Delvau, 1866 : v. n. Acheter, — dans l’argot des voleurs, qui n’achètent cependant presque jamais, excepté en bloc, à l’étalage des marchands.
Abloquer ou abloquir
Abloquer, abloquir
France, 1907 : Acheter, argot des voleurs ; de bloc.
Abloquir
anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Acheter.
Vidocq, 1837 : v. a. — Acheter à prix d’argent ; se dit aussi pour acquérir.
Clémens, 1840 / Halbert, 1849 : Acheter.
Larchey, 1865 : Acheter en bloc (Vidocq). — Bazarder a, au point de vue de la vente, le même sens. — Du vieux mot bloquer : arrêter un marché. V. Lacombe.
Abloquire
M.D., 1844 : Acheter.
Blard
Ansiaume, 1821 : Mouchoir.
J’ai grinchi un blard, que je viens d’abloquir 15 balles.
Bloquer
d’Hautel, 1808 : Au propre, terme d’imprimerie qui signifie suppléer à une lettre manquante, par une autre lettre que l’on renverse ; au figuré, oublier quelqu’un dans une distribution où il avoit droit.
On l’a bloqué. Pour, on a pris sa part ; on n’a pas pensé à lui ; on l’a totalement oublié.
Halbert, 1849 : Abandonner.
Larchey, 1865 : Vendre. V. Abloquir.
Delvau, 1866 : v. a. Abandonner, — dans l’argot des voleurs.
Delvau, 1866 : v. a. Jouer à la bloquette, — dans l’argot des enfants.
Delvau, 1866 : v. a. Mettre un soldat au bloc, à la salle de police, — ce qui est le boucler, vieille forme au verbe blouquet.
Rigaud, 1881 : Abandonner, — dans le jargon des voleurs.
Rigaud, 1881 : Faire défaut, faillir, dans le jargon des typographes ; allusion au terme d’imprimerie bloquer qui a le sens de mettre provisoirement un caractère au lieu et place d’un autre. (L. Larchey) Bloquer le mastroquet, ne pas payer le marchand de vin.
Rigaud, 1881 : Mettre en prison, au bloc — dans le jargon des troupiers.
Boutmy, 1883 : v. a. Remplacer provisoirement un signe typographique dont on manque par un autre de même force. Par extension, Manquer, faire défaut, faillir. Bloquer le mastroquet, c’est ne pas payer le marchand de vin.
La Rue, 1894 : Mettre en prison. Abandonner.
France, 1907 : Emprisonner, consigner ; se dit aussi pour abandonner. Dans l’argot des typographes, c’est remplacer temporairement une lettre par une autre.
Bloquir
Ansiaume, 1821 : Vendre.
J’ai bloqui ma camelotte au fourgat, il n’y avoit point de carle à son boucard.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Vendre.
Vidocq, 1837 : v. a. — Vendre des objets volés.
Clémens, 1840 : Vendre.
Delvau, 1866 : v. a. Vendre des objets volés, ordinairement en bloc. (V. Abloquer.)
Rigaud, 1881 : Vendre. — Bloquisseur, bloquisseuse, marchand, marchande, — dans le jargon des voleurs.
La Rue, 1894 : Vendre. Acheter.
France, 1907 : Vendre.
Il est entendu que c’est toi qui va bloquir, puisque tu connais le fourgat.
(Marc Mario et Louis Launay.)
Bourguignon
d’Hautel, 1808 : Bourguignon salé. Se dit de ceux qui mettent beaucoup de sel dans ce qu’ils mangent.
Ansiaume, 1821 : Soleil.
Le bourguignon a été chaud, le picton sera mâte celte année.
Delvau, 1866 : s. m. Le soleil, dans l’argot du peuple, qui croit que cet astre n’a été créé par Dieu que pour faire mûrir les vignes de la Côte-d’Or.
Virmaître, 1894 : Le soleil. Il fait mûrir les bons vins de Bourgogne (Argot des voleurs).
Rossignol, 1901 : Le soleil.
France, 1907 : Le soleil, qui réchauffe comme le vin de Bourgogne.
V’là le Bourguignon qui baisse ; il est temps de bloquir.
(Vidocq)
Paccin, pacmou
France, 1907 : Paquet ; argot des voleurs.
Vidocq, faisant sonner le louis sur la table, s’écria :
— Voilà ce qui s’appelle une largue et une bonne.
— Parbleu ! il n’y a qu’à lui bloquir les paccins.
(Marc Mario et Louis Launay)
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