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Avoir un coup de marteau

Fustier, 1889 : Ne pas jouir de la plénitude de ses facultés.

Avoir un coup de soleil

Larchey, 1865 : Avoir une pointe de vin (d’Hautel, 1808). — Le vin et le soleil ont également la vertu d’empourprer Le visage.

Coup

d’Hautel, 1808 : Se battre à coup de savatte. C’est-à dire, à coups de pieds, comme le font les crocheteurs et les porteurs d’eau.
Faire les cent coups. Donner dans de grands écarts, faire des fredaines impardonnables, se porter à toutes sortes d’extravagances, mener une vie crapuleuse et débauchée ; blesser, en un mot, les règles de la pudeur, de la bienséance et de l’honnêteté.
Il a été le plus fort, il a porté les coups. Se dit en plaisantant de quelqu’un qui, n’ayant pas été le plus fort dans une batterie, a supporté tous les coups.
On dit plaisamment d’un homme économe dans les petites choses et dépensier dans les grandes, qu’Il fait d’une allumette deux coups, et d’une bouteille un coup.
Il ne faut qu’un coup pour tuer un loup.
Signifie qu’il ne faut qu’un coup de hasard pour abattre l’homme le plus puissant et le plus favorisé de la fortune.
Faire un mauvais coup. Commettre quelque méchante action, quelqu’action criminelle.
Un coup de maître. Affaire conduite avec adresse, habileté.
Faire d’une pierre deux coups. Faire deux affaires en en traitant une.
Faire un mauvais coup. Ne pas réussir ou échouer dans une entreprise.
Un coup de Jarnac. Coup détourné et perfide qui se dirige contre une personne à qui l’on veut du mal.
Caire un coup de sa tête. Pour dire un coup décisif ; ne prendre conseil que de sa propre volonté.
Coup de main. On appelle ainsi un travail de peu de durée, comme lorsqu’on se fait aider par des étrangers dans un moment de presse.
Un coup de désespoir. Action causée par le chagrin, la douleur, la peine.
Avoir un coup de hache. Pour, être timbré ; avoir la tête exaltée.
Les plus grands coups sont portés. Pour dire, le plus fort est fait, le plus grand danger est passé.
Il n’y a qu’un coup de pied jusque-là. Pour dire qu’il n’y a pas loin. On se sert aussi de cette locution ironiquement, et pour se plaindre de l’éloignement d’un lieu où l’on a affaire.
Se donner un coup de peigne. Au propre, se coiffer, se retapper. Au figuré, se battre, se prendre aux cheveux.
C’est un coup d’épée dans l’eau. Pour, c’est un effort infructueux, un travail inutile.
Frapper les grands coups dans une affaire. Mettre tout en œuvre pour la faire réussir.
Discret comme un coup de canon. Homme étourdi et indiscret qui ne peut rien garder de ce qu’on lui confie.
Il fait ses coups à la sourdine. Se dit d’un fourbe, d’un hypocrite, d’un homme dont les actions sont traitres et cachées.

Delvau, 1864 : L’acte vénérien, qui est, en effet, un choc — agréable pour celle qui le reçoit comme pour celui qui le donne.

L’autre jour un amant disait
À sa maîtresse à basse voix,
Que chaque coup qu’il lui faisait
Lui coûtait deux écus ou trois.

(Cl. Marot)

Tu voudrais avoir pour un coup
Dix écus ; Jeanne, c’est beaucoup.

(Et. Tabourot)

Pour l’avoir fait deux coups en moins de demi-heure,
C’est assez travailler pour un homme de cour.

(Cabinet satyrique)

Il faut toujours se faire payer avant le coup.

(Tabarin)

L’homme philosophal que cherche, sans le trouver, la femme, est celui qui ferait réellement les cent coups.

(J. Le Vallois)

Rigaud, 1881 : Manœuvre faite dans le but de tromper. On dit : il m’a fait le coup, il m’a trompé ; c’est le coup du suicide, c’est un faux suicide annoncé pour attendrir la dupe. (L. Larchey)

La Rue, 1894 : Vol. Manœuvre dans le but de tromper. Ne pas en f…iche un coup, ne pas travailler.

Virmaître, 1894 : Procédé secret et particulier (Argot des voleurs).

Coup de chasselas

Delvau, 1866 : s. m. Demi-ébriété, — dans l’argot du peuple. Avoir un coup de chasselas. Être en état d’ivresse.

France, 1907 : Être dans un état voisin de l’ivresse.

Coup de soleil

d’Hautel, 1808 : Avoir un coup de soleil. Être étourdi, à demi gris, avoir une pointe de vin, être en gaieté.
On dit aussi dans le même sens : Avoir son coup de feu.

Delvau, 1866 : s. m. Demi-ébriété, — dans l’argot des faubouriens, que le vin allume et dont il éclaire le visage.

Rigaud, 1881 : Ivresse ; illumination faciale causée par un excès de boisson.

Virmaître, 1894 : Avoir trop bu du petit bourguignon. On dit aussi un coup de sirop (Argot du peuple).

France, 1907 : Même sens que ci-dessus [s’envirer].

Il y a deux manières d’avoir un coup de soleil : en buvant quelques demi-setiers de trop à la cantine, ou en se toquant d’une jolie petite femme.
De l’un comme de l’autre méfiez-vous.

Coup de torchon

Delvau, 1866 : s. m. Baiser, — dans l’argot des faubouriens, qui sans doute, veulent parler de ceux qu’on donne aux femmes maquillées, dont alors les lèvres essuient le visage.

Rigaud, 1881 : Duel au sabre, en terme de régiment. Se flanquer un coup de torchon.

France, 1907 : Combat, bataille.

— Eh ! margi, lui criai-je à travers les barreaux de ma lucarne, quoi de nouveau ?
— Il y a qu’on va se flanquer des coups de torchon, mon fils. Une belle occasion de dépuceler ton sabre.

(Hector France, L’Homme qui tue)

Hop là ! hardi ! Il va y avoir un coup de torchon !
Pas un pioupiou ne boude.
Sac au dos ! empoignez-moi votre flingot, la cartouchière sur le bedon, et, pas gymnastique, en avant, marche !

(Traité de civilité militaire et honnête, enseignée par Dache)

Se donner un coup de torchon, se battre en duel.

Fard

d’Hautel, 1808 : Le jaune est le fard des brunes. Pour dire que cette couleur convient à leur teint, et les pare agréablement.
Un homme sans fard. Homme franc et sans détour.

Delvau, 1866 : s. m. Mensonge, broderie ajoutée à un récit, — dans l’argot du peuple. Sans fard. De bonne foi.

Delvau, 1866 : s. m. Rougeur naturelle du visage. Avoir un coup de fard. Rougir subitement, sous le coup d’une émotion ou de l’ébriété.

France, 1907 : Mensonge.

France, 1907 : Rougeur. Piquer un fard, avoir un coup de fard, rougir.

Gibelet (avoir un coup de)

France, 1907 : Agir légèrement, sans réflexion, comme si l’on avait bu. Le gibelet est un petit foret qui sert à percer les tonneaux, pour en déguster le vin.

Hache

d’Hautel, 1808 : Avoir un coup de hache. Être timbré, être imbriaque.

Sirop

Delvau, 1866 : s. m. Vin, — dans l’argot des faubouriens, qui ont l’honneur de se rencontrer avec Rabelais : « Après s’être bien antidoté l’haleine de sirop vignolat, » dit l’immortel Alcofribas Nasier. Avoir un coup de sirop de trop. Être ivre.

Rigaud, 1881 : Vin. — Un coup de sirop.

Soleil (avoir un coup de)

Larchey, 1865 : S’enivrer. — Piquer un soleil : Rougir.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique