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Bince

Fustier, 1889 : Couteau (Richepin)

Hayard, 1907 : Couteau.

France, 1907 : Couteau.

Malheur aux pantres de province
Souvent lardés d’un coup de bince.

(Jean Richepin)

Soubrette de Charlot

France, 1907 : Valet de bourreau.

Maintenant je capis cette lazagne dans la boîte au sel à la Roquette en compagnie d’un mouton ; le maugrée ne m’a pas fait mettre la ligotante de riffle et le ratichon me rend visite en attendant d’être fauché par le bince à l’abbaye de Monte-à-regret où je jouerai à la main chaude avec les soubrettes de Charlot, j’éternuerai dans le son et on me conduira ensuite au champ des navets avec une escorte de chardonnerets.

(Delesalle, Autobiographie d’un malfaiteur)

Taupe

d’Hautel, 1808 : Il est allé au royaume des taupes. Pour dire que quelqu’un a terminé sa carrière ; qu’il n’est plus de ce monde.
Noir comme une taupe. Manière exagérée pour dire mulâtre ; extrêmement basané.
Taupe. Terme de mépris qui signifie courtisane ; et vile prostituée.

Delvau, 1866 : s. f. Fille de mauvaises mœurs, — dans l’argot peu chrétien des bourgeois. On dit aussi gaupe.

Rigaud, 1881 : Maîtresse d’un souteneur. Terme méprisant à l’adresse d’une femme.

France, 1907 : Prostituée ; elle travaille souterrainement comme l’animal de ce nom.

Malheur aux pantres de province
Qui flouaient la taupe à Navet !
Comme au drame, il criait : Vingince !
Malheur aux pantres de province !
Souvent, lardé d’un coup de bince,
Le micheton nu se sauvait
Malheur aux pantres de province
Qui flouaient la taupe à Navet.

(J. Richepin, La Chanson des gueux)

Se dit aussi d’une femme vieille et laide.

À l’arrivée des troupes, l’ennemi s’enfuit avec les femmes et les enfants, laissant le reste. Deux jours après nous trouvâmes dans la prairie une vieille taupe, jugée trop décrépite pour qu’on s’en embarrassât et abandonnée aux loups.

(Hector France, Chez les Indiens)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique