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Balancier (faire le)

France, 1907 : Attendre quelqu’un.

Boulevardière

Rigaud, 1881 : Fille libre qui continue sur les boulevards le commerce que faisait sa mère sous les galeries du Palais-Royal.

France, 1907 : Femme galante qui a choisi les boulevards comme un champ fertile pour sa clientèle. Les boulevardières qui circulent le long des cafés, de cinq heures du soir à minuit, du faubourg Montmartre à la Madeleine, seront bientôt aussi nombreuses que les bocks que l’on y sert.

Depuis cinq heures du soir, la boulevardière va du Grand-Hôtel à Brébant avec la régularité implacable d’un balancier de pendule.

(Paul Mahalin)

Breloque

d’Hautel, 1808 : Battre une breloque. Dire des gaudrioles ; tenir des discours saugrenus ; payer ses dettes en alléguant de mauvaises raisons.

Vidocq, 1837 : s. f. — Pendule.

Larchey, 1865 : Pendule. — Vidocq. — Onomatopée imitant le bruit du balancier.

Delvau, 1866 : s. f. Pendule, — dans l’argot des faubouriens.
D’où est sans doute venue l’expression : Battre la breloque, pour signifier d’abord chez les soldats : « Annoncer à son de tambour l’heure des repas ; » puis au figuré, chez le peuple : « Déraisonner comme une pendule détraquée. »

Rigaud, 1881 : Pendule.

France, 1907 : Pendule. Battre la breloque, déraisonner ; « allusion, dit Lorédan Larchey, aux sons brisés de la batterie de tambour dite breloque, qui est particulièrement saccadée. »

Conin

Delvau, 1864 : Jeune con, con impubère, con qui n’est pas encore dans la circulation, n’ayant pas encore été frappé par le balancier de l’homme.

Vous avez là le conin le plus joli du monde.

(La Popelinière)

Ton conin, pauvre oiseau sans plume.
M’ouvre un bee encor mal fendu.

(Auguste Lefranc)

Estamper

La Rue, 1894 : Escroquer. Estampeur, escroc.

Virmaître, 1894 : Tromper quelqu’un. Emprunter de l’argent sans le rendre, c’est estamper le prêteur. Allusion au balancier de machine qui frappe. L’estampeur tape (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : C’est tromper sur une vente. On s’est fait estamper lorsque l’on a été trompé sur la valeur d’un achat ; on s’est fait estamper, lorsque l’on vous a fait un emprunt que l’on ne vous a pas rendu. Estamper veut aussi dire tromper sur la quantité ou la qualité. Une chose qui ne vaut rien ou est de mauvaise qualité est de l’estampe.

Hayard, 1907 : Voler, duper, escroquer.

France, 1907 : Tromper, duper.

Ne me prenez pas d’ailleurs pour un de ces vulgaires philosophes qui cherchent à estamper grossièrement les passants… Je ne vous connais pas, j’ignore si vous avez des moyens, mais je suppose bien que si vous aviez les ressources nécessaires pour aller à Monaco et essayer mon système, vous le feriez, après vous être rendu compte par vous-même de son excellence…

(Edmond Lepelletier)

Faire le balancier

Rigaud, 1881 : Aller et venir sur un trottoir en attendant quelqu’un.

Membre (le)

Delvau, 1864 : Sous-entendu viril. Le grand outil générateur, que nous faisons travailler comme un cheval et que les femmes adorent comme un dieu.

Jouis-tu, cochon ? Ah ! le beau membre !

(Lemercier de Neuville)

On voit, sous les feuilles de vignes
Que leur impose la pudeur,
S’agiter de gros membres dignes
d’admiration — ou d’horreur.

(Anonyme)

Monseigneur le vit, ou madame la pine — Outre ces deux noms, ce noble personnage, qui veut chaque jour être fêté, possède plus de prénoms qu’il n’en faudrait pour refaire le calendrier… républicain. Je cite les principaux :

L’acteur, l’affaire, les agréments naturels, l’aiguille, l’aiguillon, l’aiguillette, l’andouille, l’arbalète, l’ardillon, l’aspergès, l’asticot, la baguette, le balancier, le bâton à un bout, le bâton de sucre de pomme, le bâton pastoral, le battant de cloche, la béquille du père Barnaba, le berlingot, la bibite, le bidet, le bijou, le bistouri, la bite, le bogue, le bonhomme, le bouchon, le boudin blanc, le bougeoir, la bougie, le bout de viande, le boute-feu, le boutejoie, la boutique, le boyau, la braguette, le bracquemard, le bras, la briche, la broche, le broque, la burette, le canon à pisser, la carotte, le cas, le carafon d’orgeat, le cavesson, cela, ce qu’on porte, la chair, le chalumeau, le champignon, la chandelle, la chanterelle, la charrue, la chenille, la cheville d’Adam, la cheville ouvrière, le chibre, le chiffe, le Chinois, le chose, le cierge, la cigarette, la clé, le clou, la cognée, le cognoir, le coin, la colonne, le compagnon fidèle, la corde sensible, le cordon de saint François, le cornichon, la couenne, la courte, le criquet, le dard, le dardillon, le degré de longitude, le devant, le doigt du milieu, le doigt qui n’a pas d’ongle, dom ou frère Frappart, le dressoir, le drôle, l’écoutillon, l’engin, l’épée, l’étendard d’amour, le fils, le flacon d’eau-de-vie, le flageolet, la flèche, la flûte à un trou, le fourrier de nature, la gogotte, la grosse corde, le goujon, le goupillon, la guigui, la guiguitte, la haire, le hanneton, l’herbe qui croit dans la main, l’histoire, le honteux, Jacques, la jambe, Jean Jeudi, Jean Chouart, la laboureur de nature, la lance, la lancette, le lard, la lavette, la limace, le machin, le Mahomet, le manche du gigot, la marchandise, le mirliton, le mistigouri, le moineau, le moineau, la navette, le nerf, le nœud, l’obélisque, le onzième doigt, l’os à moelle, l’outil, l’ouvrier de nature, le paf, le panais, le pénis, le pondiloche, le perroquet, la petite flûte, le petit frère, le petit voltigeur, la pierre à casser les œufs, la pierre de touche, le pieu, le pignon, le pis, la pissottière, le poinçon, la pointe, le poireau, la potence, le poupignon, Priape, la quéquette, la queue, le robinet de l’âme, Rubis-Cabochon, la sangsue, saint Agathon, saint Pierre, le salsifis, la sentinelle, la seringue, le sifflet, le sous-préfet, le sucre d’orge, le trépignoir, la triquebille, la troisième jambe, le tube, la verge, la viande crue, etc. etc.


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