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Boulonnaise

Rigaud, 1881 : Nymphe publique du Bois de Boulogne, elle attend la fortune, sous les traits du premier venu, le long des contre-allées du bois, tout près des taillis, tout près des mystérieux ombrages. La boulonnaise, une variété de la marneuse, est vêtue comme une ouvrière misérable, et porte ordinairement un panier, à l’instar des femmes de ménage.

Rigaud, 1881 : Voiture qui dessert le Bois de Boulogne.

France, 1907 : Fille de mœurs légères qui raccroche dans le Bois de Boulogne.

Persilleuse

Delvau, 1866 : s. f. Femme publique. Se dit aussi du Jeune homme qui joue le rôle de Giton auprès des Encolpes de bas étage.

Rigaud, 1881 : Prostituée qui se promène pour chercher de l’ouvrage. — Les persilleuses typiques ou boulonnaises, se tiennent le long des allées, des contre-allées du bois de Boulogne, du bois de Vincennes. Ces hamadryades entraînent dans les taillis les infortunés que leurs charmes ont séduits. La persilleuse est souvent une pseudo-ouvrière ou une ouvrière sans ouvrage. Elle va alors au persil avec un petit panier à la main. Bien des filles du peuple font croire à leurs parents qu’elles vont à l’atelier et n’ont d’autre occupation que de faire leur persil.

Rossignol, 1901 : Celle qui fait le persil.

France, 1907 : Raccrocheuse.

Un soir, elle descendit poussée par la faim… Quinze jours plus tard, elle était une habituée de Mabille, et faisait rager d’envie les persilleuses célèbres qu’elle éblouissait par un luxe princier. Elle devint, plus tard, une grande dame, et renia Clara et Pomaré, qui furent, avec elle, les étoiles du chahut !

(Ch. Virmaître, Paris oublié)

On donne aussi ce sobriquet aux ignobles jeunés gens qui servent aux plaisirs des pédérastes.

La persilleuse est toujours cravatée (cravaté, voulais-je dire) à la Colin ; sa coiffure est une casquette dont la visière de cuir verni tombe sur les yeux et sert en quelque sorte de voile ; elle porte une redingote courte ou une veste boutonnée de manière à dessiner fortement la taille qui déjà est maintenue dans un corset.

(Léo Taxil, La Prostitution contemporaine)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique