Rossignol, 1901 : Avoir faim.
Avoir la dent
Avoir organe
M.D., 1844 : Avoir faim.
Bloc
Larchey, 1865 : Prison. — Du vieux mot bloc : barrière. V. Roquefort.
Prenez trois hommes et menez cette fille au bloc.
(V. Hugo)
Bloquer : Consigner.
Colonel, c’est que je suis bloque. — Je vous débloque.
(J. Arago, 1838)
Delvau, 1866 : s. m. La salle de police. Argot des soldats. Être au bloc. Être consigné. Signifie aussi Prison.
Rigaud, 1881 : Prison, salle de police, — dans le jargon des troupiers.
Encore deux jours de bloc pour cette chienne de théorie.
(Randon, Croquis militaires)
Pourquoi es-tu au bloc, mon pauvre vieux ?
(Vte Richard, Les Femmes des autres)
Mettre, fourrer au bloc, consigner.
Merlin, 1888 : Salle de police, prison. On dit : mettre, et mieux f… au bloc, à la boîte, ou clou, etc.
La Rue, 1894 : Marché. Prison.
France, 1907 : Prison ; argot populaire.
On parle de progrès, d’humanité, de sentiments altruistes, on invoque comme une des plus précieuses conquêtes de 89 la liberté individuelle. Voilà le cas qu’ils en font, les gredins que ton vote imbécile vient de rehausser au pouvoir ! Défense d’avoir faim, défense d’être sans travail et sans logis, sinon au bloc !…
(Jean Grave, La Révolte)
Mais si — prodigieux progrès !
Un beau matin Thémis s’emballe
Et, pour servir nos intérêts,
Renvoie à l’argousin la balle ;
Si, pour son amabilité,
Sa douceur, son humeur amène,
Au bloc à son tour on l’emmène,
J’en suis rudement épaté.
(Blédort)
Boyaux en détresse, boyaux vides (avoir les)
Rigaud, 1881 : Être à jeun, avoir faim.
Chipoteur
d’Hautel, 1808 : Qui mange sans avoir faim, qui gazouille l’ouvrage, qui travaille d’une manière lâche et paresseuse.
France, 1907 : Tracassier, vétilleur.
Claquer du bec
Virmaître, 1894 : Avoir faim et ne rien avoir à se mettre sous la dent. La faim donne la fièvre, les dents claquent (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Jeûner. Ne pas avoir de quoi déjeuner.
Hayard, 1907 : Avoir faim.
Croc (avoir les)
Hayard, 1907 : Avoir faim.
Crocs (avoir les)
Ansiaume, 1821 : Avoir faim.
Il a continuellement les crocs, c’est un saffre.
Décheur
Rossignol, 1901 : Celui qui dépense dèche ; c’est un décheur. Déclarer ballon, avoir faim.
Faire ballon
Rossignol, 1901 : Avoir faim.
Greffer
Halbert, 1849 : Manquer de nourriture.
Delvau, 1866 : v. n. Mourir de faim, — dans l’argot des voyous.
Rigaud, 1881 / La Rue, 1894 : Souffrir de la faim.
Virmaître, 1894 : Attendre (Argot des voleurs).
Rossignol, 1901 : Jeûner faute d’argent.
Hayard, 1907 : Ne pas manger.
France, 1907 : Attendre ; argot des voleurs.
France, 1907 : Être dans la misère, avoir faim.
Toute la bande était devenue grave.
Une affaire était donc en train ? Elle devait être bonne, à en croire le ton de Nib. Tant mieux ! Il y avait si longtempe qu’on ne faisait que des vols à la mie de pain… on allait donc enfin se refaire de dèche et ne plus greffer.
(Ed. Lepelletier)
Lanterne
d’Hautel, 1808 : Long comme une lanterne. Nonchalant ; homme d’une lenteur extrême.
On ne lui fait point accroire que des vessies sont des lanternes. Se dit d’un homme fin, pénétrant, auquel on ne peut en compter facilement.
anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Fenêtre.
Delvau, 1864 : La nature de la femme, dans laquelle l’homme met sa chandelle — sans la moucher.
Margot s’endormit sur un lit
Une nuit toute découverte,
Robin, sans dire mot, saillît,
Il trouva sa lanterne ouverte.
(Cabinet satyrique)
Hayard, 1907 / France, 1907 : Fenêtre.
France, 1907 : Ventre. Se taper sur la lanterne, se brosser le ventre, avoir faim.
France, 1907 : Veuve. On appelait lanterne autrefois les parties sexuelles de la femme. Vieille lanterne, vieille prostituée.
Tirer la langue
Delvau, 1866 : v. a. Être extrêmement pauvre, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Tirer la langue d’un pied.
Virmaître, 1894 : Courir à en perdre haleine. Faire tirer la langue à un débiteur en lui promettant de l’argent. Tirer la langue : avoir faim, attendre après quelque chose qui ne vient jamais (Argot du peuple). N.
Rossignol, 1901 : Avoir envie ou besoin d’une chose qu’on ne vous donne pas.
Je suis sans argent, mes parents ne m’en envoient pas, ils me font tirer la langue.
France, 1907 : Attendre longtemps et vainement.
— Ah ! petite coquine, voici deux mois bientôt que tu me bernes, que tu me fais tirer la langue, mais gare à toi, tu y passeras quand même.
(Les Propos du Commandeur)
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