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Laisser pisser le mérinos ou le mouton

France, 1907 : Attendre patiemment le résultat d’une affaire.

Il ne faut qu’un rien pour faire sortir le populo de ses gonds !
Qui nous dit que ce que certains qualifient d’avachissement et d’abrutissement n’est pas du recueillement ?
Quand le lion, avant de sauter sur sa proie, s’aplatit et rase le sol, celui qui ne le verrait qu’ainsi conclurait que cet animal est un taffeur, qu’il se fait petit pour s’effacer et se cacher…
Il n’en est rien, pourtant !
Done, que les écœurements de l’heure présente ne nous découragent pas ; faisons notre turbin de propagande, éparpillons les idées aux quatre vents et laissons pisser le mouton.

(Père Peinard)

Loger

d’Hautel, 1808 : Être logé aux quatre vents, à la belle étoile. Habiter une chambre ou le vent entre de tous les côtés ; coucher dans la rue, ou en plein air. Être logé chez Guillot le songeur. Être rêveur, pensif, triste, et enclin à la mélancolie.
Loger aux petites maisons. Pour dire, être fou.

Loger aux quatre vents

Delvau, 1866 : v. n. Demeurer dans une maison mal close, où le vent entre comme chez lui.

France, 1907 : Demeurer dans un appartement mal clos où le vent arrive le tous les côtés.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique