Rigaud, 1881 : Réprimande. — Dispute. — Critique bruyante et souvent injuste de public à acteur.
Ça va mal, dit Mignon, radieux à Steiner, un joli attrapage, vous allez voir !
(Zola, Nana)
France, 1907 : Reproche sévère, critique acerbe.
Attrapage
Rigaud, 1881 : Réprimande. — Dispute. — Critique bruyante et souvent injuste de public à acteur.
Ça va mal, dit Mignon, radieux à Steiner, un joli attrapage, vous allez voir !
(Zola, Nana)
France, 1907 : Reproche sévère, critique acerbe.
Engueulade
France, 1907 : Attrapage grossier par la parole ou par écrit.
Ce serait toujours une douce erreur de croire que ces vils piliers de maisons publiques, parfumés de patchouli et de musc, qui arrêtent dans la rue les lecteurs d’une main engageante en leur disant comme ces dames : « Mon petit lecteur, veux-tu monter chez moi ? » n’ont pas d’émules dans cette presse anglaise dont l’honnêteté et la vertu sont devenues proverbiales. Il ne reste plus aux drôles du Figaro, aux filles du Paris-Journal et aux hermaphrodites de ce petit Saint-Lazare qu’on appelle le Gaulois qu’à se brûler la cervelle, car ces êtres lubriques sont dépassés dans l’art de l’engueulade par un journal qui fleurit sur les rivages de la blonde Albion.
(Camille Barrère (Yorick), Qui-Vive !)
Rabibocher (se)
France, 1907 : Se réconcilier.
Les moindres bisbilles maintenant finissaient par des attrapages où l’on se jetait la débine de la maison à la tête, et c’était le diable pour se rabibocher avant d’aller pioncer chacun dans son dodo.
(É. Zola, L’Assommoir)
Rattrapage
Delvau, 1866 : s. m. Fin de la copie donnée à un typographe. Il est tenu de composer (on dit rattraper) jusqu’au nom de son camarade écrit sur la copie suivante.
Rigaud, 1881 : Compensation.
Sauce
d’Hautel, 1808 : Gâte-sauce. Mauvais traiteur, mauvais cuisinier.
Donner une sauce à quelqu’un. Pour le gronder, le gourmander, lui faire de vifs reproches.
Mettre quelqu’un à toute sauce. Le faire passer des plus grands emplois aux plus petits ; l’employer de toutes sortes de manières.
Il n’est sauce que d’appétit. Pour dire que le bon appétit fait le bon cuisinier ; que tout semble bon lorsqu’on a faim.
On ne sait à quelle sauce le mettre. Se dit en parlant d’un homme qui n’est propre à rien ; qu’on ne sait à quoi employer
Delvau, 1866 : s. f. Correction ou simplement Réprimande, — dans l’argot du peuple. Gare à ta sauce ! Prenez garde à ce qui va arriver de fâcheux. Gober la sauce ! Être puni pour les autres ; recevoir la correction, la réprimande méritée par d’autres.
Rigaud, 1881 : Réprimande. — Sauce poivrade, très forte semonce.
La Rue, 1894 : Correction. Forte pluie. Clique, bande.
France, 1907 : Bande, clique, association.
France, 1907 : Réprimande, attrapage, bourrade, raclée. Gare à la sauce, Faites attention. Gober la sauce, être gourmandé ou puni pour le méfait d’un autre. Accommoder à la sauce piquante, donner une raclée. Donner la sauce, communiquer le mal vénérien. Cette dernière expression est tombée en désuétude. Sauce poivrade, forte correction.
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