Boule rouge
Delvau, 1866 : s. f. Fille ou femme galante qui habitait le quartier de la Boule-Rouge, dans le faubourg Montmartre.
Comme les mots ne manqueront jamais aux hommes pour désigner les femmes, — du moins une certaine classe de femmes, — ce nom, qui succédait à celui de lorette et qui date de la même époque, a été lui-même remplacé par une foule d’autres, tels que : filles de marbre, pré-catelanières, casinettes, musardines, etc., selon les localités.
France, 1907 : Sobriquet donné aux filles qui habitaient ou fréquentaient le quartier de la Boule-Rouge, à Montmartre
Escane (à l’)
La Rue, 1894 : Fuyons !
France, 1907 : Sauvons-nous ! Argot des voleurs.
— Comme j’vas pas à la retape et que j’ai pas d’aminche parmi les aiglefins, j’avais levé une brocante dans une boutanche, pour faire cascader une casinette ; v’là-t’y pas une affaire ! Mais y avait un arnache qui m’reluquait, et comme je sortais de la cambuse parce que la camoufle s’estourbait, v’là-t’y pas qu’y m’dévisage… J’crie à l’escane, et je veux baudrouiller, mais j’avais un caillou et j’m’affale.
(Félix Remo, La Tombeuse)
Maquillée
Delvau, 1866 : s. f. Lorette, casinette, boule-rouge, petite dame enfin, — dans l’argot des faubouriens.
France, 1907 : Fille publique, femme ridiculement et naïvement fardée.
Dans certains théâtres on voit de jeunes aspirantes qui se font des yeux jusqu’aux oreilles et des veines d’azur du corset jusqu’aux tempes ; ce ne sont pas des femmes, ce sont des pastels. Cette catégorie de grues s’appelle les maquillées.
(J. Duflot, Dictionnaire des coulisses)
Pale
Delvau, 1866 : s. m. As et deux, — dans l’argot des joueurs de dominos. Asinet. As tout seul.
Vasinette
France, 1907 : Bain. Aller à la vasinette. Expression populaire.
Comme la plupart des campagnardes, elle était arrivée à la quarantaine sans être allée une seule fois à la vasinette, aussi, dès le premier jour, M. le curé fut-il fort incommodé des âcres odeurs qui s’échappaient de ses jupes.
(Les Propos du Commandeur)
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