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Arrosage

Rigaud, 1881 : Acompte donné à un créancier.

Fustier, 1889 : Action de boire, de s’arroser le gosier.

France, 1907 : Action de boire.

Arroser

d’Hautel, 1808 : Arroser ses créanciers. Leur donner à chacun de petits à-comptes, afin de les rendre plus traitables et arrêter leurs poursuites.

Delvau, 1864 : Éjaculer dans la nature de la femme — un charmant petit jardin dont nous sommes les heureux jardiniers. Pluie ou sperme, quand cela tombe à propos, cela féconde.

Pourquoi ne voudraient-elles pas être arrosées ?

(Cyrano de Bergerac)

Rigaud, 1881 : Ajouter de l’argent à une somme engagée après un coup gagné à la ponte. — Risquer une nouvelle mise en banque après décavage, — dans le jargon des joueurs. Ordinairement, à la ponte, on arrose après le premier coup de gain. C’est mot à mot : arroser le tapis avec de l’argent tiré de la masse. À force d’arroser sans succès, on finit par être à sec.

Rigaud, 1881 : Donner un à-compte à un créancier.

À quoi bon arroser ces vilaines fleurs-là ?

(V. Hugo, Ruy-Blas)

Virmaître, 1894 : Donner un accompte sur une dette. Un huissier cesse les poursuites commencées quand le débiteur arrose. Donner de l’argent à un fonctionnaire pour obtenir un privilège, c’est l’arroser. Nos députés le furent largement par Arton pour l’affaire du Panama. Martingaler son enjeu c’est arroser le tapis (Argot du peuple). JV.

Rossignol, 1901 : À la suite d’un achat on va boire une consommation pour arroser l’objet acheté.

Hayard, 1907 : Payer, donner des acomptes.

France, 1907 : Faire des dépenses. Arroser le tapis, terme de joueur à la roulette pour couvrir le tapis d’argent. Arroser ses galons, terme militaire, payer sa bienvenue dans son nouveau grade. Arroser un créancier, lui donner des acomptes.

Arroser le bouton

Delvau, 1864 : Décharger son sperme dans le vagin d’une femme, sur le bouton de son clitoris.

Son directeur, dit-on,
Craignant qu’on lui ravisse
Sa Rose, sa Clarisse,
Lui arros’ le bouton.

(Joachim Duflot)

Arroser ses galons

Delvau, 1866 : v. a. Offrir à boire à ses camarades quand on est reçu sous-officier. Argot des soldats.

Arroser un créancier

Delvau, 1866 : v. a. Lui donner un acompte, — dans l’argot des bohèmes, assez mauvais jardiniers.

Blonde

Delvau, 1864 : Maîtresse, — quelle que soit la couleur de ses cheveux ou de son poil.

Puissé-je…
Cramper dans le cul
De ma blonde !

(Émile Debraux)

Larchey, 1865 : Amante.

Blonde s’emploie dans ce sens sans distinction de la couleur des cheveux, car il existe une chanson villageoise où, après avoir fait le portrait d’une brune, l’amoureux ajoute qu’il en fera sa blonde.

(Monnier, 1831)

Delvau, 1866 : s. f. Maîtresse, — dans l’argot des ouvriers.

Rigaud, 1881 : Maîtresse, amante. Se dit surtout en parlant de la maîtresse d’un homme marié. C’est l’autre, le numéro deux, quelle que soit d’ailleurs la nuance de ses cheveux. Le blond est une couleur tendre et la blonde représente la tendresse en ville. — Être chez sa blonde, Aller voir sa blonde.

— Si j’vas dîner avec ma blonde,
Je n’sais pourquoi, je fuis tout l’monde ;
Avec sa femm’ pas tant d’façon,
On est très bien, même dans l’salon.

(Meinfred, Le Garçon converti, chans.)

Rigaud, 1881 : Vin blanc, bouteille de vin blanc. Être porté sur la blonde, peloter la blonde, aimer le vin blanc. Se coller une ou deux blondes dans le fanal pour tasser les imbéciles, boire une ou deux bouteilles de vin blanc pour arroser les huîtres. — Courtiser la brune et la blonde, boire alternativement, au cours d’un repas, du vin blanc et du vin rouge.

La Rue, 1894 : Bouteille de vin blanc.

France, 1907 : Maîtresse ou bouteille de vin blanc.

Pour l’amour d’une blonde
J’ai fait bien des faux pas ;
Les beautés de ce monde
À mes yeux n’avaient pas
D’appas.

Pour l’amour d’une brune
J’ai fui le cru natal ;
Sur le cours de la lune
J’ai mis mon capital…
Ces deux sœurs non pareilles,
Belle nuit et beau jour
Habitaient des bouteilles
Où je bus tour à tour
L’amour.

(Gustave Nadaud.)

Dalle

Vidocq, 1837 : s. m. — Écu de six francs.

Larchey, 1865 : Bouche. — Comparaison de la bouche à la pierre d’évier (appelée dalle en beaucoup de cuisines). Cette pierre est percée d’un trou qui sert comme le gosier à l’écoulement des liquides. V. Rincer.

Delvau, 1866 : s. f. Gosier, gorge, — dans l’argot des faubouriens. S’arroser ou Se rincer la dalle. Boire. On dit aussi la Dalle du cou.

Delvau, 1866 : s. f. Pièce de six francs, — dans l’argot des voleurs, dont l’existence est pavée de ces écus-là.

Rigaud, 1881 : Gosier, bouche. — Se rincer la dalle, boire.

Rossignol, 1901 : La bouche.

Tu as soif, viens que je te rince la dalle.

Hayard, 1907 : La gorge ; (se rincer la) boire.

France, 1907 : Gosier. Se rincer ou s’arroser la dalle, boire.

Il se versa une rasade et but.
Après avoir fait claquer sa langue, il s’écria :
— Elle est exquise… Ça fait du bien par où ça passe. À ton tour, Pierre, rince-toi la dalle.

(Marc Mario et Louis Launay)

J’ai du sable à l’amygdale,
Ohé ! ho ! buvons un coup,
Une, deux, trois, longtemps, beaucoup !
Il faut s’arroser la dalle
Du coup !

(Jean Richepin, Les Gueux de Paris)

Éberluer

France, 1907 : Surprendre, étonner à tel point qu’on en a la berlue.

…Droit aux yeux ça se jette…
Vois-tu comme ça tarluit !
Chien ! ça m’éberluette !

(Vadé)

Et ceux qui de la route apercevaient cette tête de vieux négrier aux tons de bistre comme le cuir d’une bourse qui a traîné dans toutes les mains, les balafres qui entaillaient le front et les joues, ces sourcils broussailleux, ces cheveux qui débordaient en rades écheveaux de laine d’un chapeau de paille, ces doigts larges, épais, ces yeux allumés de brusques éclairs de chaleurs, ce corps trapu et solide, taillé pour les cognades et les belles saouleries, étaient éberlués de le voir tranquillement arroser ses salades et ses balzamines, fumer sa pipe avec des gestes de bourgeois paisible, bavarder en compagnie d’une douzaine de perruches vertes qui piaillaient sur leurs perchoirs.

(Mora, Gil Blas)

Fanal

Larchey, 1865 : Estomac. — Comparaison de l’estomac à une lanterne.

Ces deux dames se fourraient par le fanal Petit vin, superbe hareng.

(Chansonnier, impr. Stahl)

Se bourrer le fanal de bouillon de rata.

(Wado)

On dit de même : Mettre de l’huile dans la lampe.

Delvau, 1866 : s. m. La gorge, — dans l’argot des faubouriens. S’éclairer le fanal. Boire un verre de vin ou d’eau-de-vie. On dit aussi Fanon, afin qu’aucune injure ne soit épargnée à l’homme par l’homme.

Virmaître, 1894 : La gorge.
— Viens-tu nous arroser le fanal. L’ivrogne, en buvant son premier verre de vin, s’écrie :
— Place-toi bien, mon vieux, il y aura foule ce soir (Argot du peuple). N.

Rossignol, 1901 : Ventre. Ne pas avoir de quoi manger est ne rien avoir à se mettre dans le fanal.

France, 1907 : Gosier. S’éclairer, se rincer le fanal, boire. Se coller quelque chose dans le fanal, boire ou manger.

Filature

Virmaître, 1894 : Terme employé par les agents de la sûreté pour indiquer qu’ils filent un voleur (Argot des voleurs).

Rossignol, 1901 : Suivre. Un agent de police fait une filature, lorsqu’il suit un voleur pour savoir ce qu’il fait.

Hayard, 1907 : Occupation d’un agent qui suit quelqu’un.

France, 1907 : Action de filer quelqu’un, en terme de policier.

Mais la police est en défaut quand l’individu observé change de costume ou prend une voiture. Son flair est dérouté par le moindre écart dans la marche, qu’elle suppose normale, de l’individu. Mais en filature, les agents ne chassent qu’à vue. Couper sa barbe et troquer une blouse contre un paletot suffit à les dévoyer. Quand l’homme filé à les moyens de prendre un fiacre, l’agent lâche la poursuite. Il n’ira pas se lancer à son tour dans un sapin. Quand il présenterait sa note de frais, on lui rayerait impitoyablement son véhicule, en le prévenant sévèrement de ne plus « tirer de ces carottes-là. »

(Edmond Lepelletier)

France, 1907 : Cantine. On dit aussi filature de poivrots.

Matra était un petit clairon à poil noir, aux yeux de souris, trapu comme une poutre, et si leste qu’il semblait cacher des ressorts dans sa culotte. Je le connus au 17e bataillon de vitriers.
— Combien veux-tu par mois ?
Il suçait son embouchoire :
— Sept sous par semaine.
— Ça y est.
Le clairon pivota.
— Où allons nous ? Demandai-je.
— À la filature des poivrots, dit Matra, faut bien arroser le marché.
Cette filature, c’était la cantine.

(Georges d’Esparbès)

Flûter

d’Hautel, 1808 : Boire, s’adonner à la bouteille, ivrogner.
C’est un gaillard qui flûte joliment. C’est-à dire, un buveur intrépide.

Delvau, 1866 : v. a. et n. Boire beaucoup.

Delvau, 1866 : v. n. Parler inutilement. Le peuple n’emploie ordinairement ce verbe que dans cette phrase, qui est une formule de refus : C’est comme si tu flûtais !

France, 1907 : Boire.
La fréquence des équivalents, a-t-on dit — et rien de plus vrai — indique mieux que toutes les statistiques morales la place tenue par certains goûts, certains besoins, certaines passions. On peut juger de la soif chronique de l’ouvrier et surtout de l’ouvrier parisien par le nombre de verbes dont il se secrt pour exprimer le boire :
Étouffer, siffler, flûter, renifler, lamper, pitancher, pomper, siroter, licher, biturer, se rincer d’avaloire, la dalle, le cornet, la corne, s’arroser de lampas, se pousser dans le battant, s’humecter, pictonner, tuer le ver, chasser le brouillard,
etc.

Galons (arroser ses)

Larchey, 1865 : Payer à boire lorsqu’on est promu sous-officier.

Je ne dis pas que… avec les camarades, pour arroser mes galons.

(Cormon)

Merlin, 1888 : Fêter sa promotion, en vidant force bouteilles, suivant l’usage. En cette occurrence, ce sont généralement les parents du promu qui ont casqué.

France, 1907 : Payer à boire lorsqu’on reçoit de l’avancement.

Gueuleton

Larchey, 1865 : Repas plantureux, dont on a plein la gueule. — Gueuletonner : Faire un gueuleton.

Je ne vous parle pas des bons gueuletons qu’elle se permet, car elle n’est pas grasse à lécher les murs.

(Vidal, 1833)

Chacun d’eux suivi de sa femme, À l’Image de Notre-Dame, firent un ample gueuleton.

(Vadé, 1788)

Delvau, 1866 : s. m. Repas plantureux, ou simplement Repas. Fin gueuleton. Ripaille où tout est en abondance, le vin et la viande.

Rigaud, 1881 : Dîner fin, dîner de fines gueules.

De temps en temps, je me donne la fantaisie d’un petit gueuleton.

(Cogniard frères, La Chatte blanche)

Gueuleton à chier partout, dîner succulent et copieux.

Hayard, 1907 : Bon repas.

France, 1907 : Repas plantureux où l’on s’en donné à pleine gueule.

Les Trouche alors régnèrent en maîtres. Ils achevèrent la conquête de la maison, ils pénétrèrent dans les coins les plus étroits. L’appartement de l’abbé fut seul respecté. Ils ne tremblaient que devant lui. Ce qui ne les empêchait pas d’inviter des amis, de faire des gueuletons qui duraient jusqu’à 2 heures du matin. Guillaume Porquier vint avec des bandes de tout jeunes gens. Olympe, malgré ses trente-sept ans, minaudait, et plus d’un collégien échappé la serra de fort prés, ce qui lui donnait des rires de femme chatouillée et heureuse. La maison devint pour elle un paradis.

(Émile Zola, La Conquête de Plassans)

Madame continua plus que jamais à n’arriver que pour le déjeuner, — ou même après, si ce jour-là l’un de ses nombreux et puissants protecteurs avait eu la suave idée de l’inviter à un gentil petit gueuleton en cabinet particulier.

(Albert Cim, Demoiselles à marier)

Garnier, grand maître du fronton,
De l’astragale et du feston,
Demain, lâchant là mon planton,
Du fond de mon lointain canton
J’arriverai, tardif piéton,
Aidant mes pas de mon bâton,
Et précédé d’un mirliton,
Duilius du feuilleton,
Prendre part à son gueuleton
Qu’arrosera Le piqueton.

(Théophile Gautier, Épître à Garnier)

Jabot

d’Hautel, 1808 : Faire jabot. Pour se glorifier, faire le vaniteux, l’orgueilleux.
Il a un bon jabot. Se dit d’un homme qui babille beaucoup.
Il a bien rempli son jabot. Pour, il a bien mangé ; il s’en est mis jusqu’au nœud de la gorge.

Delvau, 1866 : s. m. Estomac, — dans l’argot des faubouriens, qui savent pourtant bien que l’homme n’est pas un granivore. S’arroser le jabot. Boire. Faire son jabot. Manger. On dit aussi Remplir son jabot. L’expression est vieille :

De ce vin champenois dont j’emplis mon jabot
On ne me voit jamais sabler que le goulot !

dit le grand prêtre Impias de la tragédie-parade le Tempérament (1755).

Delvau, 1866 : s. m. Gorge de femme. Chouette jabot. Poitrine plantureuse.

Rigaud, 1881 : Estomac. — Se remplir le jabot, manger.

La Rue, 1894 : Estomac.

Virmaître, 1894 : La gorge. Allusion au jabot du dindon. Dans l’argot des voleurs, on dit aussi étal, sans doute par analogie avec l’étal du boucher, sur lequel il passe toutes sortes de viandes (Argot des voleurs). N.

France, 1907 : Estomac.

De ce vin champenois dont j’emplis mon jabot,
On ne me voit jamais sabler que le goulot !

(Tragédie-parade de 1755)

Se disait autrefois pour cœur.

L’amour qui dans mon cœur chante ville gaignée,
Excite en mon jabot exhalaison ignée.

(Scarron)

Se dit aussi pour poitrine de femme :

La commère avait du jabot, et si dodu et si ferme que toute la garnison en louchait.

(Les Joyeusetés du régiment)

Jabot (s’arroser le)

Virmaître, 1894 : Boire.
— Toute la tine s’arrose le jabot (Argot des voleurs).

Lampas

Rigaud, 1881 : Gosier, gosier d’ivrogne dont la vocation est de lamper.

France, 1907 : Gosier : de lamper, boire. « S’arroser le lampas. »

À bout de salive, les musiciens s’étaient disséminés dans les cafés d’alentour et s’y humectaient largement le lampas pour se donner des forces nouvelles, tandis que des connaissances entrées avec eux embouchaient leurs instruments et s’efforçaient d’en tirer des notes.

(Camille Lemonnier, Happe-Chair)

Pandore

d’Hautel, 1808 : C’est la boîte à Pandore. Se dit d’une femme, qui, sous des dehors séduisans, cache une ame noire et atroce, par allusion à la boîte que Jupiter donna à la femme d’Épiméthée, et où tous les maux imaginables étoient renfermés.

France, 1907 : Gendarme. Ce sobriquet vient de la fameuse chanson de Gustave Nadaud, Les Deux Gendarmes, où chaque couplet se termine par ce refrain :

Brigadier, répondit Pandore,
Brigadier, vous avez raison.

À ce propos, disons comme simple renseignement historique que c’est le 15 janvier 1797 quis le conseil des Cinq-Cents vota le projet présenté par Richard, qui décidait la formation du corps de la gendarmerie actuelle.

Les soldats turcs n’ont pas été plus féroces que les soldats versaillais foutant., en 1871, Paris à feu et à sang, que, plus récemment, les troufions de France, au Tonkin, au Dahomey et à Madagascar.
Les conquérants, les envahisseurs sont partout identiques : l’homme s’efface — la bête humaine reparait avec tous les instincts féroces et sanguinaires des anciens âges.
Sur la route de Paris à Versailles, les pandores attachaient les communards à la queue de leurs chevaux ; aux Buttes-Chaumont, un colonel célèbre faisait arroser de pétrole et griller vivants ses prisonniers.
Au Tonkin, les pousse-cailloux violaient et pillaient à cœur joie.
Au Dahomey, un ratichon distribuait des cigares aux troufions qui lui rapportaient des tètes de moricauds.

(Le Père Peinard)

Pissenlits (arroser les)

Rigaud, 1881 : Uriner en plein champ.

France, 1907 : Uriner en plein air ; expression populaire.

Embusqué derrière la haie, il la surprit en train d’arroser les pissenlits.
— Oh ! s’exclama-t-il, le bel arrosoir !
Elle n’acheva pas et s’enfuit sans secouer ses jupes.

(Les Joyeusetés du régiment)

Réglette

Boutmy, 1883 : s. f. Petite lame de bois ou de métal, mince et plate, de la hauteur des cadrats, et qui sert à justifier les pages en longueur. Arroser la réglette. Lorsqu’un paquetier passe metteur en pages, il manquerait à tous ses devoirs s’il ne régalait son équipe ; celle-ci, à son tour, fait une reconnaissance, c’est-à-dire paye la moitié (à revenir) de ce qu’a payé le nouveau metteur.

Réglette (arroser la)

Rigaud, 1881 : Payer sa bienvenue dans un atelier de typographes. Quand un paquetier passe metteur en pages, il est aussi d’usage qu’il arrose la réglette à coups de tournées. (Jargon des typographes.)

France, 1907 : En terme de typographie, la réglette est une petite lame mince et plate qui sert à mesurer la longueur des pages. Arroser la réglette, c’est régaler son équipe, lorsque de compositeur on passe metteur en pages.

Sardine

Rigaud, 1881 : Galon de caporal, galon de sergent.

Merlin, 1888 : Galon d’or pour sous-officiers.

France, 1907 : Galon d’or ou d’argent sur la manche des sous-officiers.

Sur la manche de la tunique
Il a la fin’ sardine d’or :
Pour l’élégance, il est unique
Quand, le dimanche, il prend l’essor.

Arroser la sardine, payer à boire à ses camarades lorsque l’on vient d’être promu sous-officier.

Avancement, anniversaire,
Tout est motif au régiment
Pour vider un bon petit verre
Et faire un diner succulent.
Quand on arroser la sardine
D’un fourrier ou bien d’un sergent,
Faut voir alors comment on dine
À la cantine !

(Griolet)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique