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Barda

Merlin, 1888 : Sac.

Rossignol, 1901 : Havresac du troupier. C’est probablement de barda que vient le mot barder. La hauteur d’un sac de zouave est connue, il n’a pas plus à porter qu’un soldat d’infanterie ; mais, comme il a l’habitude du voyage, il ne met rien dans le sac, mais tout dessus, de façon que la Charge porte sur les épaules et non sur les reins. Dans le temps, un zouave avait toujours sur son sac un rouleau contenant son linge, un pantalon de drap, une couverture, son manteau, une toile et demie pour camper à deux, un bâton, quatre piquets, une paire de souliers, huit jours de vivres de réserve, soit quatre pains, et un des ustensiles de cuisine et sa gamelle individuelle ; avec les cent cartouches, le fusil, et quelques petits Souvenirs de famille conservés précieusement dans le sac, ça finissait par barder.

France, 1907 : Bagages ; mot arabe rapporté par les soldats d’Algérie.

Bardache

Delvau, 1864 : Pédéraste actif ou passif, au choix — des autres.

C’est là un cul de châtré ou de bardache, si jamais il y en a eu.

(La Popelinière)

Le capitan était bardache :
Godefroy, seigneur de Bouillon,
L’encula dans une patache.

(B. de Maurice)

France, 1907 : Jeune garçon dont les gens de mœurs levantines abusent. On disait enfant d’honneur.

Le prince de Bidache
Criait aux Allemands :
Rendez-moi mon bardache.

(Tallemant des Réaux)

Barder

un détenu, 1846 : Bâiller, entrebâiller. Exemple : Une poche barde quand elle est pleine de quelques objets.

Rossignol, 1901 : Être lourd.

J’ai coltiné toute la journée des colis qui bardaient.

Chougner

France, 1907 : Manger ; argot des canuts.

— Pardi ! vous êtes encore les gentils, vous ! Vous aimeriez mieux vous tanti-bardaner toute la sainte journée et vous escaner aux Brotteaux comme vous faites tous les dimanches, pour chougner votre miche et fioler à l’aise.

(Joanny Augier, Le Canut)

Demi-aune

Vidocq, 1837 : s. m. — Bras.

Larchey, 1865 : « Il y avait deux heures que je tendais ma demi-aune sans pincer un radis. »

(Luc Bardas)

Delvau, 1866 : s. f. Bras, — dans l’argot des faubouriens. Tendre la demi-aune. — Mendier.

Virmaître, 1894 : Le bras. Les mendiants disent :
— Je tends la demi-aune.
C’est une façon de ne pas avoir l’air que l’on tend la main (Argot des mendiants).

France, 1907 : Bras, dans l’argot des mendiants, qui disent : tendre la demi-aune, pour tendre la main.

Lanti-bardaner

France, 1907 : Se promener sans but ; errer l’âme en peine. Argot des canuts.

Fanchon, du haut de ta banquette,
Écoute la voix de l’amour,
Car tout en passant ma navette,
Je pensons à toi chaque jour,
Oui, je t’aimons,
Je te l’disons.
Je souhaitons ben que t’en fasses de même :
Ah ! quand on s’aime,
C’est si canant,
L’on va toujours se lanti-bardanant.

(Le Canut amoureux)

Raide, rude

Larchey, 1865 : Eau-de-vie qui gratte le gosier. On dit par analogie : C’est un peu raide, c’est d’une exigence difficile à supporter.

Comme dit le proverbe un peu de raide fait grand bien.

(L. Bardas)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique