Hayard, 1907 : Police.
France, 1907 : Policier, appelé aussi bec de gaz, bourrique, cierge, flique, laune, peste, vache.
Arnif
Hayard, 1907 : Police.
France, 1907 : Policier, appelé aussi bec de gaz, bourrique, cierge, flique, laune, peste, vache.
Bec de gaz
La Rue, 1894 : Agent de police.
Virmaître, 1894 : À la manille aux enchères, quand le joueur auquel le point est adjugé rencontre un jeu sur lequel il ne comptait pas dans les mains d’un de ses adversaires, il dit : J’ai rencontré un bec de gaz (Argot du peuple). N.
Virmaître, 1894 : Sergent de ville. Il éclaire les malfaiteurs quand il n’est pas chez le marchand de vins en train d’étouffer un glacis (Argot des souteneurs). N.
France, 1907 : Agent de police.
Il éclaire les malfaiteurs quand il n’est pas chez le marchand de vins, en train d’étouffer un glacis.
(Ch. Virmaître)
Fortifs
France, 1907 : Fortifications.
Après tout, la fleur de la pastorale est bien libre de pousser à Grenelle ou aux Lilas, dans les terrains vagues, entre une boîte à sardines et un vieux soulier lavé et rougi par cent averses. Votre gamine — je ne me rappelle plus si elle est brunisseuse ou corsetière — qui, ayant pour le lendemain un rendez-vous décisif, veut se parer pour la chute et lave son linge à la borne-fontaine, sous le bec de gaz, me plaît autant que Nausicaa, Pourquoi pas l’églogue le long des boulevards extérieurs et l’oaristys sur les fortifs ?
(François Coppée)
Sur l’talus posant leurs derrières
Au mêm’ niveau,
On y voit des famill’s entières
Mangeant du veau,
En guis’ d’absinthe ou d’anisette,
D’apéritifs,
On a des odeurs de poudrette
Sur les fortifs.
(V. Meusy, Chansons d’hier et d’aujourd’hui)
Incommode
Delvau, 1866 : s. m. Réverbère, — dans l’argot des malfaiteurs, ennemis-nés des lumières.
Rossignol, 1901 : Réverbère.
France, 1907 : Lanterne, bec de gaz ; argot des voleurs.
Lantimèche
Delvau, 1866 : s. m. Imbécile ; jocrisse, — dans l’argot des faubouriens.
Rigaud, 1881 : Nom d’amitié, sobriquet tout intime. — Père Lantimèche, mère Lantimèche. — Les concierges des deux sexes se donnent volontiers entre eux « du Lantimèche ».
France, 1907 : Imbécile, jocrisse. Allumeur de bec de gaz. Jeu de mot. C’est l’antimèche qu’il faudrait écrire. Se dit aussi pour appeler quelqu’un : « Eh ! Lantimèche ! »
Mouchard à bec
La Rue, 1894 : Réverbère.
France, 1907 : Réverbère. Il est en effet dangereux de se livrer à quelque délit ou de commettre un crime sous la clarté d’un bec de gaz.
Pas de chahut
France, 1907 : Fantaisie où l’acrobatie joue le principal rôle, Voir Chahut.
Quelques femmes chantaient et riaient en esquissant un pas de chahut sur la chaussée sous l’œil impassible d’un gardien de la paix qui, le képi sur les yeux et les mains ballantes, demeurait droit comme un bec de gaz et ne daignait rien voir.
(Edmond Lepelletier)
Pendu glacé
Halbert, 1849 : Réverbère.
Delvau, 1866 : s. m. Réverbère. Argot des voleurs.
Rigaud, 1881 / La Rue, 1894 : Réverbère.
Virmaître, 1894 : Le candélabre en forme de potence qui supporte le bec de gaz. Les voleurs n’aiment pas beaucoup ces pendus-là.
— J’ai été paumé pour avoir barbotté un pante, sans ce chameau de pendu glacé, je me cavalais à la frime du sergot (Argot des voleurs). N.
France, 1907 : Réverbère d’autrefois suspendu au milieu des rues au moyen d’une corde fixée à deux maisons se faisant face, ou à un candélabre en forme de potence.
Pomme
d’Hautel, 1808 : C’est une véritable pomme cuite. Se dit par ironie d’un homme foible, que tout incommode.
On l’appaisera avec une pomme. Se dit de quelqu’un dont la colère n’est pas dangereuse, qui est facile à calmer.
Delvau, 1866 : s. f. Tête, — dans l’argot des faubouriens. Pomme de canne. Figure grotesque, physionomie bouffonne.
La Rue, 1894 : Tête. Pomme de canne, visage laid.
Rossignol, 1901 : Tête, visage.
France, 1907 : Tête, figure ; synonyme de poire. On dit aussi pomme de canne.
Allons, ho ! fais-moi voir ta pomme,
Rapplique un peu sous l’bec de gaz,
J’te gob’ : faut profiter d’l’occas’,
Y a pas d’erreur, va ; j’suis un homme.
(André Gill, La Muse à Bibi)
Se payer la pomme de quelqu’un, s’en moquer, se jouer de lui.
Omessa, qu’est un brave homme
Qui n’aim’ pas les quiproquos,
Occit l’officier d’turcos
Qui s’était payé sa pomme.
(É. Blédort, Chansons de faubourg)
« Se sucer la pomme », s’embrasser.
Rosto
Rigaud, 1881 : Appareil à gaz, bec de gaz, — dans l’argot des polytechniciens, en souvenir du général Rostolan qui a fait installer le gaz à l’école.
France, 1907 : Bec à gaz ; argot des polytechniciens, du nom du général Rostolan qui introduisit le gaz à l’École.
Sergot
Virmaître, 1894 : V. Bec de gaz.
Hayard, 1907 : Sergent de ville.
France, 1907 : Gardien de la paix. Ce sobriquet vient de ce qui et les appelait autrefois sergents de ville.
Y a des nuits ousque les sergots
Les ramass’nt, comm’ des escargots,
D’la rue d’Flandre à la Chopinette…
(Aristide Bruant)
Tannant
Virmaître, 1894 : Assommant, ennuyeux. À Corbeil, on devait un dimanche jouer les Mousquetaires ; la troupe y donnait des représentations depuis environ un mois. L’actrice chargée des grands premiers rôles, était mauvaise à faire ronfler un bec de gaz. Au moment du lever du rideau, le régisseur dut faire une annonce. L’actrice avait dû partir précipitamment pour enterrer son père. Il annonça son départ ainsi : Madame X…, ne pourra jouer ce soir, elle est à Nantes, pour les obsèques de son père. Un loustic du parterre s’écria :
— Il y a longtemps qu’elle est tannante.
Ouf ! (Argot du peuple). N.
Rossignol, 1901 : Assommant, ennuyant.
France, 1907 : Assommant, ennuyeux.
Cette maman qui était toujours sur le dos de sa fille, à épier ses pas et ses gestes, commençait à devenir furieusement tannante. Pas moyen de bécoter la petite sans qu’elle ne vous tombât sur le poil.
(Les Joyeusetés du régiment)
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