France, 1907 : Les Bordelais et les Normands appellent ainsi le petit verre d’eau-de-vie qu’ils ont coutume de prendre au milieu du repas.
Coup du milieu
Croix de sa mère
France, 1907 : Virginité.
La belle petite compte à peine son vingtième printemps. C’est dans le beau pays bordelais qu’elle perdit son capital, ou, si vous le préférez, la croix de sa mère.
(Le Diable Boiteux, Gil Blas)
Mode (concierge à la mode)
France, 1907 : Concierge associé ou complice d’escrocs de la fameuse bande noire.
La bande noire était — et est encore, car le dixième à peine des membres sont arrêtés — une formidable association ayant pour spécialité d’exploiter le commerce des vins de Paris, de la Bourgogne et du Bordelais… Pour chaque affaire, le courtier recevait dix francs. Le concierge, désigné sous le nom bizarre de concierge à la mode, n’était pas moins bien rétribué. Il touchait dix francs également.
(Le Voltaire, 1886)
Sabler
d’Hautel, 1808 : Sabler un verre de vin. Pour dire, boire avec avidité ; avaler à grands traits.
Vidocq, 1837 : v. — Ce terme n’est employé que par les assassins du midi de la France, qui ont l’habitude de remplir de sable une peau d’anguille avec laquelle ils assomment les voyageurs. Ce moyen les dispense de porter des armes capables de les compromettre ; sitôt le crime commis, la peau est détachée, le sable répandu, et tout disparaît ; ils frappent aussi de cet instrument, les traîtres, s’il s’en trouve parmi eux. Les voleurs bordelais se sont long-temps servi de la peau d’anguille remplie de sable, avec laquelle ils ont assommé plusieurs agens de police.
Delvau, 1866 : v. a. Tuer avec une peau remplie de sable, — dans l’argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Tuer, étourdir au moyen d’une peau d’anguille remplie de sable ; procédé employé, paraît-il, du temps de Vidocq. Aujourd’hui MM. les voleurs aveuglent quelquefois leurs victimes en les sablant au tabac, avant de les dépouiller.
La Rue, 1894 : Assommer avec une peau d’anguille remplie de sable.
Virmaître, 1894 : Il est des voleurs qui se servent d’un os de mouton, arme dangereuse, pour estourbir le pante. Cela laisse des traces très faciles à constater. Un autre moyen a été imaginé. On remplit de sable fin, ou de grès pulvérisé, un sac en peau, et on assomme le client avec. Quand on le relève, on le déclare mort d’une congestion ou d’une attaque d’apoplexie (Argot des voleurs).
France, 1907 : Assommer avec une peau pleine de sable.
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