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Attifer

d’Hautel, 1808 : S’attifer. Se friser, se carder, se coiffer avec prétention et recherche.

Calinier

France, 1907 : Amoureux.

Quant aux jeunes filles, bien attifées et proprettes, elles vont, après vêpres, se promener par groupes, sur la route, jacassant bruyamment et cherchant à attirer l’attention des garçons par des poussées et des rires. Quelques-unes attendent leurs amoureux, qu’on appelle le calinier. On se dit bonjour en passant, on échange des plaisanteries au gros sel, mais les groupes n’osent s’arrêter et chacun, à regret, continue son chemin… Une seule fois par an, le calinier est autorisé à offrir le bras à sa calinière ; c’est au jour de la fête appelée ici le festin.

(Hector France, Impressions de voyage)

Chien (avoir du)

Delvau, 1864 : Se dit en parlant d’une femme qui s’attife d’une façon provocante, qui porte incontinent — à l’incontinence.

Virmaître, 1894 : Posséder un aplomb remarquable. Femme qui n’est pas belle, mais qui a beaucoup d’audace et plaît quand même. Elle a du chien (Argot du peuple).

Chiffon

d’Hautel, 1808 : Marie chiffon. Sobriquet injurieux ; femme ou fille à qui la coquetterie fait tourner la tête, d’ailleurs peu soigneuse et peu propre.
On donne aussi ce nom à une femme tatillonne et bavarde.

Vidocq, 1837 : s. m. — Mouchoir.

Larchey, 1865 : Mouchoir. — Chiffonnier : Voleur de mouchoirs.

Delvau, 1866 : s. f. Petite fille — et aussi grande fille — à minois ou à vêtements chiffonnés. Voltaire a employé cette expression à propos de la descendante de Corneille.

France, 1907 : Fille mal attifée.

France, 1907 : Mouchoir.

Cocodette

Delvau, 1866 : s. f. Drôlesse, — la femelle du cocodès, — comme la chatte est la femelle de la souris.

France, 1907 : Créature ridicule, bonne à rien qu’à s’attifer.

La cocodette est un type féminin du second Empire, comme la merveilleuse le fut du Directoire, et la lionne, de la monarchie de Juillet. Semblable à la courtisane par son faste et ses allures, elle en diffère par la régularité de sa position sociale. Son existence est une pose incessante.

(Lorédan Larchey)

Le vingt pour cent de la galette
Aboul’-le à la cocodette.

(Hogier-Grison)

En une même génération spontanée, naquirent la cocotte et la cocodette ; celle-là, hétaïre vénale, qui remplissait Paris et autres villes de joie du fracas de ses excentricités et de ses costumes aveuglants de mauvais goût ; celle-ci, au contraire, mondaine blasée, lassée, curieuse de surmenage et de bruit, qui, affectant les allures des Phrynés modernes, s’empressait d’arborer le chignon désordonné, la chevelure artificielle, carotte on queue de vache, le fard, le clinquant des parures, le jargon et l’allure canaille des Cythères parisiennes. Entre la fille de marbre, la biche en renom et la cocodette, la différence était mince : l’une luttant pour la vie, l’autre ne combattait que contre l’ennui et le vide d’une existence morne, déséquilibrée et sans autre but plus nettement défini que le plaisir.
Cocottes et cocodettes inauguraient un règne d’inélégance, de camelote, d’abâtardissement moral, et de mauvais ton.

(Octave Uzanne, La Femme et la Mode)

Crinoline

Rigaud, 1881 : Dame d’un jeu de cartes.

France, 1907 : Dame de cartes, qui est attifée d’une robe ballonnés.

Étrenner

Delvau, 1864 : Faire un miché ; raccrocher un homme dans la rue.

Voilà mon tour de bitume arrivé… Il faut qu’on m’étrenne !

(Lemercier de Neuville)

Delvau, 1866 : v. n. Recevoir un soufflet, un coup quelconque. Argot des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Mal commencer la journée ; recevoir une réprimande en arrivant à l’atelier, — dans le jargon des ouvriers. — Recevoir une correction, — dans le jargon des mères de famille : Si tu n’es pas sage, tu vas étrenner.

Hayard, 1907 : Recevoir des coups.

France, 1907 : Expression que les marchands emploient lorsqu’ils vendent à un premier client.

Et rôdant autour des tables
À la porte des cafés,
Elle dit des mots aimables
Aux messieurs bien attifés.
— La coquine est déjà belle !
— Ça ne peut que mal tourner !
— Bons messieurs, murmure-t-elle,
Vous devriez m’étrenner.

(Clovis Hugues, La Petite Boutiquière)

France, 1907 : Recevoir ou donner des coups.

Latif, lattife

France, 1907 : Linge blanchi ; argot des voleurs ; d’atiffer, faire toilette.

Lattife

Rigaud, 1881 : Linge blanc, — dans le jargon des voleurs.

Mirauder

France, 1907 : Ajuster, attifer, faire la toilette. « Je viens de mirauder la gosseline. »

France, 1907 : Regarder, admirer ; du latin mirari ; ne s’emploie guère que dans cette expression ; mirauder un œuf, regarder au travers pour juger s’il est frais.

Paré (être)

Ansiaume, 1821 : Être prêt.

Est-tu paré à piqueter une rouillarde d’eau d’aff ?

Delvau, 1866 : Avoir subi la « fatale toilette » et être prêt pour la guillotine, — dans l’argot des prisons. Les bouchers emploient la même expression lorsqu’ils viennent de faire un mouton.

Rigaud, 1881 : Avoir été coiffé et attifé par ce terrible perruquier-barbier qui répond au nom du bourreau ; c’est être préparé pour l’échafaud.

France, 1907 : Être prêt pour l’exécution. On sait que le condamné est soumis à une sorte de préparation qu’on appelle la toilette.

Pomponner (se)

Delvau, 1866 : v. réfl. S’attifer, s’endimancher.

Suiffée

Delvau, 1866 : s. f. Coups donnés ou reçus.

France, 1907 : Correction.

France, 1907 : Riche, bien attifée. Féminin de suiffard. « Une gonzesse suiffée. »


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique