Merlin, 1888 : Boire sec.
France, 1907 : Boire.
Bidonner
Merlin, 1888 : Boire sec.
France, 1907 : Boire.
Bidonner à la cambuse
Delvau, 1866 : v. n. Boire au cabaret, — dans l’argot des marins.
Madrice
Vidocq, 1837 : s. f. — Malice.
Delvau, 1866 : s. f. Finesse, habileté, madrerie, — dans l’argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Malice. — Madrin, madrine, malin, maligne. La langue régulière a « madré » dans le même sens.
La Rue, 1894 : Malice.
Virmaître, 1894 : Finesse. Vient de madré.
— Il a roulé le palpeur, il est rien madrice, le gonce (Argot des voleurs).
Hayard, 1907 : Ruse, malice.
France, 1907 : Finesse, ruse. « Il a de la madrice. » De madré, rusé.
Faiseur, va-t’en à la marmite
D’temps en temps faire une visite ;
Bidonne tes bons camaros,
C’est un truc des plus rigolos,
« C’est un zig, dira la police,
Très bath et rempli de madrice… »
(Hogier-Grison)
Poteau
d’Hautel, 1808 : Des jambes grosses comme des poteaux. Pour dire massives ; d’une énorme grosseur, dénuées de graces et de légèreté.
Rigaud, 1881 : Camarade dévoué, — dans le jargon des voleurs.
Fustier, 1889 : Chef de bande, — dans l’argot des voleurs.
La Rue, 1894 : Malfaiteur, Chef de bande. Camarade dévoué, complice. Grosse jambe.
Virmaître, 1894 : Ami. La figure en juste ; un poteau soutient. Poteau veut dire aussi complice (Argot des voleurs).
Rossignol, 1901 : Camarade, complice.
Hayard, 1907 : Ami.
France, 1907 : Camarade, complice. On s’appuie sur lui ; il sert comme un poteau de soutien.
Si ton poteau te passe à l’as,
Bidonne, il chopera Mazas.
(Hogier-Grison, Pigeons et Vautours)
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