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Brûlure

d’Hautel, 1808 : Ce remède est bon pour la brûlure. Se dit par raillerie d’un remède sans efficacité, sans vertu.

Échauboulure

Delvau, 1866 : s. f. Petite élevure rouge oui vient sur la peau à la suite d’une brûlure.

Échaudoulure

France, 1907 : Boursouflure occasionnée par une brûlure.

Œil pour œil et dent pour dent

France, 1907 : Locution tirée de la Bible. Rendre à quelqu’un le mal pour le mal ; la peine du talion ; le contraire de la morale évangélique qui recommande le pardon des offenses.

Si des individus ont une rixe et portent à une femme enceinte des coups qui ont pour effet un avortement sans qu’il y ait d’autre dommage, ils paieront une amende telle que la leur imposera le mari de la femme, et ils s’en acquitteront devant des arbitres. Mais s’il y a d’ailleurs dommage, tu rendras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, contusion pour contusion.

(Exode, XXI, 22-25)

Onguent

d’Hautel, 1808 : C’est de l’onguent miton mitaine. Se dit d’un remède sans efficacité, qui ne fait ni bien ni mal.
Je vous conseille d’avoir de l’onguent pour la brûlure. Se dit à un méchant homme, pour lui faire entendre qu’il ne peut aller qu’en enfer.
Dans les petites boîtes les bons onguents. Manière honnête et joviale de flatter les personnes de petite stature.
Il n’y a point d’onguent qui la puisse guérir. Se dit d’une personne désolée, désespérée, ou qui a un mal incurable.

Delvau, 1866 : s. m. Argent, — dans l’argot des voleurs, qui savent que l’on guérit tout, ou presque tout, avec cela.

Rigaud, 1881 : Argent, — dans l’ancien argot.

France, 1907 : Argent. Il sert à graisser la patte. Vieil argot.

Vadrouille

Delvau, 1866 : s. f. Drôlesse ; fille ou femme de peu.

La Rue, 1894 : Basse prostituée. Aller en vadrouille, aller raccrocher dans la rue.

Virmaître, 1894 : Cette expression dans la marine signifie : brosse à plancher. Elle s’applique aux filles qui traînent dans les ports de mer (Argot des souteneurs).

Virmaître, 1894 : Faire une vadrouille, en pousser une. Vadrouiller : se déranger de ses habitudes, rôder dans des milieux auxquels on n’est pas habitué (Argot du peuple).

France, 1907 : Prostituée de la dernière catégorie, racoleuse des boulevards extérieurs. Charles Virmaître, dans Paris oublié, donne la gamme de la prostitution : « Vingt sous, dit-il, c’est une fille publique, une vadrouille, une pierreuse, cent sous, une fille de lupanar ; vingt francs, une boulevardière, de Montmartre à la Madeleine ; cinq louis, une horizontale, et enfin cinq cents francs, une femme qu’on salue et que certains imbéciles épousent. »
Le mot s’emploie adjectivement :

Blanche Rebus, qui l’avait à moitié timbré pendant cinq ou six semaines, qu’il avait regrettée plus que toutes les camarades, qui lui avait laissé dans toute la peau la brûlure de ses baisers savants et luxurieux. Il la revoyait si vadrouille, si excitante avec ses hanches rondes, sa croupe frissonnante, sa nuque blanche où l’on avait envie de mordre comme en un fruit mûr et son air effronté de moineau parisien, la bouche gourmande, les prunelles rieuses, le nez relevé comme d’une imperceptible chiquenaude…

(Mora, Gil Blas)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique