donner du tintouin, occasionner des embarras ; argot populaire.

La population, composée en majeure partie de marchands de planches, de bûcherons et aussi de braconniers, vivait uniquement de la forêt, et c’était également la forêt qui donnait le plus de tintouin à mon patron, car, indépendamment des amendes et frais de justice, il était chargé d’encaisser les sommes moyennant lesquelles le fisc permet aux gens de jouir de certains produits domaniaux : — redevances pour le sable ; pour la feuille et pour la faine ; — permis de chasse et permis l’extraction de plants : — droits de panage, de paisson et de glandée ; — il n’y a guère que l’air et les fleurs des bois que l’État nait pas encore songé à tarifer.

(André Theuriet)

Tombeur

Larchey, 1865 : Acteur trop mauvais pour être accepté nulle part. — Ch. Friès.

Delvau, 1866 : s. m. Acteur plus que médiocre, et, à cause de cela, habitué à compromettre le succès des pièces dans lesquelles il joue. Argot des coulisses.

Delvau, 1866 : s. m. Éreinteur, journaliste hargneux.

Delvau, 1866 : s. m. Lutteur ; homme qui tombe ses rivaux.

Rigaud, 1881 : Celui qui vit d’emprunts au jeu.

Rigaud, 1881 : Critique impitoyable. Polémiste qui l’emporte sur son contradicteur.

Cette fois le tombeur de M. Bûcheron a pleinement raison.

(E. de Girardin, la France du 23 août 1877)

Rigaud, 1881 : Mauvais acteur avec lequel la meilleure pièce court le risque de ne pas réussir.

Rigaud, 1881 : Séducteur.

Le grand. Lolo, dit le tombeur des belles, fouilla, du haut de son siège, les deux voyageuses d’un petit coup de fouet d’amitié.

(E. de Goncourt)

La Rue, 1894 : Lutteur qui tombe ses rivaux. Séducteur. Critique sévère. Mauvais acteur.

Virmaître, 1894 : Homme fort. Lutteur qui tombe tous ses adversaires. Tomber une femme : la séduire, la faire céder. Dans les cercles, le croupier dit : cinq louis qui tombent (Argot du peuple).

France, 1907 : Critique acerbe et malveillant.

France, 1907 : Mauvais acteur ; il tombe sous les sifflets ou il fait tomber les pièces.

Nous devons même dire que ses meilleures pratiques, c’est-à-dire celles que lui rapportent non pas le plus de gloire, mais le plus de profit, sont les acteurs qu’on a baptisés du nom de tombeurs. Trop mauvais pour être supportés nulle part, leur métier consiste à aller débuter dans une ville, à s’y faire siffler, puis à gagner un autre gîte, après avoir palpé les appointements d’un mois, indemnité d’usage en pareil cas.

(Charles Friès, Le Correspondant dramatique)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique