d’Hautel, 1808 : Barbouilleur, bégayeur, bredouilleur ; celui qui parle avec trop de précipitation et d’une manière inintelligible.
Baragouineur
Barbouilleur
d’Hautel, 1808 : C’est un barbouilleur. Se dit d’un mauvais écrivain, d’un homme qui parle, d’une manière inintelligible ; d’un croûton ; d’un peintre au balai.
Bredouilleur
d’Hautel, 1808 : Barbouilleur ; celui qui articule d’une manière inintelligible, qui se presse trop en parlant.
Croûton
d’Hautel, 1808 : Sobriquet injurieux que l’on donne à un mauvais peintre ; à un franc barbouilleur.
Delvau, 1866 : s. m. Peintre médiocre, qui arrivera peut-être à l’Institut, mais jamais à la célébrité.
Virmaître, 1894 : Vieillard bon à rien (Argot du peuple). V. Birbe.
France, 1907 : Artiste sans talent.
Il faut entendre certains comédiens (tristes victimes de l’injustice du public) déblatérer sur le compte de ce pauvre correspondant ! Comme ils l’habillent, grand Dieu ! À les en croire, il n’est pas de juif, d’usurier plus rapace que lui. La chute d’un homme de talent, le succès d’un croûton, ils lui mettent tout sur le dos.
(Charles Friès, Le Correspondant dramatique)
France, 1907 : Vieil imbécile, rond de cuir, homme obstiné et têtu encroûté dans de vieilles idées.
Enseigne
d’Hautel, 1808 : Est-ce que tu prends mon bras pour une enseigne. Espèce d’apostrophe que l’on fait à quelqu’un qui ne vient pas au devant de ce qu’on lui présente.
Il a couché à l’enseigne de la belle étoile. Pour dire que n’ayant pas de logis une personne a couché dehors.
Un faiseur d’enseignes à bière. Un mauvais peintre, un barbouilleur.
À telles enseignes. Pour la preuve en est, etc.
Gribouilleur
d’Hautel, 1808 : Mauvais auteur ; celui dont on ne peut déchiffrer l’écriture.
France, 1907 : Journaliste.
Quels puffistes, ces gribouilleurs !
(Léon Cladel, La Juive errante)
Papier
d’Hautel, 1808 : Le papier souffre tout. Se dit lors qu’une personne rédige seule un acte où il y a plusieurs intéressés ; et qu’il n’y met que ce qu’il lui plait.
Un barbouilleur de papier. Un mauvais écrivain, un mauvais imprimeur.
Rayez cela de vos papiers. Pour dire ne comptez pas là-dessus.
Le parchemin est plus fort que le papier. Pour dire que les titres sur parchemin durent plus que sur du simple papier.
Rigaud, 1881 : Billet de banque, — coupon détaché d’un titre de Bourse.
Peintureur
d’Hautel, 1808 : Sobriquet que l’on donne à un peintre au balai, à un barbouilleur.
Peinturlureur
Larchey, 1865 : Mauvais peintre. — On emploie le verbe Peinturlurer.
Delvau, 1866 : s. m. Barbouilleur, mauvais peintre.
France, 1907 : Mauvais peintre. « La plupart des peintres soi-disant indépendants ne sont que des peinturlureurs. »
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