Hayard, 1907 : Abimer, recevoir ou donner des coups, machiner quelque chose.
Arnaquer
Arranger
d’Hautel, 1808 : Il l’a joliment arrangé. Pour il l’a vertement réprimandé ; il l’a invectivé ; il l’a houspillé de manière à ce qu’il s’en souvienne.
Rossignol, 1901 : Tromper ou se tromper dans une vente ou un achat, c’est-à-dire payer ou vendre plus cher que la chose ne vaut, est être arrangé ou arranger. Arrangé veut aussi dire : avoir besoin des soins de spécialistes qui affichent l’adresse de leur domicile dans les urinoirs.
Hayard, 1907 : (Voyez arnaquer) tromper.
France, 1907 : Voler ou tricher.
Brider
d’Hautel, 1808 : Brider la lourde. En terme d’argot signifie, fermer la porte.
Un oison bridé. Homme ignorant et d’une extrême stupidité.
Cette affaire est scellée et bridée. Pour elle est conclue, terminée.
Brider la figure à quelqu’un. C’est lui appliquer un coup de bâton sur le visage.
Brider l’oie. Tromper soigneusement quelqu’un, abuser de sa bonne foi, de sa simplicité.
Brider. S’opposer, mettre obstacle, contrecarrer.
Brider les volontés, les désirs de quelqu’un.
La bécasse est bridée. Se dit par raillerie d’un sot que l’on engage dans une mauvaise affaire, que l’on a pris pouf dupe. Voyez Âne.
Ansiaume, 1821 : Fermer.
Il faut débrider la marmotte, il a dix plombs de rouget.
anon., 1827 : Fermer.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Fermer. Le boucard est bien bridé, la boutique est solidement fermée.
Bras-de-Fer, 1829 / Halbert, 1849 : Fermer.
Delvau, 1866 : v. a. Fermer, — dans le même argot [des voleurs]. Brider la lourde. Fermer la porte.
Fustier, 1889 : Interdire, défendre. Argot des marchands forains.
Il m’a expliqué le fonctionnement de son jeu de courses, un divertissement qui, après avoir été bridé, vient d’être débridé depuis qu’on a constaté l’impossibilité de harnaquer.
(Temps, avril 1887)
La Rue, 1894 : Interdire, défendre.
Rossignol, 1901 : Retirer une autorisation. Retirer l’autorisation à un camelot ou marchand quelconque de stationner sur la voie publique pour y débiter sa marchandise, c’est le brider. Un établissement fermé par ordre de la préfecture est bridé.
France, 1907 : Fermer ; argot des voleurs. Brider la lourde, fermer la porte. Se dit aussi pour ferrer un forçat.
Harnaqué
Fustier, 1889 : Même sens que le mot précédent dont il est une déformation.
Il m’a expliqué le fonctionnement de son jeu de courses… qui vient d’être débridé depuis qu’on a constaté l’impossibilité de harnaquer les petits chevaux.
(Temps, avril 1887.)
France, 1907 : Machiné.
Déchu, tombé sans retour, il se vengeait de son abaissement par une multitude d’inventions diaboliques. Les bonneteurs s’approvisionnaient près de lui de tours de cartes, les lutteurs de jeux harnaqués à combinaisons arithmétiques qui volaient le client comme dans un bois.
(Hugues Le Roux, Les Larrons)
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