Virmaître, 1894 : L’ancien théâtre Bobino. Les étudiants disaient Bobinsky (Argot des étudiants).
Bobinche
Bobino
Vidocq, 1837 : s. m. — Montre. Terme des Tireurs parisiens.
Delvau, 1866 : s. m. Montre, — dans l’argot des voleurs. Ils disent aussi Bobine.
Delvau, 1866 : Le théâtre du Luxembourg, qui a disparu. Argot des étudiants. On disait aussi Bobinche et Bobinski.
Virmaître, 1894 : Montre (Argot des voleurs). V. Babillarde.
Bobino en jonc
Virmaître, 1894 : Montre en or (Argot des voleurs).
Bobino en platre
Virmaître, 1894 : Montre en argent (Argot des voleurs).
Bobino ou bob
Rossignol, 1901 : Montre.
J’ai payé le bobino et la bride trois cigs.
Montre et chaîne trois louis.
Laver
d’Hautel, 1808 : Pour, vendre, se défaire de ses effets, de ses bijoux.
Il a lavé sa montre, ses boucles, etc. Pour dire, il les a vendues.
À laver un More, on y perd son savon. Signifie que c’est peine perdu de parler raison à un homme incapable de l’entendre.
Laver la tête à quelqu’un. Lui faire de vives réprimandes.
Se laver les mains d’une affaire. Ne prendre aucune part à son résultat ; se mettre à couvert des reproches que l’on pourroit faire.
anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 / Halbert, 1849 : Vendre.
Delvau, 1866 : v. a. Vendre à perte les objets qu’on avait achetés pour les garder. Pourquoi laver au lieu de vendre ? M. J. Duflot prétend que cela vient de l’habitude qu’avait Théaulon de remettre à son blanchisseur, afin qu’il battit monnaie avec, les nombreux billets auxquels il avait droit chaque jour. (L’Institution Porcher — la claque — ne fonctionnait pas encore.) « Un jour, dit M. Duflot, le vaudevilliste avait à sa table quelques amis, parmi lesquels Charles Nodier et quelques notabilités politiques, quand le blanchisseur entra pour prendre les billets. — C’est mon blanchisseur, messieurs, dit-il. Bernier, ajouta-il, en se tournant vers lui, vous trouverez mon linge dans ma chambre à coucher ; sur la cheminée, il y a un petit paquet que vous laverez aussi. » Le petit paquet que Bernier trouva contenait les billets de spectacle, et Bernier fut obligé de comprendre que laver voulait dire vendre. Depuis ce jour, il ne manquait jamais de dire, en entrant chez Théaulon : « C’est le blanchisseur de Monsieur : Monsieur a-t-il quelque chose à laver ? »
Rigaud, 1881 : Vendre pour cause de misère ou de gêne momentanée.
Ma foi ! j’avais une marine de je ne sais plus qui, je la décroche, je la fourre dans mon châle ; et je pars laver ça.
(Ed. et J. de Goncourt)
Virmaître, 1894 : Vendre ses frusques. On dit aussi nettoyer son complet (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Vendre.
J’ai lavé (vendu) mon bobino un cig.
Hayard, 1907 : Vendre ; (se laver les pieds), être relégué.
France, 1907 : Vendre à bas prix.
— Vous avez pour quarante francs de loges et de billets à vendre, et pour soixante francs de livres à laver.
(Balzac)
Toquante, bobino
anon., 1907 : Montre.
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