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Bomber

Fustier, 1889 : Frapper, battre. Argot de souteneur.

Si tu prends des airs de bégueule,
Gare à ta peau… J’te vas bomber.

Rossignol, 1901 : Frapper quelqu’un est le bomber.

Si tu ne me fiches pas la paix, je vais te bomber.

Fil en quatre

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Eau-de-vie.

Larchey, 1865 : « Voulez-vous une gorgée de fil en quatre ? — Je veux bien… Elle est bonne, votre eau-de-vie. » — H. Monnier, 1836. — « Allons, Auguste, un petit verre de fil en quatre, histoire de se velouter et de se rebomber le torse. » — Th. Gautier. Fil en quatre signifie plus fort que le vin, car celui ci s’appelle aussi fil en deux.

La Rue, 1894 : Eau-de-vie.

Virmaître, 1894 : Eau-de-vie supérieure (Argot du peuple).

Rebomber le torse (se)

France, 1907 : Retrouver son énergie perdue, en prenant des stimulants.

Scarabomber

Rigaud, 1881 : Étonner, stupéfier. — Scarabombe, étonnement, stupéfaction, — dans le jargon des voleurs.

France, 1907 : Étonner.

Torse

Larchey, 1865 : Estomac.

Un verre de fil en quatre… Histoire de se velouter le torse.

(Th. Gautier)

Il s’était, outre mesure, bourré le torse ; langage d’atelier.

(P. Borel, 1833)

Delvau, 1866 : s. m. Estomac, — dans l’argot des faubouriens. Se rebomber le torse. Manger copieusement. Se velouter le torse. Boire un canon de vin ou d’eau-de-vie.

Delvau, 1866 : s. m. Tournure, élégance, — dans l’argot des artistes et des gens de lettres. Poser pour le torse. Marcher en rejetant la poitrine en avant pour montrer aux hommes, quand on est femme, combien on est avantagée, ou pour montrer aux femmes quand on est homme, quel gaillard solide on est.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique