Delvau, 1866 : s. m. Homme qui triche au jeu, — par allusion au nom donné autrefois à la marque que l’on faisait à sa carte en jouant à la bassette.
Alpiou
Officier de topo
Delvau, 1866 : s. m. Homme qui triche au jeu de la bassette, — dans l’argot des joueurs. On dit aussi Officier de tango.
Paquet de couennes
France, 1907 : La garde nationale, c’est-à-dire tas d’imbéciles, de maladroits ; d’où le singulier nom paquet de couennes donné aux membres de cette institution.
— Est-ce que tu ne t’aboulais pas me voir, toi, la vieille, quand j’étais paquet de couennes au rempart pendant le siège ?
(Serge Basset)
Puppy
France, 1907 : Petit chien ; anglicisme.
Tout sportsman qui se respecte est tenu d’aller passer quelques heures au Jardin des Tuileries en compagnie des setters-gordon, des clumbers, des laveracks, et de hérisser son langage de locutions d’outre-Manche, dût-il ne pas être compris de ceux qui l’écoutent.
Remarque-t-il un dogue de Bordeaux ou d’ailleurs : « Oh ! le beau mastiff ! » s’écrie-t-il. En huntsman consommé, il traitera de pointers les chiens d’arrêt, de setter ou de spaniel tout épagneul et de harrier (prononcez : hairieur) le plus vulgaire briquet. Est-il permis encore de se servir de ce mot d’autrefois : lévrier ? Non, c’est greyhound qu’il faut dire. De même ce n’est plus ni basset que l’on emploie pour chasser le lapin dans les bois, l’expression est archaïque, surannée ; c’est un terrier (tirieur) qui devient ici l’auxiliaire du chasseur. Quant au chiot, il s’est métamorphosé pudiquement en puppy, comme le mâtin en mastiff ou en bull.
(Pontarmé, Petit Parisien)
Tourte
Rigaud, 1881 : Tête. — Écrevisse dans la tourte, grain de folie, grande excentricité. Variantes : Obus dans la casemate, chauve-souris dans la mansarde.
Rigaud, 1881 : Vieille femme ridicule. — Chapeau mal fait, grotesque, — dans le jargon des modistes.
La Rue, 1894 : Vieille ridicule, Imbécile.
Hayard, 1907 : Bête, imbécile.
France, 1907 : Imbécile.
La fille se sentit un froid dans le dos — et positivement elle trembla, lorsque son vieux vint se camper devant le poêle et commença d’un air soupçonneux :
— Ah çà ! vous autres, qu’est-ce que c’est que cette histoire-là ?…
Connais pas Séraphin, moi ! Es-tu mariée avec lui, Mélie, par hasard ! Toi, vieille, tu m’as donc caché quelque chose ? Eh bien ! quoi, vous restez là, comme des tourtes ; faudrait voir à parler, hein ? et un peu vite.
(Serge Basset)
Rigoler comme une tourte, rire niaisement.
— Oh ! lui, il a rigolé comme une tourte. D’abord, tous les amants sont des tourtes, d’infâmes tourtes. Il s’est foutu de moi.
(Hook, Fin-de-Siècle)
France, 1907 : Tête. Avoir une écrevisse dans la tourte, être détraqué.
France, 1907 : Vieille coquette.
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