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Aille (terminaison en)

La Rue, 1894 : Souvent l’argot se borne à ajouter, à la fin du mol, la terminaison en aille, en orgue, en iergue, en uche, en mare. Ex. ; Vouziergue trouvaille bonorgue ce gigotmuche ? Trouvez-vous bon ce gigot ? Épicemare, épicier. V. Largonji.

Beribono

Vidocq, 1837 : s. m. — Homme simple.

France, 1907 : Nigaud.

Berribono

Delvau, 1866 : s. m. Homme facile à duper, — dans l’argot des voleurs. Ils disent aussi Béricain.

Rigaud, 1881 : Naïf, — dans le jargon des voleurs.

Bono

Delvau, 1866 : adj. Bon, passable, — dans l’argot des faubouriens qui ont servi dans l’armée d’Afrique.

France, 1907 : Bon, bien. On dit plus souvent bono besef, du petit sabir, introduit par les soldats d’Afrique.

Macache

Delvau, 1866 : adj. Mauvais, détestable, — dans l’argot des ouvriers qui ont été troupiers en Algérie. On emploie ordinairement ce mot avec bono : Macache-bono. Ce n’est pas bon, cela ne vaut rien. Signifie aussi Zut !

Merlin, 1888 : Négation — de l’arabe.

France, 1907 : Non. Négation arabe rapportée par les troupes d’Afrique.

— Allons, les deux rosses, debout !…
— Pourquoi donc faut-y qu’on se lève ?
— Pour aller, reprit l’adjudant, casser la glace des abreuvoirs. Là-dessus, assez causé ; debout !…
— Debout à 3 heures du matin ? Ah ! macache !

(Georges Courteline)

On dit aussi macache bono.

Sabir

Virmaître, 1894 : Bois, forêt. Quelques-uns écrivent : sabri. C’est la finale retournée (Argot des voleurs).

Hayard, 1907 : Forêt.

France, 1907 : Jargon hétéroclite des soldats et colons d’Algérie, composé d’arabe, de français, d’italien, d’espagnol, de maltais ; de l’espagnol saber, savoir. On dit généralement petit sabir.

Il nous amusa pendant plus d’une heure avec son comique petit sabir où les chouias, les besefs, les macache bono et les kifkif bourrico se trouvaient en profusion.

(Hector France)

Zèbre (zef, zeb ou zif)

Delvau, 1864 : Vit arabe, long, pointu et mince… « comme bouriquot… »

« Dit le Turco
Bono. »
Leila, tu le dis faible et ce grand point j’ignore
Je connais le moyen de rendre un zèbr’ hardi.

(Ém. Delorme, Chanson arabe)


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