Virmaître, 1894 : Abréviation d’alpaga.
— Je vais me balader, Nini passe-moi mon alpague (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Veston.
Ton alpague est trop court, il ne te cache pas le foirpette.
Hayard, 1907 : Paletot (d’alpaga).
Alpague
Virmaître, 1894 : Abréviation d’alpaga.
— Je vais me balader, Nini passe-moi mon alpague (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Veston.
Ton alpague est trop court, il ne te cache pas le foirpette.
Hayard, 1907 : Paletot (d’alpaga).
Balade
Delvau, 1866 : s. f. Promenade, flânerie dans l’argot des voyous. Faire une balade ou Se payer une balade. Se promener.
Rigaud, 1881 : Promenade, flânerie.
Je m’aboule pour une balade.
(Huysmans, Les sœurs Vatard, 1879)
Faire la balade, être en balade, se promener.
Boutmy, 1883 : s. f. « Promenade, flânerie », dit Alfred Delvau. C’est vrai ; mais, pour les typographes, la balade est quelque chose de plus ; c’est une promenade au bout de laquelle il y a un déjeuner, un dîner, ou tout au moins un rafraîchissement ; c’est aussi la promenade au hasard et sans but déterminé ; mais il arrive presque toujours que l’un des baladeurs a une idée lumineuse et entraîne ses camarades dans quelque guinguette renommée.
La Rue, 1894 : Promenade. Se balader.
Balader
Vidocq, 1837 : v. a. — Choisir, chercher. Dans le langage populaire ce mot signifie marcher sans but, flâner.
un détenu, 1846 : Promener, flâner.
Delvau, 1866 : v. a. Choisir, chercher. Argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Choisir, chercher, — dans le jargon des voleurs.
Rossignol, 1901 : Promener.
Où vas-tu ? — Tu vois, je vais me balader.
Balader (se)
Larchey, 1865 : Flâner. — Diminutif du vieux mot baler : se divertir, se remuer. V. Roquefort.
Je suis venu me balader sur le trottoir où j’attends Millie.
(Monselet)
Balader : Choisir, chercher (Vidocq). — Même racine. Le choix comporte toujours un déplacement. Baladeuse : Coureuse.
Elle t’a trahi sans te trahir. C’est une baladeuse, et voilà tout.
(Nerval)
Delvau, 1866 : v. réfl. Marcher sans but ; flâner ; et, par extension s’en aller de quelque part, s’enfuir.
Boutmy, 1883 : v. pr. Flâner, se promener sans but déterminé.
Balader ou ballader (se)
France, 1907 : Flâner ; du vieux mot baler, se divertir.
Quand a’ s’balladait, sous l’ciel bleu,
Avec ces ch’veux couleur de feu,
On croyait voir eune auréole
À Batignolles.
(Aristide Bruant, Dans la rue)
S’emploie aussi comme verbe actif :
De son métier i’ faisait rien,
Dans l’jour i’ balladait son chien,
La nuit i’ rinçait la cuvette.
(Ibid.)
Balader, se balader
Rigaud, 1881 : Marcher, se promener. Ce mot avait, il y a quelques années, le sens de ne rien faire, se croiser les bras. Autrefois on appelait baladinages les danses du peuple.
Baladeur
un détenu, 1846 : Flâneur, rôdeur.
Delvau, 1866 : s. m. Flâneur.
Rigaud, 1881 : Flâneur. — Baladeuse, coureuse de plaisirs.
Boutmy, 1883 : adj. Qui aime à se balader, à faire une balade.
Roche
d’Hautel, 1808 : Il a le cœur dur comme une roche. Se dit d’un homme qui a un mauvais cœur, qui ne compâtit pas aux malheurs des autres.
France, 1907 : Abréviation de Rochechouart.
Quand j’ai quelques sous dans la poche
(Ça n’m’arriv’ pas souvent, souvent),
La pipe aux dents, le pif au vent,
J’aime à m’balader sur l’boul’ Roche.
Voilà pourquoi j’ai mon perchoir
Au Rochechouart !
(Victor Meusy, Chansons d’hier et d’aujourd’hui)
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