Rigaud, 1881 : Chapeau, — dans le jargon du peuple.
Cabochard
Monsieur Jules
France, 1907 : La brigade des mœurs.
Ce soir-là, des individus à l’œil louche, à la face patibulaire quoique bourgeoisement mis, s’étaient entassés de bonne heure dans le poste de police de la rue Bochard-de-Saron, sorte de caverne creusée dans les bâtiments du collège Rollin. C’était Monsieur Jules au grand complet, c’est-à-dire la brigade des mœurs, mobilisée à la requête de quelque sénateur pudibond et ami de ses aises.
(Aristide Bruant, Les Bas-fonds de Paris)
Pinxit
Delvau, 1866 : s. m. Peintre, — dans l’argot des artistes, qui font ainsi allusion au verbe latin qu’ils ajoutent toujours à leur nom au bas de leurs toiles.
France, 1907 : Peintre. C’est la troisième personne du singulier du parfait du verbe latin pingere, que les artistes mettent d’ordinaire à côté de leur nom au bas de leur toile. Cabochard pinxit.
Trottignoles
France, 1907 : Pieds, souliers ; argot des voyous.
C’est nous qu’est les ch’valiers d’la loupe,
Pour ne rien fair’ nous nous hâtons ;
Sans penser à tremper not’ soupe,
N’importe où nous nous empâtons
D’arlequins, d’briffe et d’rogatons.
Quèqu’fois d’saucisse et d’attignoles.
Quand nous somm’s pleins, nous éclatons
Du cabochard aux trottignoles.
(J. Richepin, La Chanson des gueux)
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